Malgré des résultats en nette baisse, ArcelorMittal a limité les dégâts au troisième trimestre. Le volume d'acier expédié a diminué de 5,6% par rapport au deuxième trimestre, à 13,6 millions de tonnes (-7,1% sur un an). L'Europe (-11,1%) et le Brésil (-5,6%) accusent les plus forts reculs. Sur les neuf premiers mois de 2022, les volumes ont diminué de 8,3%, à 43,3 millions de tonnes. Sur le trimestre, le chiffre d'affaires (CA) du groupe s'élève à 18,98 milliards de dollars, en recul de 14,3% sur trois mois et de 6,2% sur un an. Le prix moyen de l'acier a baissé de 11,1% sur trois mois, celui du minerai de fer, de 24,8%. Le cash-flow d'exploitation (Ebitda) est passé de 5,16 à 2,66 milliards de dollars (consensus: 2,33 milliards). Sur la période janvi...

Malgré des résultats en nette baisse, ArcelorMittal a limité les dégâts au troisième trimestre. Le volume d'acier expédié a diminué de 5,6% par rapport au deuxième trimestre, à 13,6 millions de tonnes (-7,1% sur un an). L'Europe (-11,1%) et le Brésil (-5,6%) accusent les plus forts reculs. Sur les neuf premiers mois de 2022, les volumes ont diminué de 8,3%, à 43,3 millions de tonnes. Sur le trimestre, le chiffre d'affaires (CA) du groupe s'élève à 18,98 milliards de dollars, en recul de 14,3% sur trois mois et de 6,2% sur un an. Le prix moyen de l'acier a baissé de 11,1% sur trois mois, celui du minerai de fer, de 24,8%. Le cash-flow d'exploitation (Ebitda) est passé de 5,16 à 2,66 milliards de dollars (consensus: 2,33 milliards). Sur la période janvier-septembre, il s'est contracté, de 14,35 à 12,9 milliards de dollars. A 993 millions de dollars (contre 3,92 milliards de dollars au deuxième trimestre et 4,62 milliards de dollars l'an dernier), le bénéfice net a déçu. Sur les neuf premiers mois de 2022, il s'élève à 9,04 milliards de dollars (-17,1% sur un an). Depuis quelques mois, le secteur de l'acier souffre de la baisse de la demande finale, mais aussi du déstockage sur l'ensemble de la chaîne logistique. Ce double effet, combiné aux coûts élevés de l'énergie, a contraint ArcelorMittal à annoncer de nettes réductions de sa production en France, en Espagne, en Allemagne et en Pologne. Au total, les aciéries européennes devraient produire au quatrième trimestre 20% d'acier en moins qu'au dernier trimestre de 2021 (8,6 millions de tonnes); sur l'année, la baisse sera de quelque 6 millions de tonnes. Le groupe répond ainsi à la demande, mais réduit au minimum les coûts énergétiques et évite de produire à perte. Depuis 2020, le sidérurgiste a diminué de 30% la quantité de gaz par tonne d'acier expédiée.Malgré le ralentissement cyclique et les investissements élevés en fonds de roulement, la dette nette est restée inchangée par rapport à septembre 2021, à 3,9 milliards de dollars, proche de son plancher historique. Fin 2022, elle devrait atteindre 3,5 milliards de dollars. Ce désendettement permettra au groupe de poursuivre sa stratégie de croissance malgré la conjoncture peu favorable, une situation confortable qui était impensable il y a encore quelques années. Sur la période 2021-2024, ArcelorMittal investira au total 3,65 milliards de dollars dans des projets qui permettront de dégager 1,2 milliard de dollars d'Ebitda supplémentaire par an. Après 2024, des investissements importants seront réalisés en Inde, afin d'y doubler la capacité de production annuelle, à 15 millions de tonnes début 2026. L'Ebitda sera ainsi multiplié par 2,5 (la part d'ArcelorMittal dans la joint-venture représentait 623,4 millions de dollars sur neuf mois). Depuis 2020, le groupe a versé 10,2 milliards de dollars aux actionnaires, principalement par des rachats d'actions. Le flottant a diminué de 29%, à 878 millions. Au troisième trimestre, 31 des 60 millions d'actions faisant l'objet du programme ont été rachetées. Les perspectives à court terme sont incertaines: tant que le déstockage se poursuit, la pression sur les marges subsistera. Le titre s'est nettement redressé ces dernières semaines, tiré par le marché dans son ensemble. Les perspectives économiques incertaines se reflètent suffisamment dans le cours, à 0,44 fois la valeur comptable et 6,5 fois les bénéfices attendus (en forte baisse) pour 2023. Le bilan, sain, est rassurant et les rachats d'actions soutiennent le cours.Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 24,92 eurosTicker: MT NACode ISIN: LU1598757687Marché: Euronext AmsterdamCapit. boursière: 21,9 milliards EURC/B 2021: 2,2C/B attendu 2022: 2,5Perf. cours sur 12 mois: -7,3%Perf. cours depuis le 01/01: -11,5%Rendement du dividende: 1,4%