La capitalisation boursière de Louis Vuitton Moet Hennessy (LVMH en abrégé) dépasse aujourd'hui la barre des 140 milliards d'euros, ce qui confère un statut des plus impressionnant au roi absolu du luxe. Le cours de l'action LVMH a atteint un nouveau niveau record grâce à l'excellent chiffre d'affaires (CA) réalisé par le groupe lors du premier trimestre de 2018.
...

La capitalisation boursière de Louis Vuitton Moet Hennessy (LVMH en abrégé) dépasse aujourd'hui la barre des 140 milliards d'euros, ce qui confère un statut des plus impressionnant au roi absolu du luxe. Le cours de l'action LVMH a atteint un nouveau niveau record grâce à l'excellent chiffre d'affaires (CA) réalisé par le groupe lors du premier trimestre de 2018. Le groupe français est parvenu à donner un coup de jeune à son image et à séduire les "millennials" en concluant un contrat exclusif avec la star de la pop Rihanna, par exemple. Lors du premier trimestre de 2018, le CA du groupe a enregistré une hausse de pas moins de 10%, à 10,9 milliards d'euros. La croissance organique (à savoir, la croissance abstraction faite des rachats ou désinvestissements) a été plus spectaculaire encore: elle a atteint 13%. Un CA de 50 milliards d'euros est-il possible en 2020? Au rythme actuel, une telle perspective est parfaitement envisageable! Pour l'énième fois ces derniers temps, LVMH a surpassé haut-la-main le consensus (+8,5%). Qui plus est, la croissance du CA et des bénéfices repose sur une large base de support, qui intègre toutes les divisions du groupe puisqu'une croissance à deux chiffres s'affiche pratiquement partout. Les résultats de la division Mode et maroquinerie, qui est la plus grande mais aussi la plus rentable du groupe, ont constitué une agréable surprise pour LVMH. Le CA y a progressé de 25% (en raison notamment de la consolidation complète de Christian Dior Couture), dont 16% de croissance organique. Cette division est connue dans le monde entier pour les grandes marques qu'elle abrite, de Louis Vuitton à Kenzo en passant par Fendi, Donna Karan ou Givenchy, et a représenté l'an dernier pas moins de 36% du CA et même 59% du Rebit du groupe grâce à des bénéfices atteignant 4,9 milliards d'euros (+27%). La division Vins et spiritueux (Moët & Chandon, Dom Perignon, Veuve Cliquot, Château d'Yquem, Hennessy, etc.) a vu son CA stagner mais a enregistré une croissance organique de 10%. Les ventes de champagne ont progressé de 1% mais c'est la marque de cognac Hennessy qui s'est particulièrement distinguée avec 5% de gains de volume grâce à un bien meilleur écoulement sur le marché chinois. Outre les magasins Sephora, la division Distribution sélective comprend surtout le groupe DFS (la plus grande chaîne de magasins de luxe pour les voyageurs). Cette division a vu son CA diminuer de 2% à la suite de la résiliation de sa concession à l'aéroport international de Hong Kong mais a néanmoins enregistré une croissance organique de 9%. Sephora a bénéficié des débuts en fanfare des ventes du nouveau make-up (Fenty Beauty) de Rihanna dans la foulée du contrat exclusif conclu avec la star. En progression de respectivement 9 et 8%, les chiffres des deux dernières divisions, Montres et joaillerie (TAG Heuer, Zenith, Hublot, etc.) et Parfums et cosmétiques (Parfum Christian Dior, Guerlain, Parfums Givenchy, etc.), sont légèrement inférieurs à la moyenne du groupe pour le premier trimestre mais leur poids dans le CA total est plutôt limité. Elles affichent en revanche une croissance organique supérieure à la moyenne (respectivement +20% et +17%). Sous la houlette de son PDG et actionnaire principal Bernard Arnault, la direction de LVMH croit dur comme fer en un avenir radieux pour le groupe de luxe français, qui n'a pas son pareil pour profiter du fait que le marché émergent crucial qu'est la Chine tourne de nouveau à plein régime ces derniers temps. LVMH a une nouvelle fois démontré, lors du premier trimestre de 2018, qu'il est un groupe de luxe de tout premier plan. Valorisée à 25 fois le bénéfice attendu pour 2018 et à plus de 13 fois le rapport attendu valeur d'entreprise (EV)/cash-flow d'exploitation (Ebitda), son action est loin de pouvoir encore être considérée comme bon marché mais n'est pas non plus beaucoup plus chère que la moyenne du secteur malgré des performances au-dessus du lot. Conseil : conserver/attendreRisque : faibleRating : 2ACours : 282,5 eurosTicker : MC FPCode ISIN : FR0000121014Marché : Euronext ParisCapit. boursière : 143,3 milliards EURC/B 2017 : 27,5C/B 2018 attendu : 25Perf. cours sur 12 mois : +38 %Perf. cours depuis le 01/01 : + 15 %Rendement du dividende : 1,8 %