Après le redressement du cours, passé de 45 à 60 euros depuis novembre, l'action KBC a cédé quelque 5% à la publication des résultats annuels. Le groupe belge se profile depuis des années comme une banque européenne performante, qui combine excellents ratios et résultats généralement robustes et stables. Mais la crise sanitaire ne l'a pas épargné, allant jusqu'à faire plonger les résultats dans le rouge au 1er trimestre.
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Après le redressement du cours, passé de 45 à 60 euros depuis novembre, l'action KBC a cédé quelque 5% à la publication des résultats annuels. Le groupe belge se profile depuis des années comme une banque européenne performante, qui combine excellents ratios et résultats généralement robustes et stables. Mais la crise sanitaire ne l'a pas épargné, allant jusqu'à faire plonger les résultats dans le rouge au 1er trimestre. Les réductions de valeur sur instruments financiers évalués à leur juste valeur ont engendré une perte nette de 5 millions d'euros (-0,04 euro par action); les trois mois suivants ont été marqués par de fortes réductions de valeur sur les crédits, ce qui a limité le résultat net à 205 millions d'euros (0,47 euro par action). Depuis la réouverture de l'économie toutefois, les chiffres se montrent beaucoup plus "normaux". Le poste Réductions de valeur sur crédits achève le 4e trimestre à -122 millions d'euros, contre +80 millions d'euros pour les revenus à la juste valeur et les revenus liés au trading. Il est donc clair que le deuxième confinement n'a pas autant pesé sur les chiffres que le premier. La banque achève l'exercice sur 1,18 milliard d'euros de réductions de valeur sur les crédits, un montant légèrement supérieur aux prévisions, arrêtées à 1,1 milliard d'euros. Les revenus nets d'intérêts demeurent le fondement des résultats du bancassureur très fortement intégré qu'est KBC. A 1,067 milliard d'euros, ils sont légèrement inférieurs au consensus (1,08 milliard d'euros), et en deçà du montant (1,182 milliard) sur lequel la banque avait achevé le 4e trimestre de 2019. Les revenus nets d'intérêts de l'exercice s'établissent à 4,467 milliards d'euros (prévisions: 4,5 milliards). Le résultat net (538 millions) est conforme au consensus, mais nettement inférieur aux 702 millions enregistrés un an plus tôt. Le bénéfice n'est donc pas encore totalement normalisé. Le résultat annuel net de 1,44 milliard d'euros (3,34 euros par action) recule de 42% par rapport à 2019 (2,489 milliards, ou 5,85 euros par action). Les ratios de liquidité et de solvabilité, toujours très bons au sortir du 4e trimestre, comptent parmi les meilleurs d'Europe. Conformément à la demande de la BCE, KBC limitera à 0,44 euro brut par action le dividende final payé au titre de l'exercice 2020. Si la BCE devait assouplir ses restrictions en 2021, KBC payerait 2 euros brut de plus en fin d'année. Une avance sur dividende d'un euro par action sera quoi qu'il en soit distribuée en novembre pour l'exercice 2021. Si 3,44 euros brut étaient effectivement payés en 2021, ce serait une excellente nouvelle pour l'actionnaire de référence KBC Ancora, qui a essuyé une perte sur le 1er semestre de son exercice 2020-2021. KBC Ancora (18,6% des actions KBC) est un monoholding typiquement belge, qui ne détient que des actions KBC et dont les revenus se composent quasi exclusivement de dividendes KBC. Nous trouvons le marché très sévère dans son analyse des résultats et distinguons là une nouvelle opportunité d'achat. Conseil : acheterRisque : moyenRating : 1BCours : 58,48 eurosTicker : KBC BBCode ISIN : BE0003565737Marché : Euronext BruxellesCapit. boursière : 25,69 milliards EURC/B 2020 : 17,5C/B attendu 2021 : 13,5Perf. cours sur 12 mois : -17%Perf. cours depuis le 01/01 : +1%Rendement du dividende : 1,7%