Même si le phénomène s'explique surtout par la faiblesse des chiffres de 2020, Proximus renoue avec la croissance pour la première fois en 11 trimestres. Son chiffre d'affaires (CA) a augmenté de 3% en glissement annuel, à 1,37 milliard d'euros (consensus: 1,337 milliard). Le CA belge s'est accru de 2,4%, grâce notamment à la contribution de Mobile Vikings, dont le rachat à DPG Media a apporté 330.000 clients mobiles. Proximus espère qu'une partie des utilisateurs d'une formule prépayée opteront pour un abonnement. Hors Vikings, 48.000 nouveaux clients détenteurs d'une formule postpayée ont été recensés, ce qui porte le total à 4,55 millions. Le nombre de clients dans le segment télévision et Internet a lui aussi augmenté - malgré le désamour pour l...

Même si le phénomène s'explique surtout par la faiblesse des chiffres de 2020, Proximus renoue avec la croissance pour la première fois en 11 trimestres. Son chiffre d'affaires (CA) a augmenté de 3% en glissement annuel, à 1,37 milliard d'euros (consensus: 1,337 milliard). Le CA belge s'est accru de 2,4%, grâce notamment à la contribution de Mobile Vikings, dont le rachat à DPG Media a apporté 330.000 clients mobiles. Proximus espère qu'une partie des utilisateurs d'une formule prépayée opteront pour un abonnement. Hors Vikings, 48.000 nouveaux clients détenteurs d'une formule postpayée ont été recensés, ce qui porte le total à 4,55 millions. Le nombre de clients dans le segment télévision et Internet a lui aussi augmenté - malgré le désamour pour le câble, les bouquets n'ont pas encore disparu. Grâce à l'offre personnalisable Flex, le nombre de nouveaux clients ayant opté pour plus d'un produit s'est accru de 18.000 unités (+6,6%). Le CA par utilisateur a grimpé de 1,2%, à 58,8 euros. Contre toute attente, le CA du pôle Entreprise a augmenté de 3,5%. Le CA de Belgacom International Carrier Services (BICS) a progressé de 2,5%. La meilleure performance (+22,5%) revient à TeleSign, spécialisée dans les services d'authentification et d'identification mobiles. A 459 millions d'euros, le bénéfice opérationnel sous-jacent (Ebitda) a cédé 3,7% en glissement annuel - certaines dépenses, inexistantes ou réduites l'an passé, sont à nouveau consenties. Les dépenses opérationnelles ont atteint 430 millions d'euros (+6,7% d'une année sur l'autre). Proximus investit massivement dans l'infrastructure. A 497 millions d'euros, les investissements consentis au 1er semestre ont été de 19% supérieurs à ceux de janvier-juin 2020. Ils atteindront 1,2 milliard sur l'exercice (1 milliard en 2020; hors dépenses liées à la licence 5G et au contrat dans le football). Un tiers de ce montant sera consacré à la fibre optique. L'opérateur a à ce jour équipé 621.000 foyers et entreprises en fibre optique, ce qui porte à 10% le taux de pénétration de la technique. Il s'agit d'offrir une connexion plus rapide, pour pouvoir multiplier les services et générer davantage de revenus. Bien que le cash-flow disponible se soit établi à -11 millions d'euros à l'issue du 2e trimestre, il a été de 132 millions sur le semestre (262 millions, contribution de Mobile Vikings incluse). La dette nette n'en est pas moins passée de 2,36 milliards d'euros fin décembre à 2,67 milliards fin juin. Son échéance moyenne est de 4,2 ans et son taux d'intérêt moyen, de 1,76%. Le groupe a payé 226 millions d'euros de dividendes et dépensé 217 millions pour racheter MTN et Swisscom, les actionnaires minoritaires de BICS. Sa dette nette atteint 1,5 fois l'Ebitda escompté, un ratio que, malgré ses investissements, l'entreprise ne veut pas voir dépasser 1,6. Le dividende reste fixé à 1,2 euro par action. Proximus mise sur un CA et un Ebitda (1,75-1,775 milliard d'euros; 1,84 milliard en 2020) stables pour 2021.L'on savait que 2021 serait une année de transition; les trimestriels sont relativement conformes aux attentes et les prévisions annuelles ont été confirmées. L'opérateur ne pourra renouer avec la croissance que lorsqu'il en aura terminé avec ses investissements. Les télécoms n'ont pas la cote, ce qui se traduit par des valorisations très basses. Proximus est valorisé à 4,8 fois l'Ebitda escompté, pour un ratio d'endettement relativement faible pour le secteur. Son principal atout est son rendement en dividende. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 16,79 eurosMarché: Euronext BruxellesTicker: PROX BBCode ISIN: BE0003810273Capit. boursière: 5,7 milliards EURC/B 2020: 10C/B attendu 2021: 10,5Perf. cours sur 12 mois: +1%Perf. cours depuis le 01/01: +3%Rendement du dividende: 7,2%