Les chiffres sur lesquels le spécialiste des royalties sur l'or et du streaming de métaux précieux a achevé le trimestre n'ont pas convaincu les marchés. Les arrêts de production provoqués par le Covid-19 au 2e trimestre ont eu plus de répercussions encore que prévu au 3e.
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Les chiffres sur lesquels le spécialiste des royalties sur l'or et du streaming de métaux précieux a achevé le trimestre n'ont pas convaincu les marchés. Les arrêts de production provoqués par le Covid-19 au 2e trimestre ont eu plus de répercussions encore que prévu au 3e. Bien que la plupart des mines aient redémarré fin juin, la production n'a pas renoué avec ses niveaux normaux. Sandstorm ne comptabilise en outre les revenus de streaming qu'après la vente du métal reçu - généralement, un mois après sa production mais parfois, tous les trois mois seulement. L'un dans l'autre, la quantité d'équivalent or écoulée au 3e trimestre n'a pas dépassé 12.069 onces troy, soit une chute de 30,2% par rapport au 3e trimestre de 2019 et de 33,2% d'un trimestre à l'autre (10.920 onces). Après neuf mois, la baisse s'établit à 23,8%, à 36.381 onces troy d'équivalent or. Nolan Watson, le CEO, s'attend à un chiffre d'affaires (CA) record au 4e trimestre. Une panne mécanique s'est déclarée le 27 septembre dans la mine brésilienne Chapada, dont la production sera nettement à la traîne jusqu'à la fin novembre. Chapada a contribué à hauteur de 1.280 onces troy d'équivalent or aux ventes du 3e trimestre. La hausse des prix des métaux précieux a largement soutenu l'activité: le prix moyen de l'or est passé de 1.491 dollars l'once troy au 3e trimestre de 2019 et de 1.715 dollars au 2e trimestre, à 1.928 dollars (+29,3% et +12,4% respectivement). Le CA est tombé de 25,8 à 23,3 millions de dollars (-9,7%; 18,7 millions au 2e trimestre). Le cash-flow opérationnel récurrent est passé de 18,2 à 18 millions de dollars, le bénéfice net, de 6,2 à 6,5 millions de dollars (0,03 dollar par action). La trésorerie atteignait fin octobre 75 millions de dollars, contre 43,4 millions au 30 juin. Ce qui, avec les 67 millions d'investissements stratégiques, de prêts ou d'actions dans des entreprises de matières premières et une ligne de crédit inutilisée pouvant atteindre 300 millions de dollars, assure au canadien une capacité d'investissement record. En septembre, un communiqué de presse diffusé prématurément par Royal Gold annonçait un accord de streaming d'argent conjoint d'un milliard de dollars, dont 450 millions en faveur de Sandstorm. Le contrat n'est pas (encore?) finalisé, mais il confirme les ambitions du groupe. Même sans nouveaux contrats, le modèle de royalties recèle un potentiel certain, y compris en cas de remontée des cours des métaux précieux. L'exploration des 202 projets avec lesquels Sandstorm a des accords de royalties ou de streaming a permis de découvrir ces quatre dernières années des réserves plus élevées que la production annuelle - une tendance qui va s'accélérer encore, puisque la hausse des cours a accru les possibilités de financement. L'entreprise cherche actuellement de nouvelles réserves pour deux tiers environ de ses projets, ce qui se traduira à terme par une nouvelle production, sans débours aucun pour elle. L'étude des conséquences écologiques du projet turc Hod Maden qui sera présentée au 4e trimestre sera suivie d'une version finale, attendue pour le 1er trimestre de 2021; l'étude de faisabilité définitive suivra en mars ou en avril. Le démarrage a été reporté du début à la fin de l'année 2023. L'action a perdu près de 30% depuis le sommet atteint fin juillet, en raison de la chute du cours de l'or et de la lenteur de la reprise de la production. Sandstorm est toutefois financièrement plus robuste que jamais et nous considérons ce repli comme une excellente opportunité de premier achat. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 7,60 dollarsTicker: SAND USCode ISIN: CA80013R2063Marché: NYSECapit. boursière: 1,47 milliard USDC/B 2019: 90C/B attendu 2020: 76Perf. cours sur 12 mois: +18%Perf. cours depuis le 01/01: +2%Rendement du dividende: -