La petite capitalisation Moury Construct est un groupe wallon actif dans la construction qui renferme de nombreuses sociétés opérationnelles. Traditionnellement, les groupes de construction sont considérés comme très cycliques. Cette caractéristique est un peu moins marquée chez Moury Construct. Une des explications de cette stabilité relative tient au fait que plus de la moitié du chiffre d'affaires (CA) du groupe provient de marchés publics et non cycliques, sans compter les maisons de repos et les partenariats public-privé (PPP). Naturellement, Moury n'en est pas pour autant immunisé contre la réalité économique. Certes, le CA est resté stable en 2009, point culminant de la crise, mais il a ensuite reculé en 2...

La petite capitalisation Moury Construct est un groupe wallon actif dans la construction qui renferme de nombreuses sociétés opérationnelles. Traditionnellement, les groupes de construction sont considérés comme très cycliques. Cette caractéristique est un peu moins marquée chez Moury Construct. Une des explications de cette stabilité relative tient au fait que plus de la moitié du chiffre d'affaires (CA) du groupe provient de marchés publics et non cycliques, sans compter les maisons de repos et les partenariats public-privé (PPP). Naturellement, Moury n'en est pas pour autant immunisé contre la réalité économique. Certes, le CA est resté stable en 2009, point culminant de la crise, mais il a ensuite reculé en 2010 et 2011. Heureusement, le groupe a su préserver sa rentabilité. Jusqu'en 2012 du moins, année marquée par une nette détérioration de la marge opérationnelle. Car malgré une augmentation du CA de 6,5% (de 74,8 à 79,7 millions EUR), l'EBIT a reculé de 55% à 2,32 millions EUR. L'explication réside dans un gros retard sur deux grands chantiers. Le cauchemar d'un groupe de construction. Il en a résulté une baisse de la marge d'EBIT à 2,9% (contre 6,9% pour 2011). Grâce à un résultat financier plus favorable, le résultat net n'a heureusement pas autant souffert avec une baisse de "seulement" 43% (de 1,1 à 0,63 million EUR). Soit une chute de 2,8 à 1,6 EUR par action. Le CA s'est stabilisé l'an dernier (79,6 contre 79,7 millions EUR en 2012). Un résultat qui est loin d'être mauvais, car il était encore question d'une baisse des ventes d'environ 10% à la mi-2013 (CA de 37,8 millions EUR au 1er semestre). Le grand point positif des résultats 2013 est le rétablissement des marges bénéficiaires. L'EBIT a gagné 39% par rapport au plancher de 2012 pour s'établir à 3,2 millions EUR. La marge d'EBIT s'est redressée de 2,9% à 4,0%. Grâce à une franche amélioration du résultat financier, le résultat net a fait un bond spectaculaire à 1,8 million EUR, soit près du triple de celui de 2012 (627.000 EUR). Par action, nous évoluons ainsi de 1,6 à 4,5 EUR. Cette amélioration s'est encore accélérée au 1er semestre de cette année. En raison d'un hiver beaucoup plus doux, le CA a progressé de 37,2% (de 37,8 à 51,9 millions EUR). Cela a permis une hausse de l'EBIT de 79,4% (de 1,3 à 2,3 millions EUR) et du résultat net de 72,7% (de 0,8 à 1,45 million EUR). Soit 3,67 EUR par action. Le carnet de commandes est un indicateur crucial de l'évolution future. Il reste toujours très sain avec une valeur de 113 millions EUR fin août, soit plus d'un an de CA. C'est une nouvelle augmentation par rapport au niveau déjà record de 109 millions EUR fin février 2014. L'amélioration sensible du résultat permet au groupe de construction wallon de relever un dividende qui avait été nettement abaissé. Pour l'exercice 2012, il n'avait distribué que 1,60 EUR brut par action (1,20 EUR net; 5,60 EUR bruts ou 4,20 EUR nets pour l'exercice 2011). Pour l'exercice 2013, nous reparlons de 4 EUR bruts par action (3 EUR nets). Nous tablons sur une nouvelle augmentation pour l'exercice en cours. De plus, le groupe conserve une position de trésorerie très robuste de 38,2 millions EUR, soit 96,4 EUR par action le 30 juin.ConclusionL'action Moury Construct n'a réagi que très modérément aux résultats semestriels. Il s'agit d'une société de construction à la rentabilité saine, dont le cours est couvert à 85% par une trésorerie importante. On peut s'attendre à une poursuite du redressement du bénéfice et de l'action. Le marché est cependant très étroit !Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B