Les bons résultats trimestriels et le relèvement du dividende ont soutenu le cours et permis à l'action de se maintenir au-dessus de son plancher de fin août. La position de liquidités a gonflé de 59,6 à 73,8millions EUR en 2015. L'augmentation des cash-flows opérationnels, de 95 à 115millions EUR, a donc laissé suffisamment de marge pour un relèvement du dividende. L'an dernier, Melexis avait distribué 1EUR par action. Ce montant est presque doublé à 1,9EUR. Un dividende intermédiaire de 1,3EUR avait déjà été versé en octobre. Il sera complété d'un dividende de clôture de 0,6EUR fin avril, ce qui assortit Melexis d'un rendement brut de 4,2% au cours actuel. Avec un chiffre d'affaires (CA) de 102,4m...

Les bons résultats trimestriels et le relèvement du dividende ont soutenu le cours et permis à l'action de se maintenir au-dessus de son plancher de fin août. La position de liquidités a gonflé de 59,6 à 73,8millions EUR en 2015. L'augmentation des cash-flows opérationnels, de 95 à 115millions EUR, a donc laissé suffisamment de marge pour un relèvement du dividende. L'an dernier, Melexis avait distribué 1EUR par action. Ce montant est presque doublé à 1,9EUR. Un dividende intermédiaire de 1,3EUR avait déjà été versé en octobre. Il sera complété d'un dividende de clôture de 0,6EUR fin avril, ce qui assortit Melexis d'un rendement brut de 4,2% au cours actuel. Avec un chiffre d'affaires (CA) de 102,4millions EUR, le spécialiste belge des semi-conducteurs pour le secteur automobile (89% du CA) a de nouveau surpassé les prévisions moyennes des analystes. La hausse de 16% en rythme annuel est cependant imputable pour un peu plus de moitié à l'appréciation du billet vert. Melexis réalise en effet la majeure partie de ses ventes en dollar. Pour la première fois dans l'histoire de l'entreprise, le CA annuel a franchi le cap des 400millions EUR. Cela représente une hausse de 20% par rapport à 2014, à nouveau imputable à hauteur de 11points au dollar. La marge brute s'est établie à 48% en moyenne en 2015. Elle était légèrement moins élevée au 4e trimestre. C'est également le cas de la marge opérationnelle (EBIT), en raison de l'augmentation des dépenses de recherche et développement. Le bénéfice net s'est ainsi établi à 2,45EUR par action l'an dernier, en hausse de 17% par rapport à l'année précédente. Pour 2016, Melexis table sur une croissance du CA de 8 à 12%, alors que la marge brute et la marge d'EBIT s'établiraient respectivement à 47% et 25%. La rentabilité se maintiendra donc à un niveau élevé. Le segment des semi-conducteurs pour le secteur automobile est une niche en forte croissance, dopée par la complexité croissante des voitures et les exigences légales en matière de sécurité et d'environnement. Melexis tire notamment profit du succès des véhicules hybrides et électriques. Ce segment attire toutefois un nombre croissant de grands constructeurs. De quoi intensifier la concurrence à terme, ce qui pourrait avoir des répercussions sur les prix. Mais cette évolution ne doit pas nécessairement être négative pour Melexis tant que l'entreprise conserve son avance technologique. Une autre condition est que les ventes de voitures continuent à augmenter. Ainsi, la Chine a recensé 24,59millions de nouvelles immatriculations l'an dernier, ou 4,7% de plus qu'il y a un an. C'est cependant le taux de croissance le plus faible en trois ans. Le potentiel de croissance est heureusement intact avec une moyenne nationale de 31véhicules privés par 100ménages. Ce chiffre est deux fois plus élevé dans les zones urbaines. Les États-Unis ont connu une année record avec 17,39millions de nouvelles immatriculations, en hausse de près de 6% par rapport à l'année précédente. En Europe enfin, 13,7millions de voitures neuves ont été immatriculées l'an dernier, soit une croissance de 9,3% sur une base annuelle. ConclusionL'attrait de Melexis réside de plus en plus dans le dividende. Depuis son récent relèvement, l'action affiche un rendement net de plus de 3%. L'évolution du cours du dollar devrait être moins favorable à l'entreprise cette année, mais vu la croissance attendue, nous estimons l'action valorisée correctement à 17 fois les bénéfices prévus pour 2016.Conseil : conserverRisque : faibleRating : 2A