Michelin est connu partout pour être le plus gros fabricant mondial de pneus. Il est actif dans 170 pays et détient quelque 15% de parts du marché mondial. L'an dernier, il a produit plus de 180 millions de pneus, avec Michelin comme marque premium aux quatre coins du monde. Pour les voitures sportives et les SUV, le groupe a spécifiquement développé la marque BFGoodrich. Michelin, ce sont aussi des marques continentales fortes comme Kleber en Europe, Uniroyal en Amérique du Nord et Warrior en Chine. Un volet essentiel de la stratégie de Michelin consiste à renforcer ces marques en jouant la carte de la fiabilité et en étant "premier de la classe" en matière de technologie et d'innovation. Le groupe peut ainsi acquérir un avantage concurren...

Michelin est connu partout pour être le plus gros fabricant mondial de pneus. Il est actif dans 170 pays et détient quelque 15% de parts du marché mondial. L'an dernier, il a produit plus de 180 millions de pneus, avec Michelin comme marque premium aux quatre coins du monde. Pour les voitures sportives et les SUV, le groupe a spécifiquement développé la marque BFGoodrich. Michelin, ce sont aussi des marques continentales fortes comme Kleber en Europe, Uniroyal en Amérique du Nord et Warrior en Chine. Un volet essentiel de la stratégie de Michelin consiste à renforcer ces marques en jouant la carte de la fiabilité et en étant "premier de la classe" en matière de technologie et d'innovation. Le groupe peut ainsi acquérir un avantage concurrentiel et voir la confiance du consommateur augmenter. Le groupe mise énormément sur ses pneus pour véhicules agricoles et miniers, et pour avions, des activités générant des marges opérationnelles deux fois plus importantes que dans les activités classiques. Après la réalisation du plan qui visait à améliorer la productivité à concurrence de 1,2 milliard d'euros entre 2012 et 2016, Michelin s'est fixé comme nouvel objectif l'an dernier de réduire les frais à l'horizon 2020 à concurrence d'un même montant (dont 315 millions d'euros d'économies réalisées en 2017 déjà). Le groupe s'appuie sur un bilan très sain (fin 2017, son endettement net ne représentait que 6% de ses fonds propres). Les dirigeants du groupe assurent que Michelin a réalisé l'an dernier 1,51 milliard d'euros de cash-flow disponible structurel (contre 517 millions d'euros en 2011), un montant record qui les a incités à majorer le dividende, de 3,25 à 3,55 euros par action (+9,2%), pour l'exercice 2017. D'ici à 2020, ils ambitionnent de vendre 20% de pneus de plus qu'en 2015, ce qui ne sera pas aisé au vu du chiffre d'affaires (CA) réalisé au 1er trimestre de 2018. Le CA a en effet régressé de 6,3%, passant de 5,57 à 5,22 milliards d'euros, principalement en raison de la force de l'euro. Les fluctuations des cours de change ont exercé une influence négative de non moins de 7,7%. L'évolution des volumes est, elle aussi, décevante: -2,3% par rapport au 1er trimestre de 2017. Heureusement, bien que le CA global ait diminué de 6,3%, le CA issu du segment des "pneus de spécialité" a progressé de 5,5%. La plupart des analystes s'attendent dès lors malgré tout à ce que le groupe produise au cours du 1er semestre des bénéfices plus élevés que ceux enregistrés lors des six premiers mois de l'année 2017. Beaucoup dépendra de l'évolution des cours des matières premières, et notamment du caoutchouc. Pour l'exercice annuel courant, la direction de Michelin pronostique toujours une légère croissance des volumes, une progression de l'Ebit à cours de change constants, et un cash-flow disponible d'au moins 1,1 milliard d'euros (un chiffre qui doit passer à 1,4 milliard d'euros à l'horizon 2020). L'action Michelin demeure une valeur sûre étant donné que l'abondant cash-flow disponible et la forte position concurrentielle du groupe au sein du secteur sont valorisés de manière raisonnable, à 11,5 fois le bénéfice attendu en 2018, à une fois le CA et à un rapport valeur de l'entreprise (EV)/cash-flow d'exploitation (Ebitda) attendu de 5 pour 2018. Les prix des matières premières et la faiblesse des volumes durant le premier trimestre ont cependant instillé quelque peu le doute dans l'esprit des analystes. Conseil : conserver/attendreRisque : moyenRating : 2BCours : 115,8 eurosTicker : ML FPCode ISIN : FR0000121261Marché : Euronext ParisCapit. boursière : 20,8 milliards EURC/B 2017 : 12,5C/B attendu 2018 : 11,5Perf. cours sur 12 mois : -1 %Perf. cours depuis le 01/01 : -3 %Rendement du dividende : 3,1 %