Le spécialiste de la transformation et de la distribution de fruits et légumes a annoncé pour la fin mars le refinancement évoqué de longue date. La démarche est rendue indispensable par l'arrivée à échéance, en décembre, des financements bancaires ainsi que de l'obligation convertible de 125 millions d'euros assortie d'un prix de conversion de 16,65 euros par action impossible à atteindre. Le premier volet du financement s'articulera autour d'emprunts et de crédits (467,5 millions d'euros) accordés par un consortium de banques, dont une ligne de crédit spécifiquement dédiée au remboursement de l'emprunt convertible. La convention est signée pour trois ans, avec possibilité de reconduction d'un an. Le deuxième volet consistera en une augmentation de c...

Le spécialiste de la transformation et de la distribution de fruits et légumes a annoncé pour la fin mars le refinancement évoqué de longue date. La démarche est rendue indispensable par l'arrivée à échéance, en décembre, des financements bancaires ainsi que de l'obligation convertible de 125 millions d'euros assortie d'un prix de conversion de 16,65 euros par action impossible à atteindre. Le premier volet du financement s'articulera autour d'emprunts et de crédits (467,5 millions d'euros) accordés par un consortium de banques, dont une ligne de crédit spécifiquement dédiée au remboursement de l'emprunt convertible. La convention est signée pour trois ans, avec possibilité de reconduction d'un an. Le deuxième volet consistera en une augmentation de capital de 50 millions d'euros par l'émission de 7,14 millions d'actions nouvelles au prix unitaire de 7 euros, que souscrira en grande partie Alychlo, le véhicule d'investissement de Marc Coucke. Cette émission surprise a l'avantage de faire tomber de 3,5 à 3 fois les cash-flows opérationnels récurrents (Rebitda) le taux d'endettement net au 31 mars, date de clôture de l'exercice décalé 2020/21. Elle fera grimper de 16,1 % le nombre d'actions en circulation, et permettra à Marc Coucke de détenir 13,4 % du groupe. Le groupe peut désormais se concentrer sur les objectifs, formulés fin février, qu'il s'est fixés jusqu'à l'exercice 2024/25 inclus. Hein Deprez et Marc Zwaaneveld, le duo qui le chapeaute, entendent pour commencer permettre aux segments Fresh et Long Fresh d'enregistrer une croissance organique conjointe de 2,5% l'an. Ils veulent également que d'ici à 2024/25, le Rebitda tourne autour de 150 millions d'euros. Lors de la mise à jour de la fin février relative au 3e trimestre, Greenyard a fait état, pour l'exercice, d'un Rebitda situé dans le haut de la fourchette fixée à 106-110 millions d'euros, un chiffre qui devrait atteindre 120 millions d'euros l'an prochain; la marge de Rebitda passerait donc des 2,6% escomptés pour 2020/21 à 3% en 2024/25. La direction compte ramener en deux ans le taux d'endettement net à 2-2,5 fois le Rebitda, augmentation de capital non comprise. Surtout, les résultats devraient être plus stables que les années précédentes grâce à la part croissante, pouvant aller jusqu'à 70% du chiffres d'affaires (CA) du segment Fresh, qu'occuperont d'ici à 2025 les contrats de longue durée assortis de marges stables - une réussite qu'explique le glissement stratégique vers un modèle de partenariat verticalement intégré avec les grands détaillants opéré ces deux dernières années. Le CA du 3e trimestre de l'exercice 2020/21 a bondi de 10,3%, à 1,09 milliard d'euros, par rapport au 3e trimestre de l'exercice précédent; sur neuf mois, la croissance s'est établie à 10,3%, à 3,26 milliards d'euros. Le segment Fresh a achevé le 3e trimestre sur un CA de 859,5 millions d'euros (+11,4%) et les neuf premiers mois, sur un CA de 2,65 milliards (+11,2%). Dans le segment Long Fresh, la progression a atteint 6,4% (à 225,4 millions d'euros) et 6,6% (à 605,8 millions) respectivement. L'annonce du refinancement, et de l'entrée de Marc Coucke dans le capital, a propulsé le cours de l'action vers le haut (+20%). Cette étape cruciale du redressement nous incite à revoir le profil de risque à la baisse. La phase suivante consistera à continuer à ranimer la marge de Rebitda. Nous distinguons en tout état de cause, dans l'attention portée aux contrats à long terme, les prémices d'une stabilisation des marges. Conseil: conserver/attendre Risque: moyenRating: 2BCours: 8,69 eurosTicker: GREEN BBCode ISIN: BE0003765790Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 447,7 millions EURC/B 2020: -C/B attendu 2021: 45Perf. cours sur 12 mois: +134%Perf. cours depuis le 01/01: +44%Rendement du dividende: -