Les trois derniers mois de 2019 ont compensé les résultats décevants actés depuis janvier. A l'annonce des chiffres trimestriels et annuels, le titre a connu sa meilleure séance boursière des deux dernières années (+8%) et atteint son plus haut niveau depuis la crise des dotcom.
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Les trois derniers mois de 2019 ont compensé les résultats décevants actés depuis janvier. A l'annonce des chiffres trimestriels et annuels, le titre a connu sa meilleure séance boursière des deux dernières années (+8%) et atteint son plus haut niveau depuis la crise des dotcom.Pour Intel, la transition, en 2019, vers les processeurs gravés avec une finesse de 10 nanomètres (nm; plus ce chiffre est bas, plus la puce est rapide), fut difficile. AMD commercialise d'ores et déjà des puces de 7 nm: Intel s'est donc fait doubler dans un segment qu'il a très longtemps dominé. Le marché a, ceci dit, connu une croissance rapide et le segment des semi-conducteurs a profité d'un cycle de remplacements des PC, puisque les anciennes versions de Windows ne sont plus supportées. Selon le bureau d'étude IDC, le marché des PC a progressé l'an passé pour la première fois depuis 2011 (ventes en hausse de 2,7%, et même de 4,8% au 4e trimestre, le meilleur depuis 2015). Intel a achevé le 4e trimestre sur une augmentation de 8,3%, à 20,2 milliards de dollars, de son chiffre d'affaires (CA), un nouveau record (consensus: près d'un milliard de moins). Le bénéfice par action a bondi de 19%, à 1,52 dollar (consensus: 1,24 dollar). A 35,7%, la marge opérationnelle dépasse de plus de 2% les prévisions des analystes. Intel répartit ses activités entre PC et centres de données. Avec une croissance de 19%, à 10,2 milliards de dollars, ce dernier segment revendique pour la première fois l'essentiel des ventes. Le groupe bénéficie des investissements dans le cloud d'entreprises comme Microsoft, Amazon, Alibaba ou Baidu. Son pôle PC a, lui, progressé de 2%, à 10 milliards de dollars. Les prévisions pour ce trimestre (CA de 19 milliards de dollars et bénéfice de 1,3 dollar par action) sont bien supérieures aux attentes (17,25 milliards de dollars et 1,04 dollar respectivement). Pour l'exercice complet, en revanche, la direction pronostique une croissance de 2% et 3% seulement du CA et des bénéfices. Au-delà du 1er trimestre, la visibilité sur le carnet de commandes est apparemment limitée. L'exercice 2019 s'est achevé sur un cash-flow opérationnel de 33,1 milliards de dollars; déduction faite des 16,2 milliards d'investissements, le cash-flow disponible s'établit à 16,9 milliards. Or Intel a versé aux actionnaires 19,2 milliards de dollars, essentiellement sous la forme de rachats d'actions. Dans le cadre du programme en cours (20 milliards de dollars), il a racheté l'an dernier 272 millions d'actions, pour 13,6 milliards de dollars (-6% de titres en circulation), à quoi s'est ajouté le paiement de 5,6 milliards de dollars de dividendes. Le dividende trimestriel est porté de 32 à 33 cents. L'envolée du cours a fait tomber à 2% son rendement brut. La trésorerie s'élevait fin décembre à 13,1 milliards de dollars, la dette, à 29 milliards. Les investissements dans de nouvelles capacités de production vont faire augmenter les dépenses de 800 millions de dollars, à 17 milliards, cette année; le cash-flow disponible passera à 16,5 milliards de dollars (-400 millions).Etonnamment bons, le 4e trimestre et le trimestre en cours sont relégués au second plan par les pronostics relatifs à l'ensemble de l'exercice. Le marché des puces se redresse, mais la vague de remplacements des PC n'aura qu'un temps et la concurrence, dans le segment des serveurs, reste intense. Intel est plutôt bon marché par rapport aux autres valeurs technologiques, mais sa valorisation est nettement supérieure à sa moyenne historique. Conseil: conserver/attendreRisque: moyenRating: 2BCours: 65,69 dollarsTicker: INTC USCode ISIN: US4581401001Marché: NasdaqCapit. boursière: 281 milliards USDC/B 2019: 16C/B attendu 2020: 14Perf. cours sur 12 mois: +43%Perf. cours depuis le 01/01: +10%Rendement du dividende: 2%