Comme prévu, la baisse du chiffre d'affaires (CA) de l'entreprise pharmaceutique suédoise Medivir se poursuit. L'année 2014 fut historique pour Medivir, après que les ventes de Simeprevir, un médicament contre l'hépatite C (une maladie du foie causé par le virus de l'hépatite C; VHC) ont largement dépassé les prévisions - initialement entre 200 et 800 millions USD - en atteignant 2,3 milliards USD. Sur base trimestrielle, la tendance est cependant beaucoup moins favorable : le CA s'est établi à 354 millions USD au 1er trimestre, 831 millions USD au deuxième, 796 millions USD au troisième et 321 millions USD au quatrième trimestre. Au 1er trimestre 2015, les ventes de Simeprevir sont r...

Comme prévu, la baisse du chiffre d'affaires (CA) de l'entreprise pharmaceutique suédoise Medivir se poursuit. L'année 2014 fut historique pour Medivir, après que les ventes de Simeprevir, un médicament contre l'hépatite C (une maladie du foie causé par le virus de l'hépatite C; VHC) ont largement dépassé les prévisions - initialement entre 200 et 800 millions USD - en atteignant 2,3 milliards USD. Sur base trimestrielle, la tendance est cependant beaucoup moins favorable : le CA s'est établi à 354 millions USD au 1er trimestre, 831 millions USD au deuxième, 796 millions USD au troisième et 321 millions USD au quatrième trimestre. Au 1er trimestre 2015, les ventes de Simeprevir sont retombées à 234 millions USD, -34% par rapport au 1er trimestre 2014. Elles ont particulièrement baissé aux Etats-Unis, passant de 256 millions USD au trimestre précédent à 98 millions USD (291 millions USD au 1er trimestre 2014). Cela signifie cependant que le partenaire Johnson & Johnson a vu augmenter les ventes dans les autres pays (Japon, Russie, Mexique, Australie et Europe, hors Scandinavie) : de 65 millions USD au trimestre précédent à 136 millions USD (63 millions USD au 1er trimestre 2014). Un montant sur lequel Medivir a touché 128,6 millions SEK de royalties, à comparer aux 161,7 millions SEK du 1er trimestre 2014. En Scandinavie, c'est l'organisation commerciale de Medivir qui prend en charge les ventes du Simeprevir. Et celles-ci commencent seulement à reculer, avec un CA de 34,2 millions SEK, contre encore 103,1 millions SEK au 4e trimestre. C'est le lancement du Harvoni, une thérapie combinée administrée par voie orale de Gilead Sciences, en octobre dernier, qui a balayé la concurrence, y compris le Simeprevir. Par ailleurs, les ventes de 14 produits pharmaceutiques pris en licence en Scandinavie furent très solides, avec une hausse du CA de 11%, à 52,3 millions SEK. Comme au 4e trimestre, elles ont profité d'une épidémie de grippe particulièrement longue cette année. Le CA du groupe de 215,9 millions SEK (+3,7%) a donné lieu à un bénéfice net de 66,7 millions SEK, soit 2,29 SEK par action. Après une reprise volontaire de 14% des actions en circulation en février, l'assemblée générale a approuvé en mai un programme de rachat d'actions propres pour maximum 10% des actions en circulation au cours des 12 prochains mois. Medivir dispose d'une trésorerie confortable de 1 milliard SEK (50% de la capitalisation boursière), qu'elle affectera au développement du pipeline et à l'extension de son portefeuille de produits en Scandinavie. Une étude de phase I sur le MIV-247 (un produit prometteur contre la douleur neuropathique) sera lancée au 3e trimestre, et une étude de phase IIa sur le MIV-711 (un médicament contre l'arthrose) suivra fin 2015. L'entreprise a encore des médicaments contre des maladies infectieuses en phase préclinique - dont le MIV-802, un nouveau médicament prometteur contre le VHC qui a récemment enregistré d'excellents résultats précliniques.ConclusionLe reflux des ventes de Simeprevir est plus rapide qu'espéré. Mauvaise nouvelle pour Medivir, donc. A 12 fois les bénéfices attendus en 2015 - revus à la baisse -, 1,4 fois la valeur comptable et à peine 2 fois la position de trésorerie, elle est cependant intégrée dans le cours. Cela prendra du temps, mais nous voyons suffisamment de possibilités de donner un nouvel élan à l'action à terme dans le pipeline. Conseil: conserverRisque: moyenRating: 2B