Alors que pour l'exercice 2022, la direction de Melexis avait, à son entame, pronostiqué une croissance de son chiffre d'affaires (CA) de 12% à 17%, elle avait, après un très bon premier trimestre, revu la fourchette à 18% à 23% en avril. Les chiffres du premier semestre publiés, elle a une nouvelle fois revu la croissance prévisionnelle, à 28% à 30%. Il faut donc désormais s'attendre à un CA compris entre 824 et 837 millions d'euros et à une deuxième année record consécutive.
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Alors que pour l'exercice 2022, la direction de Melexis avait, à son entame, pronostiqué une croissance de son chiffre d'affaires (CA) de 12% à 17%, elle avait, après un très bon premier trimestre, revu la fourchette à 18% à 23% en avril. Les chiffres du premier semestre publiés, elle a une nouvelle fois revu la croissance prévisionnelle, à 28% à 30%. Il faut donc désormais s'attendre à un CA compris entre 824 et 837 millions d'euros et à une deuxième année record consécutive. L'entreprise voit le nombre de nouvelles commandes progresser, non seulement parce que le marché de l'automobile renaît peu à peu, mais aussi parce qu'en vue de reconstituer leurs stocks, nombre de clients commandent plus de semi-conducteurs que strictement nécessaire, depuis la pénurie. Pour les honorer, Melexis a acheté de la capacité supplémentaire à X-Fab, son sous-traitant, qui produit les semi-conducteurs.L'entreprise a bénéficié des hausses de prix, d'un mix produits favorable et surtout, de la vigueur du dollar, au premier semestre; ces éléments ont fait grimper son CA de 5% en glissement annuel. A noter que les nouvelles projections de CA ont été établies sur la base d'une parité entre le dollar et l'euro alors que les précédentes tenaient compte d'un rapport euro/dollar de 1,09. Entre avril et juin, Melexis a, comme au cours des cinq trimestres antérieurs, vu son CA atteindre un niveau record. A 208,4 millions d'euros (+31% en glissement annuel), il dépasse ses espérances (200 millions). Par rapport au premier trimestre, il s'est accru de 13%. Le CA du semestre s'établit à 392 millions d'euros (+25% en un an). La marge bénéficiaire brute est de 44,9%, après 42,2% un an plus tôt. Mais Melexis sait qu'au cours des prochains trimestres, elle verra les prix augmenter chez ses fournisseurs. Ses liens étroits avec X-Fab sont à cet égard naturellement un avantage. L'entreprise ne met pour l'heure pas au rang de ses priorités l'extension de son activité à d'autres secteurs. L'automobile, et en particulier le segment supérieur de ce marché, soit celui des véhicules électriques et hybrides, reste, de loin, celui qui lui rapporte le plus.Melexis a réalisé au deuxième trimestre un bénéfice d'exploitation (Ebit) de 57,3 millions d'euros (+57% en un an); à 27,5%, la marge d'Ebit est supérieure de 4,6% à celle de l'année dernière. L'Ebit et la marge du premier semestre sont respectivement de 107 millions d'euros et de 27%. Bien qu'au cours du deuxième semestre l'entreprise entende investir davantage (actuellement, 12% du CA) en recherche et développement, elle table pour 2022 sur une marge brute de 45% (2021: 42%) et une marge d'Ebit de 26% (2021: 23%). Le bénéfice net du deuxième trimestre se monte à 47,6 millions d'euros (+42%), ou à 1,18 euro par action, celui du semestre, à 96 millions d'euros, ou 2,38 euros par action. Melexis anticipe pour le trimestre en cours un CA compris entre 215 et 220 millions d'euros (soit une croissance d'un tiers environ en un an), les analystes visent, eux, 200 millions d'euros. Le cash-flow disponible a doublé en un an, à 38 millions d'euros, au deuxième trimestre, mais également au premier semestre, à 62 millions d'euros. Le paiement du dividende final (1,3 euro par action) a coûté à Melexis 53 millions d'euros. A l'issue du semestre, l'entreprise affichait une trésorerie nette de 39,3 millions d'euros et n'était pas endettée à long terme. La valeur de ses stocks est passée de 158,3 millions d'euros fin mars à 167,3 millions fin juin. Dans le même temps, ses créances commerciales ont augmenté.L'action vaut près d'un tiers de plus que mi-juin, où elle était à son plus bas de l'année, mais, compte tenu du relèvement des perspectives, elle est raisonnablement valorisée, à 18 fois le bénéfice et 4 fois le CA attendus. Pour son rendement attrayant aussi, elle mérite toujours d'être achetée.Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 83,55 eurosTicker: MELE BBCode ISIN: BE0165385973Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 3,4 milliards EURC/B 2021: 25,7C/B attendu 2022: 18Perf. cours sur 12 mois: -11,4%Perf. cours depuis le 01/01: -19,7%Rendement du dividende: 3,1%