La reprise de son concurrent SABMiller a fait d'Anheuser-Busch InBev l'acteur prédominant incontesté du secteur de la bière au niveau mondial. Ses rivaux européens, dont Heineken et Carlsberg, ont dû faire un pas de plus en arrière. L'an dernier, le groupe a dégagé un chiffre d'affaires (CA) de 45,5 milliards d'euros mais la pleine intégration de SABMiller devrait porter ce chiffre à 57 milliards sur l'année 2017, soit une augmentation d'un quart environ. A titre de comparaison, le CA annuel 2010 s'était élevé à 36,3 milliards d'euros. Le groupe propose un vaste assortiment de bières, notamment des marques internationales comme Budweiser, Corona, Stella Artois, Beck's, Leffe et Hoegaarden, en plus des championnes locales comme Bud Light, Skol, Brahma, Sibirskaya Ko...

La reprise de son concurrent SABMiller a fait d'Anheuser-Busch InBev l'acteur prédominant incontesté du secteur de la bière au niveau mondial. Ses rivaux européens, dont Heineken et Carlsberg, ont dû faire un pas de plus en arrière. L'an dernier, le groupe a dégagé un chiffre d'affaires (CA) de 45,5 milliards d'euros mais la pleine intégration de SABMiller devrait porter ce chiffre à 57 milliards sur l'année 2017, soit une augmentation d'un quart environ. A titre de comparaison, le CA annuel 2010 s'était élevé à 36,3 milliards d'euros. Le groupe propose un vaste assortiment de bières, notamment des marques internationales comme Budweiser, Corona, Stella Artois, Beck's, Leffe et Hoegaarden, en plus des championnes locales comme Bud Light, Skol, Brahma, Sibirskaya Korona, Chernigivske, Cass et bien sûr, chez nous, Jupiler.En 2016, le CEO Carlos Brito et d'autres managers sont passés à côté de plusieurs bonus à défaut d'avoir réalisé leurs objectifs. AB InBev est connu pour sa structure de coûts très efficace, grâce à laquelle le groupe dégage des marges bénéficiaires considérables, exceptionnelles dans le secteur. Mais c'est précisément en matière de rentabilité que l'année 2016 a déçu. La marge d'Ebitda (cash-flow opérationnel/CA) s'est en effet repliée à l'exercice 2016 à 36,7%, contre encore 38,5% un an plus tôt. Au cours de cette année 2017, la marge s'est améliorée sur les neuf premiers mois, pour revenir à 38%. En cas de confirmation de cette tendance au quatrième trimestre, le chiffre se rapprochera dès lors de celui de 2015. Au troisième trimestre, cependant, un repli des volumes (-1,2%) a freiné le redressement du cours de l'action. Le marché principal du groupe est son marché " domestique ", le Brésil. Il y a encore rencontré des difficultés. En outre, aux Etats-Unis, l'été moins ensoleillé que la moyenne et la saison des ouragans ont affecté lourdement le géant brassicole. Pour autant, après neuf mois, la croissance organique ressort à 4,1% (3,6% au troisième trimestre).Après l'explosion du CA en 2017 consécutive à l'acquisition de SABMiller, les analystes tablent sur environ 3% de croissance de celui-ci pour 2018. Pour cela, les volumes doivent s'accroître et les marges s'améliorer. Le seuil " magique " de la marge d'Ebitda, à 40%, est en vue. Son franchissement permettra au groupe, toujours selon les analystes, de réaliser un bénéfice par action d'un peu plus de 5 euros. Pour cela, cependant, il faut qu'au surplus la situation sur le marché brésilien s'améliore et que les chiffres aux Etats-Unis progressent également. Sans incident de parcours, cela devrait être possible.En 2018, nous prévoyons que le titre AB InBev rattrapera son retard. Ces deux dernières années, l'action a en effet sous-performé de 28% l'indice Bel 20 et aussi, étonnamment, de 20% l'indice sectoriel de l'alimentation et des boissons Stoxx600 Food& Beverages, alors que sur la décennie écoulée, elle a surperformé de plus de 200% le premier et de 80% le second. Reste à savoir si le groupe pourra améliorer les marges au cours des prochaines années. Nous pensons que la consolidation de SABMiller y contribuera, et qu'une nouvelle croissance des volumes est possible. Lorsque ces deux conditions seront satisfaites, " notre " géant brassicole pourra résolument connaître un mouvement de rattrapage. Après deux, trois années de vaches maigres, les actionnaires devraient être récompensés pour leur patience, en 2018. Conseil : acheterRisque : faibleRating : 1ACours : 94,45 eurosTicker : ABI BBCode ISIN : BE0974293251Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 190,6 milliards EURC/B 2016 : 33C/B attendu 2017 : 26Perf. cours sur 12 mois : -1 %Perf. cours depuis le 01/01 : -6 %Rendement du dividende : 3,8 %