Le titre Mobistar avait progressé de près de moitié. Progressivement, la situation s'améliore sur le plan opérationnel, mais les spéculations de reprise ont eu un impact sur l'action. L'absence de dividende chez Telenet a été interprétée comme un signe annonciateur d'une offre de reprise sur Mobistar. Ces dernières semaines, le titre a reperdu quelques plumes, et le rapport trimestriel n'a pas été très bien accueilli. Les actionnaires qui avaient espéré la restauration du dividende ont été déçus. Mobistar choisit d'investir dans de nouveaux projets de croissance, ce qui est d'ailleurs nécessaire. Son chiffre d'affaires (CA) sur la téléphonie mobile a reculé...

Le titre Mobistar avait progressé de près de moitié. Progressivement, la situation s'améliore sur le plan opérationnel, mais les spéculations de reprise ont eu un impact sur l'action. L'absence de dividende chez Telenet a été interprétée comme un signe annonciateur d'une offre de reprise sur Mobistar. Ces dernières semaines, le titre a reperdu quelques plumes, et le rapport trimestriel n'a pas été très bien accueilli. Les actionnaires qui avaient espéré la restauration du dividende ont été déçus. Mobistar choisit d'investir dans de nouveaux projets de croissance, ce qui est d'ailleurs nécessaire. Son chiffre d'affaires (CA) sur la téléphonie mobile a reculé au 4etrimestre de 4,5%, à 277,2 millions EUR. Sans tenir compte de l'impact de la nouvelle réglementation autour des tarifs plus bas, le repli se limite à 1,1%. Sur l'ensemble de l'exercice 2014, Mobistar a dû confesser un repli de son CA de 11%. Hors baisses de tarifs imposées, ce recul se serait limité à 8%. Même tendance au niveau du cash-flow opérationnel (EBITDA), qui a accusé, au 4etrimestre, un recul de 5%, à 57,2 millions EUR, pour une marge d'EBITDA de 20,7%, contre 24,6% un an plus tôt. Sur base annuelle, l'EBITDA ressort à 274,9 millions EUR, ce qui se situe dans le haut de la fourchette attendue de 260 à 280 millions EUR. Ce chiffre est cependant inférieur de 18,1% au niveau de 2013, mais la baisse se limite à 10,5% sans considérer l'incidence du changement de régulation. Outre la baisse des tarifs de roaming et de terminaison, Mobistar a dû digérer un nouvel impôt sur les pylônes d'antennes GSM. L'an dernier, le nombre de nouveaux clients a grossi de 49.000. Ce n'est pas spectaculaire, mais c'est déjà nettement mieux par rapport à la baisse constatée les années précédentes. Au total, ce sont 5,47 millions de cartes SIM qui sont reliées au réseau Mobistar, soit près de 400.000 de plus qu'un an plus tôt. La croissance la plus sensible se situe au niveau des appareils électroniques dotés d'une connexion internet. Le nombre de clients prépayés a reculé comme prévu, mais la croissance des opérateurs virtuels (MVNO) faisant usage du réseau de Mobistar pour leurs services mobiles a déçu largement. Le CA moyen par utilisateur (ARPU) est passé, sur base trimestrielle, de 23,9 EUR à 24,3 EUR. Au 2etrimestre 2014, cet ARPU avait augmenté pour la première fois en quatre ans. Le redressement se poursuit donc, et est en grande partie attribuable à la forte croissance de l'internet mobile. En l'espace d'une année, le transfert de données mobiles s'est accru de 185%. Mobistar peut compter dans ce cadre sur le réseau 4G rapide, dont le nombre d'utilisateurs a augmenté à un demi-million. A présent que le marché câblé est ouvert, on attend avec impatience la nouvelle offre de Mobistar. Le groupe devra mettre en place des mesures compétitives en matière de prix s'il souhaite grappiller quelques clients à Telenet et Belgacom. Ce qui érodera les marges.ConclusionL'absence de dividende est un élément fâcheux pour les actionnaires. Mobistar n'a d'autre choix que d'investir pour renouer avec la croissance. A moins de 6 fois le cash-flow opérationnel, le titre est moins cher que la moyenne du secteur. Compte tenu de la pression attendue sur les marges, nous laissons le conseil inchangé.Conseil: conserverRisque: moyenRating: 2B