Le groupe suédois Medivir a connu une excellente année 2013. Avec simeprevir, la société est parvenue à commercialiser un deuxième médicament. En 2010, cela avait été le cas de Xerclear, un médicament contre les boutons de fièvre. Simeprevir est un traitement contre le virus de l'hépatite C (HCV), dont on estime que 3% de la population mondiale est affectée. A l'automne 2013, les agences sanitaires du Japon, des Etats-Unis et du Canada ont donné leur feu vert à la commercialisation de simeprevir pour les patients HCD de génotype-1 (70% du groupe total de patients). Une décision par rapport à son approbation en Europe suivra avant l'été. Les droits de ventes mondiaux hors Scandinavie sont aux mains du groupe américain Jo...

Le groupe suédois Medivir a connu une excellente année 2013. Avec simeprevir, la société est parvenue à commercialiser un deuxième médicament. En 2010, cela avait été le cas de Xerclear, un médicament contre les boutons de fièvre. Simeprevir est un traitement contre le virus de l'hépatite C (HCV), dont on estime que 3% de la population mondiale est affectée. A l'automne 2013, les agences sanitaires du Japon, des Etats-Unis et du Canada ont donné leur feu vert à la commercialisation de simeprevir pour les patients HCD de génotype-1 (70% du groupe total de patients). Une décision par rapport à son approbation en Europe suivra avant l'été. Les droits de ventes mondiaux hors Scandinavie sont aux mains du groupe américain Johnson & Johnson (via sa filiale Janssen Pharmaceutica). Depuis début décembre, les ventes ont commencé dans les trois pays, ce qui a fourni un total de 10,5 millions de SEK de royalties pour Medivir au 4etrimestre. Grâce aux 30 millions EUR de paiements intermédiaires, Medivir est parvenu à réaliser un bénéfice pour la première fois en 2013 : en l'occurrence 0,51 SEK par action (contre une perte de 7,89 SEK en 2012). Le marché des médicaments HCV connaîtra une croissance explosive au cours de la prochaine décennie, jusqu'à 100 milliards USD selon les estimations. Pour l'instant, le malade est traité à l'interféron (injections) et à la ribavirine. Ces dernières années, d'importants investissements ont été consentis dans de nouveaux médicaments censés accroître l'efficacité (de 50% à 80%) et réduire la durée de traitement. Il s'agit notamment d'inhibiteurs de protéase (comme simeprevir; les protéases sont des enzymes qui cassent les protéines et d'autres chaînes d'acides aminés) et du sofosbuvir de Gilead Sciences, le premier inhibiteur de polymérase (complexes d'enzymes impliqués dans la diffusion du HCV). Actuellement, ces médicaments doivent encore être pris en combinaison avec l'interféron et la ribavirine, mais l'objectif est de concevoir des thérapies sans interféron. Plusieurs études sont en cours dans ce cadre, notamment avec le simeprevir et d'autres produits de Janssen Pharmaceutica. Des concurrents tels qu'AbbVie perceront également ce marché de croissance. Sur la base des statistiques de prescription hebdomadaires aux Etats-Unis, on constate que le sofosbuvir - également lancé début décembre - affiche déjà la plus importante part de marché. Le chiffre d'affaires (CA) attendu pour 2014 est déjà passé de 1,9 à 5 milliards USD. Simeprevir se porte cependant bien, et dans la catégorie des inhibiteurs de protéase, c'est clairement la première génération de médicaments qui l'emporte. Les prévisions de CA pour 2014 oscillent entre 200 et 800 millions USD, mais la réalité pourrait même être plus satisfaisante encore. Medivir a encore plusieurs autres molécules en pipeline pour lesquelles il recherche des partenaires afin de poursuivre le développement à ses côtés : MIV-711, qui a clôturé l'an dernier une étude de phase A réussie pour le traitement de l'ostéoarthrite, et MIV-247, un médicament préclinique pour le traitement de la douleur. Par ailleurs, Medivir a acheté en 2011 une activité pharmaceutique ciblée sur la Scandinavie qui a généré l'an dernier un CA de 176 millions SEK (+6,7%).ConclusionLe marché du HCV est en train d'évoluer mais simeprevir est en passe d'en conquérir une importante part. Les analystes tablent pour 2014 sur un CA de 675 millions SEK et un bénéfice de 8,1 à 9,3 SEK par action. Cela nous semble réaliste. Nous relevons donc notre conseil. Attention, cependant, au risque supérieur à la moyenne.Conseil: digne d'achatRisque: élevéRating: 1C