Facebook s'est rebaptisé Meta Platforms (Meta) pour se préparer à l'avènement du métavers. Le groupe entend se distinguer de son réseau social et faire savoir qu'il est davantage que la somme de plateformes numériques.
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Facebook s'est rebaptisé Meta Platforms (Meta) pour se préparer à l'avènement du métavers. Le groupe entend se distinguer de son réseau social et faire savoir qu'il est davantage que la somme de plateformes numériques. Il faut dire que plusieurs scandales, dont celui portant sur des violations de la vie privée, abus de pouvoir et diffusions de fake news et de théories du complot révélés par une ex-employée, l'ont récemment éclaboussé. Mark Zuckerberg espère donc qu'en attirant l'attention sur les possibilités technologiques du métavers, l'entreprise évitera la scission. Reste à voir comment les choses se passeront sur le plan opérationnel. Facebook suit en tout cas le même chemin que Google, qui avait réussi en 2015 à faire barrage aux autorités de la concurrence en plaçant un holding (Alphabet) au-dessus d'elle et en plongeant dans l'ombre ses deux fondateurs; grâce à YouTube, Google Cloud, etc., Google a, depuis, prouvé qu'il est davantage qu'un moteur de recherche. Mais Mark Zuckerberg, qui détient plus de 58% des droits de vote, n'a pas l'intention de faire un pas de côté.Le holding Meta englobe toutes les entités, dont Instagram, Messenger, WhatsApp et Facebook, ainsi que les lunettes de réalité virtuelle d'Oculus. Le ticker FB deviendra MVRS le 1er décembre. Le métavers devrait permettre aux utilisateurs de se rencontrer, se détendre, travailler et jouer au sein d'environnements numériques; ce n'est encore qu'un projet mais selon le CEO, l'évolution est inévitable. Meta veut en particulier reconquérir les jeunes, qui délaissent peu à peu non seulement Facebook mais aussi, Instagram. Facebook utilise les données de ses utilisateurs pour leur adresser des publicités personnalisées, que les annonceurs paient au prix fort. Or l'emploi des données personnelles est de plus en plus critiqué, à telle enseigne que les systèmes d'exploitation d'Apple et de Google, entre autres, l'interdisent. En permettant de collecter des données dans un environnement privé, le métavers constituerait une nouvelle source de revenus pour Meta, qui pourrait par exemple vendre des billets pour des concerts virtuels. Meta a déjà commencé à développer une plateforme de jeu en réalité augmentée. Pour l'instant, le matériel n'est pas à la hauteur et le métavers est trop cher pour le grand public. Selon Mark Zuckerberg, il faudra cinq à 10 ans avant que la technologie puisse être commercialisée. Compte tenu des investissements, de 50 milliards de dollars au bas mot, le métavers ne sera viable que s'il a plusieurs centaines de millions d'utilisateurs - le CEO vise le milliard. Facebook a achevé le troisième trimestre sur un chiffre d'affaires de 29 milliards de dollars (+35%; pronostic: 29,5 milliards). A 31,5-34,5 milliards de dollars, les prévisions pour le quatrième trimestre sont très inférieures au consensus, arrêté à 34,8 milliards. Le bénéfice par action (3,22 dollars) est légèrement supérieur aux 3,17 dollars escomptés. Facebook a fait passer à 50 milliards de dollars son actuel programme de rachats d'actions.Pour que Facebook reste dans la course, son CEO mise sur le métavers. Le développement d'une nouvelle génération de réseaux numériques fondés sur la réalité virtuelle exige énormément de capitaux, et le succès commercial n'est pas garanti. Les investissements vont peser sur les bénéfices ces prochaines années; mais Facebook s'y entend à surprendre et il est donc trop tôt pour juger le métavers. Pour l'instant, c'est surtout la valorisation qui nous effraie. Attendre. Conseil: conserver/attendreRisque: moyenRating: 2BCours: 340,77 dollarsMarché: NasdaqCode ISIN: US30303M1027Ticker: FB USCapit. boursière: 951 milliards USDC/B 2020: 33,8C/B attendu 2021: 24,5Perf. cours sur 12 mois: +26,1%Perf. cours depuis le 01/01: +25,2%Rendement du dividende: -