Avec un chiffre d'affaires (CA) annuel stable, 2020 sera pour Van de Velde une nouvelle année de transition.
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Avec un chiffre d'affaires (CA) annuel stable, 2020 sera pour Van de Velde une nouvelle année de transition. "Mais nous avons posé en 2019 les fondements de la croissance de l'an prochain", affirme Marleen Vaesen, la CEO du spécialiste de la lingerie féminine. La stabilisation du CA serait un encouragement pour la société, dont les ventes reculent depuis plusieurs années. En 2019, le CA à périmètre comparable a cédé 3%, à 197 millions d'euros. Alors que Van de Velde avait initialement raté le train du commerce électronique, la rapide expansion de ses ventes en ligne a ensuite fait de l'ombre aux 5.000 distributeurs de la marque. Or il n'était pas question de laisser les relations s'envenimer, car l'activité de grossiste représente l'essentiel du cash-flow opérationnel du groupe. "Notre stratégie en matière d'e-commerce était trop agressive. Nous avons trouvé un nouvel équilibre: les boutiques restent notre principal canal de vente et le commerce électronique est destiné aux clientes qui n'achètent qu'en ligne. Nous avons travaillé dur pour regagner la confiance de nos partenaires commerciaux", déclare Marleen Vaesen.Van de Velde gère également un réseau limité de boutiques qui lui appartiennent en propre, dont les ventes à périmètre comparable ont elles aussi baissé en 2019 (-4,4%). Elle envisage d'appliquer son modèle de franchise néerlandais dans ses autres marchés. Des possibilités d'expansion existent, principalement en Allemagne et aux Etats-Unis, bien que les ventes y soient plus difficiles depuis plusieurs années. "Nous ne sommes pas pressés, mais les Etats-Unis sont un marché prometteur", déclare la CEO.Si 2020 doit être une année charnière pour le CA, 2019 en aura été une sur le plan de la rentabilité. Contre toute attente, le cash-flow opérationnel à périmètre comparable a bondi de 17%; cette hausse s'explique par le strict contrôle des coûts, une discipline qui s'était relâchée ces dernières années. L'entreprise a également pu alléger la facture du déploiement de sa stratégie d'e-commerce. "Nos coûts sont désormais en équilibre", poursuit Marleen Vaesen. Aucune autre diminution n'est donc à l'ordre du jour, mais le redressement de la rentabilité sera sans doute durable. Le bénéfice net n'a pas profité de l'accélération du cash-flow opérationnel. Vu le rythme auquel elle a investi ces dernières années, la société devra faire face à des coûts d'amortissement élevés jusqu'en 2021. "Nous pouvons continuer à investir à un rythme de 6 millions d'euros par an", déclare la CEO. Le recul du résultat financier et l'alourdissement de la fiscalité ont eux aussi pesé sur le résultat net; le bénéfice net s'est tassé de 17%, à 21,2 millions d'euros, ou 1,6 euro par action. Si le CA se redressait légèrement à partir de 2021, le bénéfice net pourrait lui emboîter le pas.Confiante dans sa stratégie, la direction maintient le dividende à 1,03 euro par action. Elle rachète en outre pour 15 millions d'euros au maximum d'actions propres, soit quelque 10% du flottant. "Nous avons beaucoup de liquidités et le cours de l'action est faible", explique Marleen Vaesen.Un strict contrôle des coûts a permis à Van de Velde de renouer avec la rentabilité. La prochaine étape consistera à arrêter la baisse du CA, que la société se fait fort de redresser à partir de 2021. A un rapport cours/bénéfice de 14 et une valeur d'entreprise (EV) correspondant à 6 fois le cash-flow opérationnel, la valorisation est très raisonnable. Le pire nous paraissant passé, nous relevons notre conseil. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 25,5 eurosTicker: VAN:BBCode ISIN: BE0003839561Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 334 millions EURC/B 2019: 14C/B attendu 2020: 14Perf. cours sur 12 mois: -14%Perf. cours depuis le 01/01: -17%Rendement du dividende: 4,2%