La quantité d'acier inoxydable expédiée par Aperam a diminué au troisième trimestre, alors que les clients européens réduisaient leurs stocks élevés du fait de la détérioration des perspectives économiques. L'industrie souffre en effet beaucoup de la crise énergétique et de la guerre en Ukraine. Aperam a toutefois vendu davantage au Brésil. Les prix à la production ont chuté par rapport aux niveaux relat...

La quantité d'acier inoxydable expédiée par Aperam a diminué au troisième trimestre, alors que les clients européens réduisaient leurs stocks élevés du fait de la détérioration des perspectives économiques. L'industrie souffre en effet beaucoup de la crise énergétique et de la guerre en Ukraine. Aperam a toutefois vendu davantage au Brésil. Les prix à la production ont chuté par rapport aux niveaux relativement élevés du début d'année. Le chiffre d'affaires s'est contracté de 26% sur le trimestre, à 1,82 milliard d'euros. Le cash-flow d'exploitation (Ebitda) ajusté s'élève à 235 millions d'euros, contre 402 millions au 2e trimestre (consensus: 206 millions d'euros), en raison de la dépréciation des stocks.La diminution du fonds de roulement a fait augmenter le cash-flow d'exploitation de 20% sur le trimestre, à 267 millions. Tout en reversant 127 millions d'euros sous forme de dividendes et de rachats d'actions, Aperam a réussi à réduire encore sa dette nette à 482 millions d'euros, contre 571 millions fin juin, et entend bien poursuivre encore son désendettement au 4e trimestre. Les volumes sont attendus en légère hausse, mais la correction des prix se poursuit et l'effet de stock négatif persiste. Par conséquent, l'Ebitda va encore baisser et se rapprocher de sa moyenne historique au 4e trimestre. Une fois de plus, Aperam devrait signer une très bonne année. Sur les neuf premiers mois, le bénéfice par action a atteint 8,31 euros par action, contre 6,21 euros sur la même période de 2021. Sur l'ensemble de l'exercice 2022, il pourrait atteindre 9,45 euros par action. Mais ces bénéfices élevés ne sont pas durables et pourraient bien fondre de moitié en 2023. Avec un ratio d'endettement de 0,4, le bilan est toutefois très solide. Par conséquent, le dividende de 2 euros par action n'est pas menacé et le rendement de dividende avoisine les 7%. Sur la base d'un ratio cours/bénéfice de 6,4 en 2023, le titre est bon marché. Nous maintenons donc la recommandation d'achat.