Biocartis a atteint les trois grands objectifs qu'il s'était fixés pour l'exercice; ce qui, vu les répercussions de la pandémie sur les tests oncologiques, n'était pas gagné.
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Biocartis a atteint les trois grands objectifs qu'il s'était fixés pour l'exercice; ce qui, vu les répercussions de la pandémie sur les tests oncologiques, n'était pas gagné.Un, le nombre de mini-labos Idylla placés est de 335: c'est mieux qu'annoncé (300-350) lors de la mise à jour du 3e trimestre, et comparable au chiffre de 2019 (337). Cent une plateformes de test ont été installées au 1er semestre; déduction faite des 64 unités retournées après l'arrêt de la collaboration avec Genomic Health (Exact Sciences), fin octobre, l'on recensait, fin décembre, 1.581 unités placées. Un tiers des nouveaux appareils se trouve aux Etats-Unis. Les ventes ont bondi de 14%, à 7,1 millions d'euros. Deux, 230.000 cartouches de test ont été vendues (+31%), contre 228.000 prévues (+12%, à 80.000 tests, au 1er semestre). Les bons résultats du 2e semestre s'expliquent par la reprise des ventes des tests oncologiques, malgré le nouveau ralentissement accusé au 4e trimestre. A cela s'ajoutent, aux Etats-Unis particulièrement, les ventes de l'Idylla SARS CoV-2, dont le développement a été accéléré pour répondre aux besoins des unités de soins intensifs. Le chiffre d'affaires (CA) sur les ventes de cartouches s'est envolé de 38%, à 24,8 millions d'euros. Le prix de vente moyen par test a augmenté de 7%. Le CA du groupe (la transaction de 10,3 millions d'euros versée par Exact Sciences incluse) a bondi de 47%, pour atteindre 55,6 millions d'euros. Les dépenses opérationnelles se sont accrues de 10%, à 102,4 millions d'euros, tandis que les dépenses de production passaient à 26,3 millions (+23%). La deuxième ligne de production a permis à la marge brute de se hisser de 12% à 18%. La perte nette s'établit à 62,9 millions (-2%). Trois, la trésorerie totalisait fin décembre 123,8 millions d'euros (120 millions escomptés), contre 178,7 millions fin 2019. Biocartis a allégé de 13,6 millions d'euros l'encours de ses obligations convertibles par la conversion de 10% de l'emprunt arrivant à échéance en 2024. Il espère placer 300 à 350 appareils en 2021; le chiffre est un peu moins élevé que prévu, mais tient compte de l'excellent 4e trimestre et du maintien des restrictions de fréquentation des hôpitaux. La direction compte enregistrer entre 40% et 60% de croissance du nombre de tests vendus, à 320.000-370.000 unités. La trésorerie devrait atteindre, fin 2021, 50 millions d'euros, montant qui intègre le fait que le groupe pourrait investir dans la franchise des maladies infectieuses (bien qu'il pourrait aussi, à terme, s'appuyer sur des partenaires). Un test de panel SARS-CoV-2, qui permettra de détecter, outre le Covid-19, d'autres infections respiratoires, comme la grippe, sera proposé au 1er semestre encore, à un prix plus élevé. A court terme, nous attendons l'introduction du test GeneFusion (cancer du poumon) et l'introduction de la demande d'autorisation du test MSI (cancer du côlon) aux Etats-Unis. Le calendrier des développements en Chine et au Japon est respecté; les premiers enregistrements y sont attendus pour 2022.Les résultats annuels et les perspectives pour 2021 ne sont pas récompensés. La double franchise en oncologie et en maladies infectieuses accroît l'intérêt de la plateforme Idylla. La pandémie a souligné l'importance des tests diagnostics. Le renforcement de sa position stratégique et sa faible valorisation font de Biocartis une proie toute trouvée pour une offre d'achat hostile. L'absence de réaction du cours nous paraissant injustifiée, nous avons augmenté notre position. Conseil: acheterRisque: élevéRating: 1CCours: 4,2 eurosTicker: BCART BBCode ISIN: BE0974281132 Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 241,7 millions EURC/B 2020: -C/B attendu 2021: -Perf. cours sur 12 mois: +12%Perf. cours depuis le 01/01: -10%Rendement du dividende: -