Les ventes mondiales d'automobiles sont en hausse, même si l'on constate d'importantes divergences en fonction des régions du monde. L'an dernier, en UE, les ventes automobiles ont connu une baisse de 1,8%, à 12,3 millions, le chiffre le plus faible depuis 1995. Le parc automobile européen est en moyenne âgé, de sorte que les perspectives, malgré la croissance économique faible dans la région, ne sont pas trop mauvaises. Le marché automobile américain s'est en tout cas nettement mieux comporté. Avec 16 millions de voitures vendues sur une base annuelle, les Etats-Unis ont même connu leur meilleure année depuis 2007. La Chine est le leader incontesté du marché, avec plus de 20 millions de voitures écoulées par an. L'an dernier, le marché auto...

Les ventes mondiales d'automobiles sont en hausse, même si l'on constate d'importantes divergences en fonction des régions du monde. L'an dernier, en UE, les ventes automobiles ont connu une baisse de 1,8%, à 12,3 millions, le chiffre le plus faible depuis 1995. Le parc automobile européen est en moyenne âgé, de sorte que les perspectives, malgré la croissance économique faible dans la région, ne sont pas trop mauvaises. Le marché automobile américain s'est en tout cas nettement mieux comporté. Avec 16 millions de voitures vendues sur une base annuelle, les Etats-Unis ont même connu leur meilleure année depuis 2007. La Chine est le leader incontesté du marché, avec plus de 20 millions de voitures écoulées par an. L'an dernier, le marché automobile a connu une croissance de 14% dans ce pays et pour cette année, on table sur une augmentation de 10%. Compte tenu de la population dense du pays, son potentiel de croissance demeure intact. Un potentiel réside aussi au niveau des efforts consistant à rendre les voitures chinoises plus écologiques. Le trafic automobile chinois représente un cinquième des émissions de particules nocives dans l'air. L'Etat chinois souhaite réduire les émissions totales de fines particules de 1 à 2% à l'horizon 2017. C'est donc une bonne nouvelle pour une société telle que Melexis, qui fournit au secteur auto des technologies visant à rendre les voitures plus écologiques, plus sûres et plus confortables. Pour Melexis, en soi, ces divergences régionales n'ont pas un grand impact, tant que le marché connaît une croissance dans son ensemble. Le groupe est en effet actif au niveau mondial et l'Asie, combinée à l'Amérique du Nord et du Sud, représente près de 70% de son chiffre d'affaires (CA). L'année 2013 fut à nouveau une année record pour le groupe, qui a dégagé un CA de 275,4 millions EUR, soit 11% de plus qu'en 2012. Son bénéfice opérationnel (EBIT) s'est inscrit en hausse de 14% et en termes nets, on note un progrès de 7%. Grâce au rachat d'actions propres, le bénéfice par action a augmenté de 9%, à 1,37 EUR. Par rapport à une dette de long terme de 19,88 millions EUR, les liquidités et les investissements liquides totalisent 31,55 millions EUR. L'année s'est clôturée sur un très bon 4etrimestre, avec un CA (75,1 millions EUR) en hausse de 21% en rythme annuel et de 5% en rythme trimestriel. La marge brute est ressortie à 46,5%, contre 46,3% pour l'exercice. Melexis a gagné des parts de marché dans plusieurs segments. Les capteurs demeurent de loin la principale catégorie de produits, avec une part de 62% du CA du groupe. Les ventes de capteurs ont augmenté d'un tiers au 4etrimestre sur une base annuelle et de 8% sur une base trimestrielle. Les effets négatifs de la hausse de l'euro (EUR) demeurent limités. Au 4etrimestre, l'impact s'est élevé à 3% et sur l'ensemble de l'exercice, à 2% seulement. Melexis table désormais, pour ses nouvelles prévisions, sur un rapport EUR/USD de 1,35, contre 1,3 EUR précédemment. Cette année, son CA connaîtra une croissance d'environ 9%, à 300 millions EUR, un chiffre en ligne avec le consensus. Pour la marge brute et la marge d'EBIT, le groupe escompte respectivement 45% et 23%. A marges égales, le bénéfice par action devrait par conséquent atteindre environ 1,5 EUR.ConclusionMelexis brille sur les marchés boursiers. Sa valorisation a certes augmenté en conséquence, à 17 fois le bénéfice attendu et plus de 6 fois la valeur comptable. Nous pensons que, compte tenu de la croissance du CA et du bénéfice d'environ 9%, l'action ne recèle plus énormément de potentiel d'appréciation. Une réduction de capital ou un dividende exceptionnel permettraient de garder les actionnaires à bord.Conseil: conserver/attendreRisque: faibleRating: 3B