En 2017, la Banque centrale canadienne (Banque du Canada) a relevé ses taux pour la première fois en sept ans, exprimant ainsi sa confiance dans la reprise économique. Le taux de base s'élève actuellement à 1%. A titre de comparaison : en avril 2009, il ne dépassait pas un quart de pour cent. La politique monétaire pourrait donc prendre une tout autre tournure à partir de cette année. Les indicateurs macro-économiques incitent à la confiance. Les dépenses des ménages augmentent. Si le chômage c...

En 2017, la Banque centrale canadienne (Banque du Canada) a relevé ses taux pour la première fois en sept ans, exprimant ainsi sa confiance dans la reprise économique. Le taux de base s'élève actuellement à 1%. A titre de comparaison : en avril 2009, il ne dépassait pas un quart de pour cent. La politique monétaire pourrait donc prendre une tout autre tournure à partir de cette année. Les indicateurs macro-économiques incitent à la confiance. Les dépenses des ménages augmentent. Si le chômage concerne toujours 6,50% de la population active, 400.000 nouveaux emplois ont par ailleurs été créés en cours d'année. Le principal objectif de la Banque du Canada est de préserver la valeur du dollar canadien (CAD), en continuant à peser sur l'inflation (entre 1 et 3%), laquelle s'établit actuellement à 1,4%. Ses autres objectifs sont la stabilité et la sécurité de la devise, de même que la stabilité financière. Elle ne les a que partiellement réalisés en 2017. L'économie canadienne reste tributaire de l'évolution des prix de l'énergie et des matières premières, en particulier du pétrole. La conjoncture, sur ce plan, lui est actuellement favorable. Les relations commerciales avec les Etats-Unis inquiètent un peu plus les dirigeants politiques - trois quarts des exportations sont en effet destinées au pays de l'Oncle Sam -, mais les liens avec le gouvernement américain sont d'une manière générale relativement solides et nous ne prévoyons pas de changement à ce niveau dans l'immédiat. L'économie du pays profite pour l'heure pleinement de la reprise mondiale, laquelle devrait se poursuivre l'an prochain. La forte hausse des prix immobiliers constitue cependant un risque à ne pas perdre de vue. Mais le gouvernement est déjà intervenu, en durcissant les conditions d'octroi de crédits ; la bulle immobilière devrait donc pouvoir rester sous contrôle. Comme de nombreuses devises, le dollar canadien a perdu du terrain face à l'euro en 2017. Sur une durée un peu plus longue, toutefois, il reste relativement stable. Son cours actuel, d'environ 1,5 CAD pour un euro, est à peu près identique à ce qu'il était il y a dix ans. La probabilité d'un relèvement (limité) de taux l'an prochain est réelle, ce qui devrait soutenir davantage encore la monnaie. Celle-ci restera donc intéressante en 2018 pour les investisseurs de long terme en quête de possibilités de diversification, qui privilégient une certaine stabilité et des taux d'intérêt supérieurs d'environ 1% au rendement en euro.