argenx entend devenir un acteur mondial dans les maladies auto-immunes d'ici à 2025, et ce, essentiellement grâce à sa molécule ARGX-113 (l'efgartigimod), susceptible de constituer à elle seule un véritable pipeline. Le groupe gantois peut en effet se targuer d'avoir déjà obtenu avec cet inhibiteur de FcRn une preuve de concept (le candidat médicament a démontré son efficacité) dans chacune de ces quatre indications: la myasthénie (une maladie rare des muscles), le purpura thrombopénique immunologique (une maladie du sang - PTI), le pemphigus vulgaire (une maladie de la peau - PV) et, depuis le début de cette année, la polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (maladie auto-immune affectant le système nerveux - PIDC). Actuellement, ces quatre maladies font l'objet de cinq études de phase III au total.
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argenx entend devenir un acteur mondial dans les maladies auto-immunes d'ici à 2025, et ce, essentiellement grâce à sa molécule ARGX-113 (l'efgartigimod), susceptible de constituer à elle seule un véritable pipeline. Le groupe gantois peut en effet se targuer d'avoir déjà obtenu avec cet inhibiteur de FcRn une preuve de concept (le candidat médicament a démontré son efficacité) dans chacune de ces quatre indications: la myasthénie (une maladie rare des muscles), le purpura thrombopénique immunologique (une maladie du sang - PTI), le pemphigus vulgaire (une maladie de la peau - PV) et, depuis le début de cette année, la polyradiculonévrite inflammatoire démyélinisante chronique (maladie auto-immune affectant le système nerveux - PIDC). Actuellement, ces quatre maladies font l'objet de cinq études de phase III au total. Le 17 décembre, l'agence américaine des médicaments (la FDA) évaluera la demande de mise sur le marché de l'efgartigimod pour traiter la myasthénie. Le Japon se prononcera sur ce plan en 2022. En Europe, le dossier sera soumis à l'organe compétent cette année encore. Le 20 juillet, argenx a par ailleurs révélé les deux nouvelles indications dans lesquelles l'action de l'efgartigimod sera évaluée. La cinquième indication est la myosite, une troisième maladie neuromusculaire, après la myasthénie et la PIDC; il s'agirait de la franchise dominante de l'entreprise, les autres étant l'hématologie, les maladies de la peau et, à l'avenir, les maladies des reins. L'efgartigimod sera testé sur trois sous-types de myosite, tous causés par les auto-anticorps IgG: la myopathie nécrosante auto-immune (MNAI), le syndrome des antisynthétases (SAS) et la dermatomyosite. Le groupe cible est ici plus important encore que pour la myasthénie (20.000 personnes), puisque 33.000 personnes souffrent de l'une de ces trois pathologies aux Etats-Unis. D'ici à la fin de l'année, argenx introduira une demande de lancement d'une étude de phase II pour les trois sous-types de myosite. L'étude durera 26 semaines. C'est à l'issue d'une analyse intermédiaire que l'entreprise déterminera les types qui seront étudiés en phase III, après quoi une demande d'enregistrement pourrait être introduite. La sixième indication est la pemphigoïde bulleuse (PB), une maladie rare de la peau qui touche 41.000 personnes aux Etats-Unis. Il a été démontré à de nombreuses reprises que la maladie est causée par des auto-anticorps pathogènes. Un essai de phase III (enregistrement) débutera avant la fin de l'année pour cette maladie, parallèlement à l'étude de phase III sur le PV. argenx ambitionne de tester d'ici peu sa molécule phare sur 10 maladies, et d'ici à 2025, sur 15; l'objectif semble réaliste, dès lors que l'entreprise collabore depuis quelques mois avec le groupe chinois Zai Lab.L'entreprise a également expliqué le 20 juillet pourquoi l'efgartigimod ne provoque pas de baisse du niveau d'albumine dans le sang et n'induit par conséquent pas de hausse du taux de cholestérol, contrairement à l'inhibiteur de FcRn de son concurrent Immunovant, qui a été contraint pour cette raison de mettre un terme cette année aux études cliniques en cours. Les yeux d'un plus grand nombre sont donc désormais rivés sur l'efgartigimod. L'entreprise attend en outre beaucoup de deux autres de ses molécules d'ici à 2025. L'ARGX-117, un inhibiteur de C2, pourrait, à l'instar de l'ARGX-113, devenir à elle seule un pipeline. Les premiers résultats d'une étude de phase I (dosage) sont prometteurs tant en matière de sécurité que de tolérance et justifient le lancement d'études preuve de concept. La première étude de phase II sur la neuropathie motrice multifocale (NMM), une maladie neurologique, commencera avant la fin de l'année. Une deuxième indication pour l'ARGX-117 est à l'étude. argenx espère avoir lancé plusieurs études d'enregistrement d'ici à 2025. L'entreprise ambitionne par ailleurs de fournir une preuve de concept avec l'ARGX-119 (franchise neuromusculaire) d'ici là, et de présenter chaque année une nouvelle molécule issue de son très fructueux programme d'innovation. L'action a gagné 20% depuis que nous en avons recommandé l'achat début juin. Soulignons donc que le sentiment à son égard a changé depuis le refus de la FDA d'accélérer l'examen du dossier d'approbation du traitement de la myasthénie, début mars. Dans l'attente de sa décision (le 17 décembre), nous maintenons notre conseil. Conseil: acheterRisque: élevé Rating: 1CCours: 267,9 eurosTicker: ARGX BBCode ISIN: NL0010832176Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 13,7 milliards EURC/B 2020: -C/B attendu 2021: -Perf. cours sur 12 mois: +22,3%Perf. cours depuis le 01/01: +10,2%Rendement du dividende: -