Le rapport annuel complet de Greenyard pour l'exercice 2017/2018 clos le 31 mars sera publié le 5 juin. Le géant des fruits et légumes a toutefois surpris le marché, la semaine dernière, en annonçant la révision à la baisse de son bénéfice prévisionnel.
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Le rapport annuel complet de Greenyard pour l'exercice 2017/2018 clos le 31 mars sera publié le 5 juin. Le géant des fruits et légumes a toutefois surpris le marché, la semaine dernière, en annonçant la révision à la baisse de son bénéfice prévisionnel. Le chiffre d'affaires (CA) annuel s'établira pour sa part à environ 4,175 milliards d'euros (-1,7% par rapport à l'an dernier). C'est légèrement moins que ce que les analystes espéraient (4,2 milliards d'euros). En toute logique, le CA aura reculé d'environ 2,2% au 4etrimestre (à 1,085 milliard d'euros, contre 1,11 milliard en 2017). Après neuf mois en effet, il s'affichait à 3,09 milliards, en repli de 1,7% par rapport à l'exercice 2016/2017 (3,14 milliards). Le CA avait régressé de 0,1%, à 995,6 millions d'euros, au 3e trimestre. La réelle déception provient des cash-flows opérationnels récurrents (Rebitda): la direction du groupe a annoncé s'attendre à ce qu'ils cèdent quelque 4% en glissement annuel, et passent de 145,7 à 140 millions. Les analystes avaient tablé sur bien plus: 149 millions d'euros. Le Rebitda s'était déjà contracté de 77,7 à 73,4 millions d'euros (ou -5,5%) au 1er semestre. Autrement dit: en base annuelle, la marge de Rebitda s'est tassée d'environ 3,4 à 3,3%. Or le marché s'attendait à une progression. La plus grande division du groupe, Fresh (Univeg; acteur mondial dans le secteur des fruits et légumes frais), comme la plus petite, Horticulture, ont souffert de conditions météo défavorables. Quant au pôle Long Fresh, qui regroupe les divisions Produits surgelés Pinguïn et Conserves Noliko (Prepared), il continue de pâtir de la pression sur les tarifs. Malgré l'allègement des charges d'intérêt à concurrence de 15 millions d'euros, rendu possible grâce à l'opération de refinancement que le groupe a effectuée fin 2017, le bénéfice avant impôts n'a progressé que de 0,8 million, à 5 millions d'euros. A l'issue du 1er semestre, le groupe avait pourtant réalisé un bénéfice net de 11,7 millions. Alors qu'après six mois, le rapport était de 2,4, la dette nette correspondra à environ 2,8 fois le Rebitda au terme de l'exercice annuel 2017/2018 achevé, ce qui toutefois est conforme aux covenants bancaires. Greenyard table sur une hausse du Rebitda de 10% pour l'exercice courant. La tentative avortée d'acquérir Dole, le géant américain des fruits, fin 2017, a coûté son poste à la directrice, Marleen Vaesen. Redevenu CEO, l'actionnaire principal, Hein Deprez (49,3%), s'est adjoint les services de l'ancien directeur financier (CFO) Carl Peeters au poste de directeur des opérations (COO). Geert Peeters sera le nouveau CFO à partir de septembre. La nouvelle équipe aux commandes de Greenyard continue de rechercher de la croissance externe pour consolider sa position. Greenyard Fresh a renforcé une collaboration existante avec Carrefour Belgique et racheté les 49% restants de l'ancienne Ben Fresh. En outre, la filiale a acquis 49% du capital de Mor International, une entreprise israélienne active dans les fruits exotiques. Craignant que le groupe réalise une importante augmentation de capital pour financer l'acquisition de Dole, et déçu des résultats de 2017/2018, le marché a sanctionné l'action. Elle a dévissé de 30% par rapport au sommet atteint l'été dernier. A un rapport valeur de l'entreprise/cash-flows opérationnels attendus de 6,4 pour 2018/2019, sa valorisation est suffisamment attrayante pour que nous recommandions d'acheter le titre. Paru sur initiedelabourse.be le 17 maiConseil : acheterRisque : moyenRating : 1BCours : 15,5 eurosTicker : GREEN BBCode ISIN : BE0003765790Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 688 millions EURC/B 2017 : 191C/B attendu 2018 : 28Perf. cours sur 12 mois : -16 %Perf. cours depuis le 01/01 : -23 %Rendement du dividende : 1,3 %