Conformément à sa stratégie 2030, présentée en décembre, Greenyard veut devenir leader de l'alimentation végétale, en répondant aux aspirations croissantes à une alimentation végétale, plus saine, non transformée, facile et rapide à préparer (gamme convenience).
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Conformément à sa stratégie 2030, présentée en décembre, Greenyard veut devenir leader de l'alimentation végétale, en répondant aux aspirations croissantes à une alimentation végétale, plus saine, non transformée, facile et rapide à préparer (gamme convenience). Après les difficultés de 2018 et 2019, le géant des fruits et des légumes s'est redressé plus rapidement que prévu. Le renforcement du modèle de partenariat vertical intégré avec les cultivateurs et les grands détaillants lui garantit une évolution plus stable et prévisible du chiffre d'affaires (CA). La dette, élevée, a été progressivement maîtrisée grâce à une nouvelle croissance des ventes, à un contrôle strict des coûts et à la vente d'actifs non essentiels. Un refinancement complet a été mené en mars 2021, avec un total de 467,5 millions d'euros de prêts et crédits auprès d'un consortium bancaire et une augmentation de capital de 50 millions d'euros (7,14 actions émises à 7 euros l'unité), largement souscrite par Alychlo (Marc Coucke) et qui a aussi permis de financer le remboursement en espèces, le 22 décembre, de l'emprunt obligataire convertible de 125 millions d'euros (cours de conversion: 16,65 euros par action).Grâce à ce désendettement, le groupe disposera, ces trois prochaines années, d'une marge de manoeuvre suffisante pour des investissements supplémentaires en capital. Pour l'exercice 2024/25, Greenyard souhaite accroître son CA de 650 millions d'euros, à plus de 5 milliards d'euros, soit une croissance annuelle de 5%. Le cash-flow opérationnel récurrent ou Rebitda devrait augmenter de 6 à 7% par an, à 200-210 millions d'euros (156,9 millions pour l'exercice 2020/21). Pour y parvenir, le groupe a déployé une stratégie triple, avec en premier lieu l'amélioration de la collaboration avec les clients, puis l'élargissement de la gamme convenience, avec un investissement annuel de 30 à 35 millions d'euros pendant trois ans, qui sera rapidement rentabilisé. Greenyard envisagera également des fusions et acquisitions sélectives, en Europe ou aux Etats-Unis. Le troisième niveau, l'élaboration de nouveaux produits végétaux, s'appuie sur les deux premiers.Le versement d'un dividende, mis en pause, pourrait reprendre après l'exercice 2022/23. Le ratio d'endettement (hors contrats de location) fluctuera entre 2 et 2,5 fois le Rebitda. Au 1er semestre de 2021/22 (1er juillet- 30 décembre), les ventes comparables ont augmenté de 1,8% sur un an, à 2,15 milliards d'euros (contre une hausse annuelle de 10,3% du CA pour la période de référence). Le Rebitda s'est accru de 7,5%, à 82,6 millions d'euros, tandis que la marge de Rebitda signait une hausse encourageante, de 3,5 à 3,8%. Dans le segment Long Fresh, la marge s'est hissée de 7,1 à 7,4% et dans le segment Fresh, elle est passée de 2,8 à 3%. La dette nette hors contrats de location s'est allégée, de 407,4 à 338,1 millions, et le ratio d'endettement est passé de 3,9 à 2,8 fois le Rebitda; le ratio devrait s'établir à 2,5 d'ici la fin de l'exercice (31 mars), sur la base d'un Rebitda attendu de 165 millions d'euros.L'action Greenyard a réagi positivement aux nouveaux objectifs stratégiques, qui confirment que l'entreprise est à nouveau sur les rails après la crise de 2018-2019. La surveillance des marges, historiquement mal gérée, semble mieux maîtrisée. L'action a déjà regagné beaucoup de terrain et montre des signes de formation d'un sommet à court terme. Nous visons un retour à 8,5 euros dans les prochains mois avant de formuler une recommandation d'achat.Conseil: conserver/attendreRisque: moyenRating: 2BCours: 9,98 eurosTicker: GREEN BBCode ISIN: BE0003765790Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 514,1 millions EURC/B 2021: 21C/B attendu 2022: 16,5Perf. cours sur 12 mois: +61%Rendement du dividende: -