Alors que le géant de l'industrie du luxe Moët Hennessy - Louis Vuitton (LVMH) avait vu sa croissance ralentir sérieusement dans l'empire du Milieu à la mi-2021, d'aucuns doutaient, au terme du troisième trimestre, qu'il signerait un excellent exercice. Le géant a finalement enregistré une année record: son chiffre d'affaires a grimpé de 44% (croissance organique, soit avant les acquisitions et désinvestissements: 36%), de 44,65 milliards à 64,21 milliards d'euros. Sur le premier semestre, le chiffre d'affaires avait progressé plus nettement encore (56%; croissance organique: 53%), de 18,39 milliards à 28,66 milliards d'euros. Naturellement, la comparaison avec la sinistre année 2020, lors de laquelle a éclaté la pandémie, est très favorable au gr...

Alors que le géant de l'industrie du luxe Moët Hennessy - Louis Vuitton (LVMH) avait vu sa croissance ralentir sérieusement dans l'empire du Milieu à la mi-2021, d'aucuns doutaient, au terme du troisième trimestre, qu'il signerait un excellent exercice. Le géant a finalement enregistré une année record: son chiffre d'affaires a grimpé de 44% (croissance organique, soit avant les acquisitions et désinvestissements: 36%), de 44,65 milliards à 64,21 milliards d'euros. Sur le premier semestre, le chiffre d'affaires avait progressé plus nettement encore (56%; croissance organique: 53%), de 18,39 milliards à 28,66 milliards d'euros. Naturellement, la comparaison avec la sinistre année 2020, lors de laquelle a éclaté la pandémie, est très favorable au groupe. Par rapport à 2019, la croissance organique est de 14%. Ceux qui suivent le leader mondial des produits de luxe savent que ses résultats sont portés depuis longtemps par la performance prodigieuse de sa division Mode & Maroquinerie. En 2021, elle a connu une croissance organique de 47% par rapport à 2020. Soulignons qu'ici, même par rapport à 2019 la progression organique du chiffre d'affaires abasourdit (+42%, à 30,9 milliards d'euros). Florilège de marques renommées à l'international, telles que Louis Vuitton, Fendi, Donna Karan, Givenchy ou encore Kenzo, l'activité a apporté à elle seule l'année dernière plus de 48% du chiffre d'affaires et trois quarts (12,84 milliards d'euros) du bénéfice d'exploitation (Ebit) du groupe (17,15 milliards); au premier semestre, la division phare de LVMH a contribué à hauteur de 74,1% à l'Ebit récurrent (Rebit) consolidé. La division Vins & Spiritueux, qui compte parmi ses marques prestigieuses Moët & Chandon, Dom Perignon, Veuve Cliquot, Château d'Yquem et Hennessy, a elle aussi fait belle figure en 2021. Elle a fait part d'une croissance organique de 26% de son chiffre d'affaires par rapport à 2020 (par rapport à 2019, elle se monte à 9%). A la peine en 2020, la division Distribution sélective, incarnée par les boutiques Sephora et le groupe DFS, la première chaîne de boutiques de luxe (plus de 1.100) à destination des voyageurs, a vu ses ventes progresser l'an passé (croissance organique: 18%) mais n'a pas renoué avec le niveau de 2019, par rapport auquel elle accuse un recul de 18%. Le constat est le même s'agissant de la division Parfums & Cosmétiques (croissance organique de 27% par rapport à 2020 mais recul organique de 1% des ventes par rapport à 2019).Tiffany & Co fait lui aussi le bonheur du groupe. L'iconique joaillier américain que LVMH a acquis, pour quelque 15 milliards d'euros, en janvier 2021, a en effet nettement contribué à l'envolée (167%) du chiffre d'affaires de la division Montres & Joaillerie. La croissance organique, de 40% par rapport à 2020, donne tout autant le tournis. Le Rebit du groupe a progressé de manière bien plus spectaculaire que le chiffre d'affaires: il est passé de 8,30 milliards à 17,15 milliards d'euros (+107%). Les actionnaires percevront un dividende de 10 euros par action.Analystes et investisseurs ont une nouvelle fois salué les résultats du géant du luxe. LVMH est incontestablement une valeur de grande qualité. Et cela a un prix: la valeur de l'entreprise correspond à près de 15 fois le cash-flow opérationnel de 2021 et à 25 fois le bénéfice attendu en 2022. Le cours a franchi la résistance à 750 euros, avant de corriger; si la chute devait se poursuivre, nous pourrions à nouveau recommander l'achat du titre. Conseil: conserver/attendreRisque: faibleRating: 2ACours: 711,60 eurosTicker: MC FPCode ISIN: FR0000121014Marché: Euronext ParisCapit. boursière: 350,3 milliards EURC/B 2021: 28C/B attendu 2022: 25Perf. cours sur 12 mois : +37%Perf. cours depuis le 01/01: -5%Rendement du dividende: 1%