Fondée en 1998 par le professeur Désiré Collen, ThromboGenics est une spin-off de l'UCL. Elle est cotée sur Euronext Bruxelles depuis 2006. En 2013, elle réussissait le tour de force pour une entreprise technologique belge de mettre sur le marché un médicament biotechnologique: Jetrea (ocriplasmine ou THR-409), indiqué pour les sujets atteints d'adhérence vitréomaculaire. Hélas ses ventes furent décevantes.
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Fondée en 1998 par le professeur Désiré Collen, ThromboGenics est une spin-off de l'UCL. Elle est cotée sur Euronext Bruxelles depuis 2006. En 2013, elle réussissait le tour de force pour une entreprise technologique belge de mettre sur le marché un médicament biotechnologique: Jetrea (ocriplasmine ou THR-409), indiqué pour les sujets atteints d'adhérence vitréomaculaire. Hélas ses ventes furent décevantes. Depuis 2015, l'entreprise se concentre sur la mise au point de nouveaux candidats produits destinés au traitement de maladies oculaires liées au diabète, le segment qui enregistre la croissance la plus rapide du marché des médicaments ophtalmologiques. En outre, ThromboGenics a fondé avec l'Institut flamand de biotechnologie (VIB) la coentreprise Oncurious, dont elle détient 85% des parts, en vue de créer un médicament contre une forme agressive de cancer pédiatrique. Le cours de l'action ThromboGenics a beaucoup fluctué en 2017, surtout au deuxième semestre. Il avait d'abord gagné plus de 70% en réaction à deux nouvelles. La première fut la perception du paiement d'étape de 53,7 millions d'euros de Novartis (Alcon), qui a récupéré (presque) tous les droits (excepté aux Etats-Unis) sur Jetrea. Début 2018, Novartis fera son entrée dans le capital des Louvanistes en souscrivant à l'émission de 2,18 millions d'actions nouvelles à 4,59 euros. Novartis acquerra ainsi 5,7% des parts de ThromboGenics. La deuxième fut l'annonce, le 10octobre, de l'acquisition par le géant Merck d'une participation de 9,9% dans l'entreprise biotechnologique américaine Kalvista et la conclusion d'un partenariat pour l'un de ses médicaments, le KVD001. Comme le THR-149 de ThromboGenics, il s'adresse aux personnes souffrant d'un oedème maculaire diabétique (OMD). La transaction confirmait que Merck s'intéresse à un objectif déjà poursuivi par ThromboGenics. Mais l'annonce, en décembre dernier, de l'arrêt de l'étude de phaseIIa menée avec le THR-409 auprès de patients atteints de rétinopathie diabétique non proliférative (RDNP) a eu raison de tous les gains enregistrés sur le cours de l'action depuis l'été. Le recrutement de sujets fut trop difficile et donc trop long.Nous sommes impatients de connaître, en principe en mars, les résultats de l'étude de phaseII menée avec le THR-317 (un médicament anti-PLGF) sur 50patients souffrant d'OMD et de RDNP ou de la forme proliférative, qui peut entraîner la cécité (RDP). Pour cette étude, les patients n'ont pas manqué. De premières études cliniques devraient commencer au premier semestre pour le THR-149 et l'été prochain pour le THR-687. Enfin, le pipeline sera peut-être encore complété d'une ou de plusieurs molécules. Depuis l'arrêt de l'étude portant sur Jetrea, la valeur de l'entreprise ThromboGenics est presque nulle. La trésorerie de 123 millions d'euros (113,3 millions fin septembre 2017, plus les 10 millions que Novartis a investis dans le capital) couvre en effet la totalité de la valeur boursière. Cela démontre que le marché n'anticipe aucun succès clinique dans le pipeline de l'entreprise belge et aucun nouveau partenariat.Conseil : acheterRisque : élevéRating : 1CCours : 4,34 eurosTicker : THR BBCode ISIN : BE0003846632Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 123 millions EURC/B 2016 : -C/B attendu 2017 : -Perf. cours sur 12 mois : +36 %Perf. cours depuis le 01/01/17 : +36 %Rendement du dividende : -