18,63 EUR - 3B A CONSERVER/ATTENDRE
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18,63 EUR - 3B A CONSERVER/ATTENDREAu cours de ses 25 ans d'existence, Melexis est devenu un acteur dominant dans le segment des semi-conducteurs pour l'industrie automobile. C'est une performance dont le groupe a raison d'être fier car dans cette niche opèrent également de grands noms du secteur comme ST Microelectronics, Infineon, Samsung ou encore Freescale Semiconductor, une scission de Motorola. Les normes de plus en plus strictes en matière d'émissions nocives, de sécurité, de niveau de performance et de confort entraînent une augmentation constante de la part des semi-conducteurs dans les voitures. L'utilisation des semi-conducteurs dans les voitures a ainsi enregistré une croissance à deux chiffres ces dernières années, plus rapide que l'industrie globale des semi-conducteurs. Melexis répond à cette tendance avec une gamme de produits qui se compose notamment de capteurs et d'actuateurs. L'an dernier, 15 nouveaux produits ont été mis sur le marché, dont 10 primeurs mondiales. En 2012, Melexis a réalisé 84% de son chiffre d'affaires (CA) dans le secteur automobile. L'entreprise a vu ses ventes augmenter de 7% à 247 millions EUR en 2012. Le marché européen, qui représente environ 45% du CA du groupe, s'est contracté pour la troisième année d'affilée en 2012. Pour l'instant, cette évolution est en encore largement compensée par la croissance enregistrée dans les autres régions. L'Asie et les Etats-Unis, notamment, ont à nouveau fait office de locomotives au 1er semestre. Melexis a enregistré des performances supérieures aux attentes au cours du 2e trimestre écoulé, en partie grâce à la baisse de l'euro (EUR). Le CA du groupe a progressé de 8,1% sur base annuelle et de 8,5% sur base trimestrielle à 67,1 millions EUR. Le bénéfice brut a gagné 7% à 31,1 millions EUR, la marge brute s'établissant ainsi à 46,4%, en hausse de presque 1% par rapport au 1er trimestre. La marge opérationnelle (marge EBIT) s'est redressée à 22,9%, contre 20,6% au 1er trimestre. Le bénéfice net se chiffrait ainsi à 13,1 millions EUR ou 0,33 EUR par action, contre 0,28 EUR au 1er trimestre. Outre la hausse du CA et des marges, le rachat d'actions propres a également eu un effet favorable. Les stocks sont restés relativement stables pendant le semestre écoulé. Melexis ne le crie pas encore sur tous les toits, mais les produits du groupe connaissent également plusieurs applications potentielles en dehors de l'industrie automobile, ce qui ouvre des perspectives intéressantes. Melexis peut ainsi exploiter les connaissances accumulées dans le secteur automobile pour intégrer des composants ou des jeux de puces existants dans de nouvelles applications et sur de nouveaux marchés. Notamment l'électronique grand public, mais également les applications sans fil, industrielles ou médicales. L'objectif à terme est donc de pénétrer de nouveaux marchés et de relever la part des ventes réalisées en dehors du secteur automobile, qui ne représente actuellement qu'un sixième du CA. Pour le trimestre en cours, la direction table sur une croissance modeste du CA sur base trimestrielle. Les prévisions pour l'ensemble de l'exercice restent cependant maintenues. Les ventes vont augmenter de 5 à 10% par rapport à 2012. Après six mois, Melexis est en tout cas dans les temps, avec une hausse de 7%. Les prévisions en matière de marge brute (au moins 45%) et de marge opérationnelle (au moins 21%) semblent réalisables, sauf contrecoup inattendu. Tout comme l'an dernier, le dividende sera relevé de 5 centimes d'euro. Fin octobre, 70 centimes d'euro par action seront donc versés aux actionnaires. L'action a le vent en poupe depuis plusieurs mois. A près de 15 fois le bénéfice attendu, Melexis peut difficilement être qualifiée d'action bradée. La croissance est stable mais pas particulièrement spectaculaire. L'augmentation annoncée du dividende porte le rendement de l'action à 3,7% (brut). Il n'y a aucun sens à courir derrière le cours. L'action est à conserver (3B). Sauf si son poids dans le portefeuille s'alourdit, auquel cas une prise de bénéfice partielle est parfaitement justifiable.