Fin septembre, EVS a annoncé avoir trouvé un nouveau CEO: Serge Van Herck. Pierre de Muelenaere l'assiste dans sa fonction jusqu'à la fin de l'année. Il avait été désigné CEO ad interim mi-2018 après le remerciement de Muriel De Lathouwer, qui avait fait suite à l'annonce de résultats peu brillants alors même que l'année avait été marquée par de grands rendez-vous sportifs.
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Fin septembre, EVS a annoncé avoir trouvé un nouveau CEO: Serge Van Herck. Pierre de Muelenaere l'assiste dans sa fonction jusqu'à la fin de l'année. Il avait été désigné CEO ad interim mi-2018 après le remerciement de Muriel De Lathouwer, qui avait fait suite à l'annonce de résultats peu brillants alors même que l'année avait été marquée par de grands rendez-vous sportifs. La société spécialisée dans la diffusion en direct d'événements sportifs, qui peut se targuer d'un positionnement unique, a fait état d'un contexte difficile pour l'ensemble du secteur des médias, dont les acteurs se montrent frileux en termes d'investissements. Le premier trimestre a donc été placé sous le signe de la prudence. Et grâce aux mesures de réduction des coûts adoptées, le résultat du premier semestre n'est pas désastreux. Le chiffre d'affaires (CA) a reculé de 44,1 à 41,0 millions d'euros (-6,9%). Certes, 2019 est une année impaire, moins riche en événements sportifs majeurs. Le premier semestre de 2018 avait été marqué par les Jeux olympiques d'hiver en Corée du Sud et la Coupe du monde de football en Russie. EVS voit généralement les revenus de la location de matériel augmenter lors de ces manifestations d'envergure. Or les ventes du premier semestre de 2018 avaient été jugées "faibles" - et au terme des six premiers mois de cette année 2019, elles ont manqué le consensus de 5%. En hausse de 46%, à 3,4 millions d'euros, le bénéfice d'exploitation (Ebit) a en revanche dépassé les attentes (un recul de 1,8 million d'euros). Les efforts d'EVS ont porté leurs fruits, puisque les coûts opérationnels ont baissé de 7,1%, faisant passer la marge d'Ebit de 5,3 à 8,3%. Le résultat net a pour sa part chuté de 10,6 à 3,7 millions d'euros, ou de 0,78 à 0,26 euros par action, mais il faut préciser qu'EVS avait enregistré un avantage fiscal exceptionnel de 6,6 millions d'euros au premier semestre de 2018. Se fondant sur le carnet de commandes de 22,5 millions d'euros au 30 juin (7% sous le consensus), la direction a, à l'issue du premier semestre, confirmé ses prévisions de CA (100 à 120 millions d'euros) pour l'exercice courant. En octobre 2018, une série de résultats décevants avait fait tomber le cours de l'action à un plancher, juste au-dessus de 15 euros. L'annonce d'une prise de participation de 3% dans EVS par son concurrent Evertz avait alors alimenté les rumeurs sur un possible rachat d'EVS. La direction ne s'est toutefois pas montrée favorable à un tel scénario, et Evertz n'a pas précisé ses intentions. La perspective d'une reprise semble s'être éloignée après l'augmentation de capital menée en décembre dernier, à l'occasion de laquelle Ackermans & van Haaren et Belfius Insurance sont entrés dans le capital d'EVS, et l'embauche d'un nouveau CEO. Pour la période 2018-2021, EVS a modifié sa politique de dividende. Le groupe a voulu, en proposant un dividende total d'un euro brut (un acompte de 0,50 euro et un dividende du même moment à la clôture), mettre en avant la stabilité du rendement offert (rendement brut de 4,6 %). Le spécialiste des technologies de production vidéo en direct peut se prévaloir de disposer d'une abondante trésorerie (40,9 millions d'euros net à fin juin 2019). L'évolution de son CA n'est toutefois pas reluisante, ce qui tempère notre enthousiasme vis-à-vis de l'action, malgré la valorisation raisonnable - 10 fois le rapport attendu entre la valeur de l'entreprise et les cash-flows opérationnels (Ebitda) - et le beau rendement du dividende. Conseil: conserver/attendreRisque: moyenRating: 2BCours: 21,95 eurosTicker: EVS BBCode ISIN: BE0003820371Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 315 millions EURC/B 2018: 8,5C/B attendu 2019: 15Perf. cours sur 12 mois: +38%Perf. cours depuis le 01/01 :-5%Rendement du dividende : 4,6%