Ces deux dernières années, Mosaic fut, en tant que premier producteur d'engrais phosphatés, très actif dans le développement des activités de phosphate (élément P), mais également dans les engrais potassiques (élément K, potassium). L'éclatement, en 2013, du cartel d'exportation Belarusian Potash Co (BPC) a eu de lourdes retombées sur les prix des engrais phosphatés. Ce qui a ouvert des opportunités que Mosaic a su saisir à deux mains. Tout d'abord avec la mise sur pied, en 2013, d'une joint-venture avec Ma'aden (60%), Mosaic (25%) et la Saudi Basic Industries Corporation (SABIC; 15%) portant sur la construction d'une usine d'engrais phosphatés en Arabie Saoudite (capacité de 3,5 millions de tonnes, faible ba...

Ces deux dernières années, Mosaic fut, en tant que premier producteur d'engrais phosphatés, très actif dans le développement des activités de phosphate (élément P), mais également dans les engrais potassiques (élément K, potassium). L'éclatement, en 2013, du cartel d'exportation Belarusian Potash Co (BPC) a eu de lourdes retombées sur les prix des engrais phosphatés. Ce qui a ouvert des opportunités que Mosaic a su saisir à deux mains. Tout d'abord avec la mise sur pied, en 2013, d'une joint-venture avec Ma'aden (60%), Mosaic (25%) et la Saudi Basic Industries Corporation (SABIC; 15%) portant sur la construction d'une usine d'engrais phosphatés en Arabie Saoudite (capacité de 3,5 millions de tonnes, faible base de coûts et lancement prévu fin 2016). Fin 2013, il a ensuite procédé à l'acquisition, pour 1,4 milliard USD, du spécialiste américain des phosphates CF Industries. Dans ce cadre, à partir de 2017, Mosaic pourra racheter de l'ammoniac (une matière première importante) à meilleur compte auprès de CF Industries. En avril 2014, Mosaic a racheté, pour 350 millions USD, l'activité de distribution d'engrais d'Archer Daniels Midland au Brésil et au Paraguay. En termes organiques, on notera surtout, pour 2017, l'extension des capacités de 1,3 million de tonnes pour MicroEssentials, dont l'engrais phosphaté de qualité permet de dégager des marges bénéficiaires plus élevées. Mosaic prévoit que la contribution de MicroEssentials dans le volume de phosphate augmentera d'ici à 2018 à 32%, contre 20% en 2014. Sur la base de tous ces éléments, Mosaic prévoit une hausse du bénéfice brut de sa division Phosphates de 0,94 milliard USD en 2014 à 1,47 milliard USD en 2018 (+56%). Cela dit, dans la division Potasse également - qui en 2014 a représenté 48% du bénéfice opérationnel (EBIT), contre 63% en 2013 -, Mosaic n'est pas resté les bras croisés. Les activités dans les deux mines les plus coûteuses ont été arrêtées en 2014 (Carlsbad aux USA) ou vendues à Cargill (Hersey aux USA). Ces dernières années, les trois mines de potassium restantes en Saskatchewan (Canada) ont fait l'objet d'extensions de capacité, accroissant la capacité du groupe de plus de 2 millions de tonnes, à 12,5 millions de tonnes. D'ici à 2018, Mosaic table sur 17% de bénéfice brut supplémentaire par rapport à 2014, de 0,92 milliard USD à 1,08 milliard USD. De la participation historique de Cargill dans Mosaic, au travers de 129 millions d'actions de classe A, il ne reste plus que 17,2 millions d'actions. Une partie importante a été détruite, faisant baisser le nombre total d'actions en circulation de 14%, à 367 millions d'actions. Qui plus est, en mai, un nouveau programme de rachat d'actions a démarré, pour 1,5 milliard USD. Les résultats trahissent également une amélioration. Grâce à un très bon 4etrimestre, Mosaic a pu enregistrer en 2014 un chiffre d'affaires (CA) de 9,06 milliards USD (+0,4%) et un bénéfice net de 1,03 milliard USD (-3,2%), soit par action 2,68 USD, contre 2,49 USD en 2013 et encore 4,34 USD en 2012. Au 1er trimestre 2015, le CA s'est accru de 7,7%, à 2,14 milliards USD, et le bénéfice de 35,5%, à 295 millions USD ou 0,8 USD par action (+48%).ConclusionAu bilan de l'an dernier, l'action est restée stable malgré l'actualité positive et les perspectives de long terme enthousiasmantes. La valorisation de l'action est intéressante, à 14 fois le bénéfice escompté pour 2015 et une valeur d'entreprise (EV) correspondant à 7,7 fois le cash-flow opérationnel attendu (EBITDA). D'où notre relèvement de conseil.Conseil: digne d'achatRisque: moyenRating: 1B