Après un exercice 2017 qualifié "de transition", marqué par un ralentissement de la croissance, investisseurs et analystes espéraient que Lotus Bakeries renouerait avec une hausse "normale", de 5 à 10% l'an, de son chiffre d'affaires. C'est le cas, du moins si l'on fait abstraction des variations des cours de change (effet négatif de 3,7 millions d'euros sur le chiffre d'affaires), la faiblesse du dollar constituant cette fois le principal écueil. L'entreprise flamande achève le premier semestre sur un chiffre d'affaires de 267,5 millions d'euros, soit 8,6 millions (3,3%) de plus qu'il y a un an. A cours de change constants, la croissance du chiffre d'affaires s'établit à 5%.
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Après un exercice 2017 qualifié "de transition", marqué par un ralentissement de la croissance, investisseurs et analystes espéraient que Lotus Bakeries renouerait avec une hausse "normale", de 5 à 10% l'an, de son chiffre d'affaires. C'est le cas, du moins si l'on fait abstraction des variations des cours de change (effet négatif de 3,7 millions d'euros sur le chiffre d'affaires), la faiblesse du dollar constituant cette fois le principal écueil. L'entreprise flamande achève le premier semestre sur un chiffre d'affaires de 267,5 millions d'euros, soit 8,6 millions (3,3%) de plus qu'il y a un an. A cours de change constants, la croissance du chiffre d'affaires s'établit à 5%.Le résultat est conforme aux attentes, mais aussi à celui de l'an dernier. Les principaux moteurs de croissance restent l'extension mondiale de Lotus Biscoff, en versions tant biscuit que pâte à tartiner, et la commercialisation de snacks sains (Bear, Nakd et Trek) dans un nombre toujours plus élevé de pays. Biscoff renoue avec une croissance de plus de 10% de son chiffre d'affaires outre-Atlantique; reste que si 75% des chaînes américaines le distribuent désormais, son taux de pénétration n'atteint pas 5%. Lotus dispose donc d'un potentiel de croissance considérable, dans un pays qui revêt à ses yeux de plus en plus d'importance. Les en-cas sains achèvent eux aussi le premier semestre sur une croissance à deux chiffres. Aucun de ces résultats ne va toutefois de soi. Les cash-flows opérationnels (Rebitda) récurrents (hors éléments exceptionnels) progressent moins rapidement que le chiffre d'affaires (augmentation de 2,2%, à 54,9 millions d'euros, soit un résultat légèrement inférieur au consensus). Lotus a en effet accru ses dépenses de publicité télévisée nationale, notamment au Royaume-Uni, et recruté de nouveaux collaborateurs chargés d'assurer la croissance. La marge de Rebitda est par conséquent passée de 20,7% au premier semestre de 2017 à 20,5% cette année. Le bénéfice opérationnel récurrent (Rebit) progresse de 2,5%, cependant qu'un allègement des charges financières et fiscales a permis au bénéfice net de bondir de 7,5%, de 31,85 à 34,24 millions d'euros; le bénéfice net passe ainsi de 39,25 à 41,92 euros par action (+6,8%). Les défis, désormais, consisteront à rendre le "bon" aussi "sain" et le "sain" aussi "bon" que possible. Pour soutenir la croissance constante de Lotus Biscoff, le groupe construit outre-Atlantique la première usine à spéculoos en dehors de la Belgique. La fin des travaux et le démarrage de la production sont prévus pour le deuxième semestre de 2019. Le calendrier est respecté et le goût sera proche de celui obtenu à Lembeke. Les Etats-Unis se hissent depuis 2016 au rang de premier marché pour Lotus Biscoff, mais la pénétration est, nous l'avons vu, loin d'être optimale. Pour consolider sa position dans les en-cas sains, le groupe s'est offert Kiddylicious, une entreprise britannique innovante spécialisée dans l'alimentation des tout-petits, pour un prix de 60 millions d'euros environ.Lotus repasse au-dessus du BEL 20, même si le cours s'est légèrement replié au premier semestre. A 30 fois le bénéfice escompté pour 2018, la valorisation est élevée. Mais les producteurs d'en-cas sains se paient actuellement au prix fort si bien que dans le cas de Lotus, le rapport est acceptable. Nous avons intégré l'action dans le portefeuille modèle pour son énorme potentiel de croissance à (long) terme. Conseil : acheterRisque : faibleRating : 1ACours : 2.500 eurosTicker : LOTB BBCode ISIN : BE0003604155Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 2,08 milliards EURC/B 2017 : 31C/B attendu 2018 : 30Perf. cours sur 12 mois : +6 %Perf. cours depuis le 01/01 : +17 %Rendement du dividende : 0,8 %