Les résultats d'Engie surprennent rarement, et c'est précisément cette constance qui ouvre la porte à une revalorisation de l'action. Au 3e trimestre aussi, le groupe énergétique français a affiché des performances conformes aux attentes. Son bénéfice récurrent et son chiffre d'affaires ont progressé de 9%, lui permettant de confirmer ses prévisions pour 2019: le bénéfice net récurrent devrait atteindre 2,5 à 2,7 milliards d'euros, soit environ 1,05 euro par action - une valorisation attrayante, au cours actuel. Avec un rapport cours/bénéfice de 14, Engie reste, de manière injustifiée, sous la moyenne sectorielle de 15. Or il offre à la fois des résultats prévisibles, et donc un profil de risque limité, et une légère croissance du bénéfice. La direct...

Les résultats d'Engie surprennent rarement, et c'est précisément cette constance qui ouvre la porte à une revalorisation de l'action. Au 3e trimestre aussi, le groupe énergétique français a affiché des performances conformes aux attentes. Son bénéfice récurrent et son chiffre d'affaires ont progressé de 9%, lui permettant de confirmer ses prévisions pour 2019: le bénéfice net récurrent devrait atteindre 2,5 à 2,7 milliards d'euros, soit environ 1,05 euro par action - une valorisation attrayante, au cours actuel. Avec un rapport cours/bénéfice de 14, Engie reste, de manière injustifiée, sous la moyenne sectorielle de 15. Or il offre à la fois des résultats prévisibles, et donc un profil de risque limité, et une légère croissance du bénéfice. La direction table sur une hausse du bénéfice opérationnel de 6,5% à 8,5% par an d'ici à 2021. Le marché prend lentement acte de ces paramètres et le potentiel de revalorisation du titre est élevé.Grâce à leur plus grande disponibilité, les centrales nucléaires belges ont eu une incidence favorable sur les résultats. La perte s'est allégée de moitié, de 539 à 239 millions d'euros, sur les neuf premiers mois de l'année, et pourrait même diminuer de 70% sur 12 mois. Sauf imprévu, les centrales pourraient à nouveau contribuer au bénéfice à partir de 2020. En outre, le prix de vente de l'électricité produite a encore augmenté, à 36 euros par MWh en 2019; la moitié de l'électricité livrable en 2021 est déjà vendue, au prix de 47 euros par MWh. Engie, qui n'a pas raté le train de la transition climatique, mise de plus en plus sur la production d'électricité verte. La contribution au bénéfice des éoliennes et autres énergies renouvelables a augmenté de 4% au 3e trimestre, malgré une sensible baisse de la production des centrales hydroélectriques françaises. Le groupe entend poursuivre l'écologisation de son parc de production. Cette année, il a cédé sa participation de 69,1% dans le thaïlandais Glow, qui exploite surtout des centrales thermiques. Il veut aussi se défaire de ses centrales au charbon allemandes et néerlandaises, pour ramener la part de ce combustible à 4%.Dans la branche Infrastructures, qui représente près de la moitié du bénéfice net récurrent du groupe, l'exploitation du réseau de gaz naturel français a bridé (temporairement, selon la direction) les résultats, surtout du fait de la baisse des tarifs réglementés de transport et de stockage de gaz naturel, même si cet effet a en partie été compensé par la première contribution au bénéfice de TAG, le réseau de gaz naturel brésilien racheté cette année. Enfin, les services aux entreprises et aux ménages restent un moteur de croissance. Entre janvier et septembre, le bénéfice de cette division a augmenté de 6%, grâce notamment à une accélération des ventes de solutions d'économie d'énergie. La dette nette s'est alourdie de 3,4 milliards d'euros, à 26,7 milliards d'euros, notamment parce qu'Engie a d'ores et déjà investi 7 milliards d'euros cette année, dont 1,5 milliard pour l'acquisition de TAG. La dette nette financière atteint 2,7 fois le cash-flow opérationnel, alors qu'Engie vise un ratio de 2,5. La revalorisation du titre se poursuit doucement. Engie doit constamment prouver que son profil de risque s'est allégé et que les résultats s'améliorent lentement mais sûrement. Ces efforts sont loin d'être achevés: il reste donc un potentiel de redressement suffisant pour confirmer le conseil d'achat. Le rendement du dividende de 5,5% aidera l'actionnaire à patienter. Conseil: acheterRisque: faibleRating: 1ACours: 14,25 eurosTicker: ENGICode ISIN: FR0010208488Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 34,5 milliards EURC/B 2018: 14C/B attendu 2019: 14Perf. cours sur 12 mois: +14%Perf. cours depuis le 01/01: +14%Rendement du dividende: 5,5%