Les valeurs industrielles se sont bien comportées ces derniers mois, dans l'anticipation d'une vigoureuse reprise de l'économie mondiale une fois la crise sanitaire terminée. Le producteur de fil d'acier ne fait pas exception: son cours est presque moitié plus élevé qu'à l'automne. Sa valorisation reste toutefois très raisonnable, ce qui signifie que la hausse repose sur des fondamentaux solides, comme la reprise du chiffre d'affaires et une progression résolue de la rentabilité. Au second semestre, le bénéfice opérationnel sous-jacent a bondi de 56%, à 181 millions d'euros, alors que le marché tablait sur 150 millions d'euros. La marge opérationnelle sous-jacente a grimpé à 9,1%, ce qui est bien supérieur au minimum de 7% que vise Bekaert.
...

Les valeurs industrielles se sont bien comportées ces derniers mois, dans l'anticipation d'une vigoureuse reprise de l'économie mondiale une fois la crise sanitaire terminée. Le producteur de fil d'acier ne fait pas exception: son cours est presque moitié plus élevé qu'à l'automne. Sa valorisation reste toutefois très raisonnable, ce qui signifie que la hausse repose sur des fondamentaux solides, comme la reprise du chiffre d'affaires et une progression résolue de la rentabilité. Au second semestre, le bénéfice opérationnel sous-jacent a bondi de 56%, à 181 millions d'euros, alors que le marché tablait sur 150 millions d'euros. La marge opérationnelle sous-jacente a grimpé à 9,1%, ce qui est bien supérieur au minimum de 7% que vise Bekaert.Ces résultats s'expliquent par la reprise tout aussi musclée qu'inattendue de la plupart des marchés de débouchés après l'été. Sur le marché des pneus en particulier, les volumes de vente ont affiché un spectaculaire redémarrage, notamment parce que les clients ont reconstitué leurs stocks. Les corrections de valeur positives et ponctuelles des stocks propres ont également contribué aux chiffres. Bekaert a de surcroît tiré profit de son parc de production mondial : il a ravi des parts de marché aux concurrents que la crise sanitaire empêchait de produire - un bonus qui disparaîtra en grande partie cette année, pour autant que la concurrence puisse reprendre pleinement la production.Reste que l'amélioration de la rentabilité est durable, car elle est le fait de l'entreprise elle-même. L'accroissement des marges est dû, d'une part, à une politique soutenue de réduction des coûts et d'amélioration de l'efficacité et d'autre part, à la stratégie de recentrage sur les produits à plus forte valeur ajoutée. Ce choix coûte parfois un peu de chiffre d'affaires, mais canalise les investissements vers des produits plus rentables. Notons que les quatre divisions (renforcement des pneus à carcasse radiale, applications de fil d'acier, produits spéciaux et le groupe Bekaert Bridon Ropes) ont dégagé une marge d'au moins 10% sur les cash-flows opérationnels au second semestre. L'exercice a donc été tout sauf catastrophique pour Bekaert. Même la chute du chiffre d'affaires au premier semestre, lorsque les confinements étouffaient la demande, n'a pas entamé les marges, ce qui montre que la direction a bien fait son travail. La nette accélération de la croissance du chiffre d'affaires au second semestre a permis au groupe de clore l'année sur un bénéfice opérationnel sous-jacent en hausse de 13%. La robustesse des fondamentaux est gage d'excellentes perspectives pour cette année également. La direction table sur une marge sous-jacente d'au moins 7,6% (7,2% en 2020), sur un chiffre d'affaires de 4 milliards d'euros au bas mot (3,8 milliards en 2020). Le groupe devrait par conséquent dégager un bénéfice opérationnel de 300 millions d'euros au minimum, soit plus de 10% de plus que l'an passé. La transformation de Bekaert n'étant pas encore achevée, les gains d'efficacité devraient s'accroître encore le trimestre prochain. Les bons résultats se traduisent également par d'appréciables cash-flows et un meilleur bilan. Le ratio d'endettement financier net est tombé à 1,26, ce qui permet à l'entreprise de verser un dividende de 1 euro par action sur les résultats de 2020.Le cours s'est envolé, mais les fondamentaux sont sains. L'investisseur paie 11 fois le bénéfice escompté cette année, ce qui laisse de la marge. Nous conseillons toujours d'acheter le titre. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 34,95 eurosTicker: BEK BBCode ISIN: BE0974258874Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 2,1 milliards EURC/B 2020: 12C/B attendu 2020: 11Perf. cours sur 12 mois: +133%Perf. cours depuis le 01/01: +29%Rendement du dividende: 2,85%