C'est sans aucun doute l'annonce, en marge de la publication du rapport du 3e trimestre, du tout premier versement d'un dividende, au 1er trimestre de 2022, qui aura marqué les esprits. Nolan Watson, le CEO, avait indiqué il y a un certain temps que le portefeuille de la société canadienne de royalties et de streaming de métaux précieux était suffisamment mûr pour que cette étape puisse être franchie. Tout comme celle de Franco-Nevada (FNV), la direction entend ne jamais réduire le dividende. Le premier versement sera de 0,02 dollar canadien, soit un rendement brut annuel de 0,9%, contre, aux cours actuels, 0,8% pour FNV et 1,35% pour Wheaton Precious Metals. Mais chez ce dernier, le dividende pourrait bien évoluer à la baisse, car il représente chaqu...

C'est sans aucun doute l'annonce, en marge de la publication du rapport du 3e trimestre, du tout premier versement d'un dividende, au 1er trimestre de 2022, qui aura marqué les esprits. Nolan Watson, le CEO, avait indiqué il y a un certain temps que le portefeuille de la société canadienne de royalties et de streaming de métaux précieux était suffisamment mûr pour que cette étape puisse être franchie. Tout comme celle de Franco-Nevada (FNV), la direction entend ne jamais réduire le dividende. Le premier versement sera de 0,02 dollar canadien, soit un rendement brut annuel de 0,9%, contre, aux cours actuels, 0,8% pour FNV et 1,35% pour Wheaton Precious Metals. Mais chez ce dernier, le dividende pourrait bien évoluer à la baisse, car il représente chaque trimestre 30% de la moyenne des cash-flows opérationnels des quatre trimestres précédents; toutefois, la dernière diminution remonte au 4e trimestre de 2017. Compte tenu de la modestie du dividende, Sandstorm dispose d'une marge suffisante pour continuer à investir pleinement dans sa croissance - et sa soif de grandir n'est toujours pas étanchée, comme en témoignent les trois accords de streaming/royalties conclus en 2021, pour un total de 153 millions de dollars américains; elle s'est assuré des revenus pour plusieurs décennies en acquérant, pour 108 millions de dollars, des royalties sur la production de minerai de fer, d'or et de cuivre dans deux vastes zones minières du géant Vale, au nord et au sud du Brésil.Pour financer ses ambitions, Sandstorm a étendu sa facilité de crédit en octobre, de 225 à 350 millions de dollars. Pour la première fois, le crédit est lié à des objectifs de durabilité. Au 3e trimestre, elle a vendu 15.514 onces troy d'équivalent or, 13,8% de moins qu'au trimestre précédent (18.004 onces troy), mais plus qu'au 3e trimestre de 2020 (12.068 onces troy). Elle a réalisé un chiffre d'affaires de 27,6 millions de dollars (26,4 millions au 2e trimestre et 23,3 millions l'an dernier) et produit 17,9 millions de dollars de cash-flow opérationnel (20 millions au 2e trimestre et 18,1 millions l'année dernière). Sur les neuf premiers mois de l'année, le cash-flow a progressé de 45,8 à 61,6 millions de dollars (+34,5% en un an). Le bénéfice trimestriel s'est replié, de 0,04 à 0,03 dollar par action (6,6 millions de dollars au total). La fourchette de ventes prévisionnelle pour l'exercice 2021, qui avait été relevée de 7.000 onces troy d'équivalent or après le 1er semestre, à 62.000-69.000 onces troy, a été resserrée, à 64.000-69.000 onces troy. Comme attendu, Sandstorm a profité de la dépréciation de l'action au cours de ces derniers mois pour racheter 3,6 millions de ses titres, à 6,22 dollars l'unité en moyenne. Depuis novembre 2018, elle en racheté 19,9 millions (environ 10% du flottant), au cours moyen de 5,4 dollars. Sandstorm attend toujours l'approbation (espérée pour fin septembre) du rapport d'impact sur l'environnement et l'étude de faisabilité finale du projet d'or et de cuivre Hod Maden, en Turquie. Le CEO présume qu'elles arriveront avant la fin de l'année. Le titre a bien entendu réagi positivement à l'annonce du premier versement d'un dividende, qui réduira, à terme, sa sous-valorisation par rapport aux actions des grands acteurs du secteur et attirera un nouveau profil d'investisseurs. Concernant Hod Maden, nous restons sur notre faim; en cas de nouvelles positives, un net rattrapage de l'action est à prévoir. Dans l'intervalle, les rachats d'actions protègent contre une baisse structurelle du cours.Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 7,03 dollarsTicker: SAND USCode ISIN: CA80013R2063Marché: NYSECapit. boursière: 1,35 milliard USDC/B 2020: 88,3C/B attendu 2021: 44Perf. cours sur 12 mois: -5,9%Perf. cours depuis le 01/01: -2%Rendement du dividende: -