Le spécialiste belgo-français du champagne vient de traverser plusieurs années difficiles. La crise financière puis celle de l'euro, et leurs conséquences, ont érodé la confiance des consommateurs, qui ont dès lors consommé aussi moins de champagne. Les attentats terroristes perpétrés en France en 2015 et 2016 ont par ailleurs pesé sur le tourisme et l'horeca. Enfin, après l'inattendu "oui" au Brexit, en juin 2016, la livre britannique a perdu 20% et le deuxième marché de Vranken a connu quelques turbulences. Cela étant, il y a des raisons de rester optimiste à l'égard de ce numéro deux du secteur (derrière la chaîne de luxe LVMH), qui détient les marques de premier ordre Vranken, Pommery, Charles Lafitte et Heidsieck&Co Monopole. L'économi...

Le spécialiste belgo-français du champagne vient de traverser plusieurs années difficiles. La crise financière puis celle de l'euro, et leurs conséquences, ont érodé la confiance des consommateurs, qui ont dès lors consommé aussi moins de champagne. Les attentats terroristes perpétrés en France en 2015 et 2016 ont par ailleurs pesé sur le tourisme et l'horeca. Enfin, après l'inattendu "oui" au Brexit, en juin 2016, la livre britannique a perdu 20% et le deuxième marché de Vranken a connu quelques turbulences. Cela étant, il y a des raisons de rester optimiste à l'égard de ce numéro deux du secteur (derrière la chaîne de luxe LVMH), qui détient les marques de premier ordre Vranken, Pommery, Charles Lafitte et Heidsieck&Co Monopole. L'économie française commence à remonter la pente, et les touristes se font à nouveau plus nombreux. Le redressement économique s'observe dans toute la zone euro. Vranken ne s'en plaindra pas, qui cueille lentement les fruits de ses efforts. Le chiffre d'affaires (CA) lié à ses activités en dehors de l'Europe prend timidement le chemin de la hausse: +9,5% en 2016 (28,6 millions d'euros) et +12,8% au premier semestre 2017 (13 millions d'euros). Au Japon, en Australie et aux Etats-Unis, la croissance minimale enregistrée est de 10%. L'an dernier, le CA annuel est resté relativement stable, à 300,2 millions d'euros (300,1 millions d'euros en 2016). Après neuf mois, on note une croissance du CA de 3,9%, à 160,4 millions d'euros, grâce à la progression des ventes de vins génériques et semi-finis (+76,1%, à 11,8 millions d'euros). Mais Vranken en a vendu moins au dernier trimestre. De ce fait, en base annuelle, les ventes de champagne et de porto ont reflué de 1%, à 252,3 millions d'euros (-5,2%, à 118,5 millions, au quatrième trimestre). Le CA des vins rosés et des " vins gris " de Camargue s'est accru de 2,8%, à 38,8 millions d'euros, en rythme annuel, après un recul de 3,2%, à 17,6 millions, au quatrième trimestre. D'ici 2019, le groupe entend préparer 900hectares de terrains à l'accueil de vignes bio, en vue d'accroître les ventes de ce type de vin, plus lucratives. En outre, Vranken, qui mise beaucoup sur le marché des vins mousseux, a lancé en juin 2017 le "Louis Pommery California". Cette année démarreront les ventes du "Brut de France", que le groupe produit en Camargue. Compte tenu de la rareté des terres disponibles et de marges qu'il s'attend à voir reculer en raison des normes environnementales plus strictes, le fondateur du groupe, Paul-François Vranken, anticipe de nouvelles augmentations des prix du champagne, dans les prochaines années. En juillet 2017, le groupe a vendu pour 44 millions d'euros sa participation (50%) dans Listel (vins rosé). Il va dès lors pouvoir alléger quelque peu l'endettement net - fin juin, à 722,6 millions d'euros encore. Le résultat d'exploitation récurrent (Rebit) a progressé au premier semestre 2017 de 39,1%, à 3,2 millions d'euros, et la perte nette a reculé de 6,4%, à 4,4 millions. Les chiffres annuels seront dévoilés le 29 mars.Vranken-Pommery Monopole a désormais de meilleures cartes en main. L'action s'échange actuellement dans le milieu de son canal depuis 2012, entre 20 et 28 euros. Nous pensons qu'elle peut se redresser à au moins 28 euros, vu la bonne tenue de l'économie européenne. L'action est en retrait par rapport au reste du secteur et s'échange à 0,61 fois sa valeur comptable. En conséquence, nous relevons notre conseil.Conseil : acheter Risque : moyenRating : 1BCours : 24,1 eurosTicker : VRAP FPCode ISIN : FR0000062796Marché : Euronext ParisCapit. boursière : 215,4 millions EURC/B 2016 : 35C/B attendu 2017 : 40Perf. cours sur 12 mois : +9 %Perf. cours depuis le 01/01 : +2 %Rendement du dividende : 3,3 %