Schlumberger est la première entreprise de services pétroliers au monde. Le groupe franco-américain jouit d'une grande crédibilité auprès des analystes et des investisseurs. Disposant de la meilleure expertise technologique, il obtient d'excellents résultats de production. Sa présence à l'international constitue l'un de ses atouts majeurs. Au troisième trimestre de 2017, le groupe a réalisé 67% de son chiffre d'affaires (CA) en dehors de l'Amérique du Nord. Il diversifie ainsi les risques.
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Schlumberger est la première entreprise de services pétroliers au monde. Le groupe franco-américain jouit d'une grande crédibilité auprès des analystes et des investisseurs. Disposant de la meilleure expertise technologique, il obtient d'excellents résultats de production. Sa présence à l'international constitue l'un de ses atouts majeurs. Au troisième trimestre de 2017, le groupe a réalisé 67% de son chiffre d'affaires (CA) en dehors de l'Amérique du Nord. Il diversifie ainsi les risques. En marge de la publication des résultats du deuxième trimestre de 2016, le directeur (CEO) du groupe, Paal Kibsgaard, avait annoncé qu'après une lourde correction, le cycle des services pétroliers avait atteint son plancher. Il avait raison, à une nuance près: le redressement avait bel et bien commencé, mais fut très lent, début 2017. Il s'est accéléré aux deuxième et troisième trimestres de l'année. Ainsi au troisième trimestre le CA du groupe a-t-il progressé de 6% en rythme trimestriel (de 7,46 à 7,90 milliards de dollars) et de 13% en rythme annuel (à 7,02 milliards au troisième trimestre de 2016). A comparer aux 12,6 milliards de dollars (sommet historique) atteints au troisième trimestre de 2014. Cet écart illustre l'ampleur de la crise. Le bénéfice par action s'élevait à 0,42 dollar, contre 0,35 dollar au deuxième trimestre et 0,25 dollar au troisième trimestre de 2016. Pour 2017, les analystes ont tablé en moyenne sur un CA de 30,4 milliards de dollars - ce qui représenterait une hausse de 9,3% par rapport au CA total de 2016 (27,8 milliards de dollars) -, lequel serait toujours bien moindre qu'en 2014 (48,6 milliards de dollars). La hausse du CA se répercutera sur le bénéfice par action, qui bondirait, si l'on se fonde sur le consensus, de 1,14 dollar en 2016 à 1,47 dollar. Encore loin des 5,57 dollars par action de 2014. Le marché escompte un redressement du CA, et donc du bénéfice, l'an prochain. Les analystes prévoient en moyenne un CA de 34,3 milliards de dollars. Il s'agirait d'une croissance de près de 13% par rapport au chiffre attendu en 2017. Ils tablent dès lors sur un bénéfice par action de 2,18 dollars, soit sur une progression de 48% par rapport à 2017. La conjoncture devrait en outre rester favorable au-delà de 2018. Tout d'abord, Schlumberger est sans égal dans son secteur. En outre, nous nous attendons à une poursuite de l'accélération de la croissance du CA et du bénéfice du groupe amorcée au deuxième trimestre de 2017. Le redressement s'est fait attendre mais ne devrait pas s'interrompre de sitôt, les cours du pétrole s'inscrivant clairement dans une tendance haussière. La récente baisse du cours de Schlumberger à un plancher à cinq ans - en dépit de l'amélioration des perspectives - est une véritable opportunité d'achat. Le secteur n'a encore que modérément bénéficié du redressement des cours du brut. La valorisation historiquement faible de cette valeur de qualité ne nous laisse aucun doute au moment d'opter pour Schlumberger. Le groupe distribue un dividende exceptionnellement élevé pour le secteur. Conseil : acheterRisque : faibleRating : 1A Cours : 62,1 dollarsTicker : SLB USCode ISIN : AN8068571086Marché : NYSECapit. boursière : 86,0 milliards USDC/B 2016 : 48C/B attendu 2017 : 41Perf. cours sur 12 mois : -25 %Perf. cours depuis le 01/01 : -26 %Rendement du dividende : 3,2 %