Le plus grand fabricant de logiciels au monde a surpassé les attentes pour le 2e trimestre d'affilée. Microsoft sort d'un trimestre meilleur que prévu, au terme duquel on retiendra surtout la bonne performance de la division hardware. Les trimestres à venir doivent en apporter la confirmation, mais Microsoft répond ainsi à ceux qui avaient critiqué son nouveau modèle d'affaires qui fait la part belle au hardware. En septembre, Microsoft a racheté la division mobile de Nokia pour un peu plus de 7 milliards USD. Au 4e trimestre, Nokia a vu ses ventes de smartphones s'effondrer de 29%, ce qui a contraint la division à acter une perte opérationnelle de 198 mill...

Le plus grand fabricant de logiciels au monde a surpassé les attentes pour le 2e trimestre d'affilée. Microsoft sort d'un trimestre meilleur que prévu, au terme duquel on retiendra surtout la bonne performance de la division hardware. Les trimestres à venir doivent en apporter la confirmation, mais Microsoft répond ainsi à ceux qui avaient critiqué son nouveau modèle d'affaires qui fait la part belle au hardware. En septembre, Microsoft a racheté la division mobile de Nokia pour un peu plus de 7 milliards USD. Au 4e trimestre, Nokia a vu ses ventes de smartphones s'effondrer de 29%, ce qui a contraint la division à acter une perte opérationnelle de 198 millions EUR. Il y a donc du pain sur la planche. Le producteur de logiciels doit également faire face à d'autres défis. Le premier est de gérer la baisse des ventes de PC, qui entraîne mécaniquement une baisse des ventes de logiciels. Ce qui nous amène au deuxième défi, la révolution mobile. Microsoft a manqué le train des logiciels spécifiques pour appareils sans fil, et est aujourd'hui condamné à se lancer dans une course poursuite. Le troisième défi est l'incertitude qui entoure la future direction de l'entreprise. L'actuel directeur général, Steve Ballmer, a fait savoir en août dernier qu'il quitterait son poste dans les douze mois. De plus, de nombreuses spéculations ont été émises sur les successeurs potentiels. Mais il est logique qu'un groupe qui n'a encore connu que deux CEO en 38 ans prenne son temps. Entre octobre et décembre, Microsoft a vu le bénéfice du groupe rebondir de 2,8% à 6,56 milliards USD. Le chiffre d'affaires (CA) a progressé de 14% sur base annuelle à 24,5 milliards USD. Il dépasse ainsi de plus de 800 millions USD les prévisions moyennes des analystes. Une performance largement imputable aux excellents résultats de la division hardware, dont le CA a gagné 68%. Au cours du trimestre correspondant aux fêtes de fin d'année, Microsoft a vendu 7,4 millions d'exemplaires de la console de jeux Xbox. Celle-ci compte de nombreux fans aux Etats-Unis, même si la PlayStation de Sony reste leader sur le marché mondial. La tablette Surface a également trouvé un second souffle après un départ difficile. Microsoft a vendu pour 893 millions USD des tablettes, même si ce montant reste négligeable face aux ventes de l'iPad d'Apple, leader sur le marché. En raison du recul des ventes de PC, le CA de la division Devices&Consumer a chuté de 5,6%. Dans le département Commercial, qui comprend les logiciels pour entreprises et les services complémentaires, le CA a progressé de 7,4%. C'est la division la plus importante du groupe, avec 44% du CA et 62% du bénéfice brut. Microsoft a enregistré également des progrès en matière de services cloud : Office 365 et la gamme Azure ont vu leurs ventes doubler sur une base annuelle. La trésorerie atteint plus de 83 milliards USD. Conclusion :Les activités rachetées à Nokia ne devraient pas contribuer au bénéfice dans l'immédiat, mais le segment génère des cash-flows suffisamment élevés. L'action s'échange à 13 fois les bénéfices attendus, une valorisation qui n'est pas très élevée si l'on tient compte de la trésorerie importante. Après une ascension de près de 40% ces 12 derniers mois, le potentiel de hausse semble cependant limité.Conseil: conserverRisque: faibleRating: 3B