Une offre représentant une prime de 239% : telle était l'excellente nouvelle qui attendait les actionnaires de l'entreprise biotechnologique américaine Idenix Pharmaceuticals récemment. Le 9 juin, Merck&Co a en effet annoncé une offre sur Idenix d'un montant de 3,9 milliards USD. Il s'agit, selon Bloomberg, de la prime d'acquisition la plus élevée de l'histoire pour une entreprise pharmaceutique dans une transaction de plus de 100 millions USD. Idenix est une entreprise biotechnologique spécialisée dans le développement d'antiviraux contre l'hépatite C, une maladie du foie causé par le virus de l'hépatite C (VHC). Elle a trois produits en phase de développement clinique. L'action Medivir, l'entreprise pharmaceutique suédoise qui a un premier inhi...

Une offre représentant une prime de 239% : telle était l'excellente nouvelle qui attendait les actionnaires de l'entreprise biotechnologique américaine Idenix Pharmaceuticals récemment. Le 9 juin, Merck&Co a en effet annoncé une offre sur Idenix d'un montant de 3,9 milliards USD. Il s'agit, selon Bloomberg, de la prime d'acquisition la plus élevée de l'histoire pour une entreprise pharmaceutique dans une transaction de plus de 100 millions USD. Idenix est une entreprise biotechnologique spécialisée dans le développement d'antiviraux contre l'hépatite C, une maladie du foie causé par le virus de l'hépatite C (VHC). Elle a trois produits en phase de développement clinique. L'action Medivir, l'entreprise pharmaceutique suédoise qui a un premier inhibiteur de VHC sur le marché depuis la fin de l'an dernier avec le Simeprevir, a pu elle aussi profiter de la fièvre des acquisitions qui fait rage dans le secteur. D'abord, on estime que 137 millions de personnes sont porteuses de ce virus insidieux. Le marché des médicaments contre le VHC connaîtra une forte croissance au cours de la décennie à venir, certaines estimations faisant état de 100 milliards USD. La maladie est jusqu'à présent combattue à l'aide d'interféron (injection) et de ribavirine. Les médicaments plus récents sont des inhibiteurs de protéase (comme le Simeprevir; les protéases sont des enzymes qui rompent les protéines et les autres chaînes d'acides aminés) ou des inhibiteurs de polymérase (comme le Sofosbuvir de Gilead Sciences; les polymérases sont des complexes enzymatiques impliqués dans la diffusion du VHC), tous deux caractérisés par une plus grande efficacité et une durée de traitement plus brève. Les ventes de Simeprevir, dont les droits commerciaux hors Scandinavie sont détenus par Johnson & Johnson, évoluent jusqu'à présent de manière très positive. Le Simeprevir affiche au 1er trimestre un chiffre d'affaires (CA) de 354 millions USD, dont 291 millions USD aux Etats-Unis. Sur ce montant, Medivir a perçu 161,7 millions SEK sous la forme de royalties, soit 7,4% du CA. Medivir a ainsi reçu 10,5 millions SEK au 4e trimestre 2013. Le bénéfice net récurrent s'élevait à 87 millions SEK ou 2,78 SEK par action au 1er trimestre. Après le Japon, les Etats-Unis, le Canada et la Russie, le Simeprevir a été approuvé en Europe en mai. Medivir a entre-temps lancé la commercialisation en Suède, en Finlande et au Danemark. La concurrence ne reste cependant pas les bras croisés. Le leader sur le marché est Gilead Sciences, mais d'autres géants du secteur comme AbbVie et Merck investissent lourdement sur le marché du VHC. L'accent est surtout placé sur des thérapies combinées, plus courtes, orales et sans interféron. Johnson & Johnson et Gilead ont récemment introduit une demande d'administration conjointe de Simeprevir et Sofosbuvir sous la forme d'une thérapie orale à administration journalière pendant huit ou douze semaines auprès de l'agence américaine des médicaments (FDA). Mais Gilead et Merck travaillent également à d'autres thérapies combinées plus courtes avec des produits propres - Gilead mettra d'ailleurs la première thérapie de ce type sur le marché en octobre. Les prescriptions hebdomadaires aux Etats-Unis plafonnent depuis début mai, ce qui, selon les spécialistes, indique que les médecins font attendre certains patients jusqu'au lancement des nouvelles thérapies plus tard dans l'année.ConclusionNous attendons d'excellents chiffres au 2{+e} trimestre, et sans doute encore au troisième. Les prévisions à plus long terme sont cependant plus incertaines. Nous abaissons l'avis à la suite du nouveau rebond du cours consécutif à la fièvre des acquisitions dans le secteur. L'action disparaît ainsi de la Sélection.Conseil: conserverRisque: élevéRating: 2C