Uranium Participation Corp (UPC) est cotée sur la Bourse de Toronto depuis mai 2005. Sa seule activité consiste à investir dans de l'uranium physique en vue de créer des plus-values pour les actionnaires à long terme. L'action offre à l'investisseur particulier une manière plus sûre de miser sur l'évolution du cours de l'uranium, sans les risques liés à l'exploitation d'une mine. Ces dernières années, le rendement a malheureusement souffert de la longue érosion du cours de l'uranium depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima, au Japon, le 11 mars 2011. Le prix spot (sur le marché au comptant) est retombé de 70 dollars la livre au moment de la catastrophe à un niveau plancher de moins de 20 dollars aujourd'hui. Les frais de gest...

Uranium Participation Corp (UPC) est cotée sur la Bourse de Toronto depuis mai 2005. Sa seule activité consiste à investir dans de l'uranium physique en vue de créer des plus-values pour les actionnaires à long terme. L'action offre à l'investisseur particulier une manière plus sûre de miser sur l'évolution du cours de l'uranium, sans les risques liés à l'exploitation d'une mine. Ces dernières années, le rendement a malheureusement souffert de la longue érosion du cours de l'uranium depuis la catastrophe nucléaire de Fukushima, au Japon, le 11 mars 2011. Le prix spot (sur le marché au comptant) est retombé de 70 dollars la livre au moment de la catastrophe à un niveau plancher de moins de 20 dollars aujourd'hui. Les frais de gestion annuels s'élèvent à 0,8% de la valeur nette d'inventaire (VNI). Pourtant, en accroissant son capital toujours au moment opportun (onze augmentations, depuis l'entrée en Bourse), UPC a accru la quantité d'uranium physique par action de 2,5% depuis 2008.Après les premiers coups de semonce en 2017, les producteurs ont enfin réduit significativement l'offre d'uranium en 2018. En janvier, Cameco, numéro un sur ce marché, a décidé de fermer d'abord temporairement, puis pour une durée indéterminée son site de McArthur River, la plus grande mine d'uranium au monde. En outre, l'entreprise d'Etat kazakhe KazAtomProm a décrété une réduction de la production de 20% sur la période 2018-2022 après une première baisse de 10% en 2017. Ces décisions ne sont pas anodines: elles visent à ramener la production mondiale sous les 135 millions de livres en 2018, contre un niveau record de 161 millions en 2016. La situation est toujours attrayante du côté de la demande. Neuf réacteurs ont été remis en service au Japon, et de nouveaux engins sont en construction dans de nombreux pays émergents. La demande devrait ainsi augmenter de 1 à 4% par an jusqu'en 2040. Par ailleurs, les investisseurs s'intéressent à nouveau à l'uranium. L'introduction de Yellow Cake, une société semblable à UPC, sur la Bourse de Londres a remporté un franc succès. De même, l'introduction de 15% de KazAtomProm sur la même place, en octobre, est une réussite: à contre-courant de la tendance du marché, son action a gagné 20% depuis. UPC elle-même a procédé à une augmentation de capital en mai pour racheter de l'uranium à proximité du cours plancher. Le prix spot s'est redressé d'un plancher d'environ 21 dollars en avril à 28,6 dollars. L'activité restera intense sur le marché spot. Cameco compense l'absence de production de McArthur River par des achats sur ce marché, lesquels vont croissant. En outre, nous nous attendons à un regain d'activité sur le marché des contrats au deuxième semestre. Les producteurs d'électricité ont introduit une pétition l'an dernier pour soutenir la production américaine d'uranium aux Etats-Unis et une décision devrait tomber au plus tard en juillet. KazAtomProm entend introduire dix autres pour cent de son capital en Bourse, en 2019. La hausse structurelle de la demande exige un cours de l'uranium structurellement (beaucoup) plus élevé. Pour lancer de nouveaux projets, les acteurs du secteur estiment que la livre doit se négocier à au moins 50-60 dollars. Ces dix dernières années, la valorisation d'UPC a fluctué dans une plage de 25% autour de la VNI. Actuellement, la décote d'UPC s'élève à 8%. Le risque de baisse, toutefois, est limité, même en cas de climat boursier morose. Conseil : acheterRisque : moyenRating :1BCours : 4,15 dollars canadiensTicker : U CNCode ISIN : CA9170171057 Marché : TorontoCapit. boursière : 619 millions CADC/B 2018 : 4,6C/B attendu 2019 : 4,8Perf. cours sur 12 mois : -2 %Rendement du dividende : -