Le segment des semi-conducteurs pour l'industrie automobile a clairement le vent en poupe. Alors que le marché mondial des semi-conducteurs a enregistré une croissance de 4,4% l'an dernier, le chiffre d'affaires (CA) de cette niche a progressé de 6,4%. Ces dernières années, Melexis a atteint la cinquième place mondiale sur le marché des capteurs destinés au secteur automobile. Un résultat que l'entreprise doit à une croissance plus de deux fois supérieure à la moyenne du secteur. Le CA provenant du secteur automobile, qui représente 87% des ventes totales au niveau du groupe, a progressé de 14,5% l'an dernier. Et l'exercice 2014 devrait être encore meilleur. Il faut dire que Melexis aligne les trimestres...

Le segment des semi-conducteurs pour l'industrie automobile a clairement le vent en poupe. Alors que le marché mondial des semi-conducteurs a enregistré une croissance de 4,4% l'an dernier, le chiffre d'affaires (CA) de cette niche a progressé de 6,4%. Ces dernières années, Melexis a atteint la cinquième place mondiale sur le marché des capteurs destinés au secteur automobile. Un résultat que l'entreprise doit à une croissance plus de deux fois supérieure à la moyenne du secteur. Le CA provenant du secteur automobile, qui représente 87% des ventes totales au niveau du groupe, a progressé de 14,5% l'an dernier. Et l'exercice 2014 devrait être encore meilleur. Il faut dire que Melexis aligne les trimestres record. Il en fut de même pour les deux derniers en date. Le CA du groupe a gagné 22% sur base annuelle et 8,7% sur base trimestrielle, à 82,1 millions EUR. Des économies et une baisse des coûts de recherche et développement ont même entraîné une hausse de 46% du bénéfice opérationnel (EBIT), à 22,4 millions EUR. Le 1er semestre a ainsi été clôturé sur un CA de 157,6 millions EUR, en hausse de 22% par rapport à l'an dernier. L'EBIT a fait un bond de 46%, et le bénéfice net a même progressé de 65% par rapport à la même période il y a un an. Melexis a pourtant été handicapée par l'euro fort au 1er semestre. Dans ses prévisions, le management table désormais sur un taux de change EUR/USD de 1,35, ce qui semble une hypothèse réaliste. La croissance attendue du CA pour cette année a été relevée de 15 à 20% à 17 à 20%. La marge d'EBIT s'établira au-dessus de 25%, contre 23% attendus en avril. Au 1er semestre, 9,1 millions de voitures et d'utilitaires légers ont été vendus en Chine, 11% de plus que l'an dernier. Aux Etats-Unis, les ventes de voitures devraient fluctuer entre 16,5 et 17 millions en 2014, contre 15,8 millions l'an dernier. L'Union européenne reste pour l'instant un peu en retrait. Mais contrairement à 2013, les ventes de véhicules devraient progresser cette année après avoir atteint leur plus bas niveau depuis 1995 en 2013. Le 1er semestre 2014 a été marqué par une hausse de 6,5%, à 6,6 millions d'exemplaires. Outre la production proprement dite, le nombre de semi-conducteurs par voiture est également en augmentation. Cette croissance est soutenue par la demande de voitures plus écologiques et plus sûres. Les produits de Melexis (capteurs, actuateurs) contribuent à réduire les émissions. Le producteur de semi-conducteurs a mis 14 nouveaux produits sur le marché l'an dernier. L'application croissante de systèmes de sécurité s'inscrit d'une part dans l'attention croissante que les consommateurs portent à la sécurité, mais aussi dans le durcissement de la réglementation en la matière. On s'attend à ce que cette tendance structurelle se poursuive au cours des années à venir. Au terme du 1er semestre, Melexis disposait d'une trésorerie nette de 39,5 millions EUR (près de 1 EUR par action). Les cash-flows opérationnels s'élevaient à 34,7 millions EUR au 1er semestre, contre 21,9 millions EUR il y a un an. Désireuse de faire profiter les actionnaires de sa position financière confortable, Melexis a relevé le dividende intermédiaire de 0,7 EUR par action à 1 EUR brut par action, payable à partir du 23 octobre. ConclusionToujours aussi friands de Melexis, les investisseurs ont envoyé l'action à un nouveau cours record. A 17 fois les bénéfices attendus, sa valorisation est aujourd'hui nettement supérieure à la moyenne historique. Ne courez pas derrière le cours !Conseil: conserverRisque: faibleRating: 2A