Le wallon Moury Construct est une petite capitalisation. Le groupe, qui détient de nombreuses filiales, est actif dans l'ensemble des domaines de la construction (rénovation, menuiserie, ferronnerie, etc., également). Les acteurs du secteur sont traditionnellement considérés comme très cycliques, mais ce groupe l'est moins, parce qu'en moyenne, il tire plus de la moitié de son chiffre d'affaires (CA) de projets publics et public-privé (PPP). Il a certes lui aussi vu ses recettes et bénéfices fluctuer depuis la crise de 2009. En 2012, sa marge opérationnelle, soit le rapport entre le résultat d'exploitation (Ebit) et le chiffre d'affaires (CA), était revenue à un peu moins de 2,9%. Le dividende pour l'exercice avait en conséquence été ramené à un peu...

Le wallon Moury Construct est une petite capitalisation. Le groupe, qui détient de nombreuses filiales, est actif dans l'ensemble des domaines de la construction (rénovation, menuiserie, ferronnerie, etc., également). Les acteurs du secteur sont traditionnellement considérés comme très cycliques, mais ce groupe l'est moins, parce qu'en moyenne, il tire plus de la moitié de son chiffre d'affaires (CA) de projets publics et public-privé (PPP). Il a certes lui aussi vu ses recettes et bénéfices fluctuer depuis la crise de 2009. En 2012, sa marge opérationnelle, soit le rapport entre le résultat d'exploitation (Ebit) et le chiffre d'affaires (CA), était revenue à un peu moins de 2,9%. Le dividende pour l'exercice avait en conséquence été ramené à un peu moins de 1,6 euro brut à peine, alors que 5,6 euros brut avaient été versés aux actionnaires pour les deux exercices antérieurs. Et si depuis 2013, la marge bénéficiaire se redresse, elle n'a plus atteint, ni même approché, d'ailleurs, le record de 8,5% publié en 2008; elle n'a plus dépassé 6,4%, niveau qu'elle a atteint en 2016 uniquement. L'on comprend ainsi pourquoi les actionnaires n'ont plus perçu, jusqu'à l'exercice 2017, un dividende aussi attrayant que ceux qu'ils recevaient au début de cette décennie. Durant l'exercice 2018, une légère amélioration de la rentabilité du groupe a été constatée. Le CA a bondi de 14,8%, franchissant pour la première fois le seuil symbolique des 100 millions: en un an, il a progressé de 97 à 111,4 millions d'euros. Au terme de l'exercice passé, le groupe a fait état d'un Ebit de 6,19 millions d'euros (+18,3% par rapport à 2017). La marge d'Ebit s'est dès lors hissée de 5,3% en 2017 à 5,5%. Si le résultat avant impôts s'est apprécié de non moins de 21,6% (de 5,12 à 6,22 millions d'euros), après impôts, lesquels ont sensiblement augmenté par rapport à l'année précédente, sa progression ne correspondait plus qu'à celle de l'Ebit: +18,6%, à 4,36 millions d'euros (à comparer, cela dit, à 3,68 millions d'euros en 2017). Le bénéfice par action est ainsi passé, en un an, de 9,3 à 11 euros. Elément crucial, le carnet de commandes de Moury Construct, qui annonce l'activité à venir, est bien garni: sa valeur est passée de 144,9 millions d'euros fin juin à 155 millions d'euros fin décembre 2018. C'est un niveau record. Il augure, pour l'exercice courant, un CA au moins égal à celui de 2018. Forte de ces résultats, la direction de Moury Construct envisage cet exercice avec sérénité. Et c'est une bonne nouvelle, car 2019 marque le centenaire des Entreprises Gilles Moury. Pour l'occasion, la direction a décidé d'attribuer aux actionnaires un dividende exceptionnel. Au dividende ordinaire de 5,2 euros par action (net: 3,64 euros) - une même somme avait été versée pour les exercices 2016 et 2017 - payable mi-juin viendra s'ajouter un dividende du même montant, payable mi-septembre. C'est un cadeau que le groupe peut se permettre d'offrir, puisqu'au 31 décembre, il affichait une abondante position de trésorerie (39,1 millions d'euros, ce qui correspond à 98,63 euros par action). A ces nouvelles, le marché n'a pas manqué de saluer l'action. Après plusieurs années de stagnation, le cours de Moury Construct a bondi, à l'annonce des résultats de 2018. Le groupe peut se targuer d'un bilan sain. Ses flux de trésorerie à fin décembre couvraient environ deux tiers du cours de l'action. Lequel pourrait encore être soutenu par le dividende exceptionnel. Mais attention: il s'agit d'un marché étroit. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1B Cours: 154,0 eurosTicker: MOUR BBCode ISIN: BE0003602134Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 61 millions EURC/B 2018: 14C/B attendu 2019: 13Perf. cours sur 12 mois: +16%Perf. cours depuis le 01/01: +14%Rendement du dividende: 3,4%