Au premier anniversaire de son entrée en fonction en tant que CEO d'EVS, Serge Van Herck a tout lieu de se réjouir. Celui qui affirmait qu'il fallait mettre à exécution les bonnes idées, parler moins et agir plus a fait part d'un bilan plutôt positif, malgré des trimestriels en dent de scie. Le groupe spécialisé dans les diffusions en direct d'événements sportifs, qui peut se targuer d'un positionnement unique, a subi tour à tour l'annulation de la Coupe d'Europe de football en juin et des Jeux olympiques en juillet-août. En outre, presque aucune rencontre sportive n'a eu lieu. Le carnet de commandes d'EVS s'est donc réduit comme peau de chagrin, l'an passé, du moins durant les trois premiers trimestres.
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Au premier anniversaire de son entrée en fonction en tant que CEO d'EVS, Serge Van Herck a tout lieu de se réjouir. Celui qui affirmait qu'il fallait mettre à exécution les bonnes idées, parler moins et agir plus a fait part d'un bilan plutôt positif, malgré des trimestriels en dent de scie. Le groupe spécialisé dans les diffusions en direct d'événements sportifs, qui peut se targuer d'un positionnement unique, a subi tour à tour l'annulation de la Coupe d'Europe de football en juin et des Jeux olympiques en juillet-août. En outre, presque aucune rencontre sportive n'a eu lieu. Le carnet de commandes d'EVS s'est donc réduit comme peau de chagrin, l'an passé, du moins durant les trois premiers trimestres. Serge Van Herck entend bien remettre l'entreprise wallonne sur la voie de la croissance. A cette fin, il racheté l'entreprise néerlandaise Axon, dont le portefeuille complétera l'offre existante d'EVS en matière de solutions de production en direct. Si, en huit mois (chiffres consolidés depuis le 1er mai), cette entité a contribué à hauteur de 7,9 millions d'euros au chiffre d'affaires (CA) de 2020, elle a aussi entamé le bénéfice du groupe, avec une contribution négative de 1,6 million d'euros. Le recul du CA en 2020 s'est toutefois limité à 14,8%, de 103,4 à 88,1 millions d'euros. Sans tenir compte de l'effet de change et des revenus de la location de matériel de reportage additionnels, le CA affiche un recul comparable (-14,3%, de 102,1 à 87,4 millions d'euros), comme attendu par le consensus. La maîtrise des coûts (malgré le rachat d'Axon, les coûts opérationnels n'ont augmenté que de 1,9%) a été exemplaire, même si le recul du CA a nettement accru la pression sur les marges. Ainsi, le bénéfice d'exploitation (Ebit) a plongé à 5,7 millions d'euros, soit 75% de moins qu'en 2019 (23 millions), et la marge d'Ebit (bénéfice/CA) a reculé de 22,3% à 6,4%. Le résultat net a suivi la même tendance, puisqu'il est passé de 19,6 millions d'euros fin 2019 à seulement 7,2 millions (-63,4 %) un an plus tard. Par action, le bénéfice diminue de 1,40 à 0,53 euro. Passons maintenant aux bonnes nouvelles. Lors de la présentation des résultats annuels, EVS a indiqué que le carnet de commandes (Axon inclus) s'était nettement étoffé au 4e trimestre, passant de 41 millions d'euros au 30 septembre à 54,2 millions d'euros au 31 décembre, soit au moins 8,5 millions d'euros ou 20% au-delà du consensus. Les commandes pour 2021 ont atteint 31,3 millions d'euros - montant qui fait abstraction des revenus de la location de matériel liés au report des grands événements sportifs à cette année, déjà comptabilisés fin 2020 (12,9 millions d'euros). La direction se montre optimiste pour 2021, sans toutefois s'engager sur des chiffres précis. EVS dispose toujours d'une abondante trésorerie (35,7 millions d'euros, au 31 décembre, soit 2,5 euros par action).Avec une trésorerie nette de plus de 35 millions d'euros à fin 2020, la situation financière du fournisseur de technologies de pointe n'est certainement pas inquiétante. Une tâche difficile attend néanmoins Serge Van Herck: la relance du moteur de la croissance du groupe. Cela dit, en principe, les deux années à venir seront marquées par de nombreux événements sportifs d'envergure. Avec une valeur d'entreprise correspondant à moins de 8 fois l'Ebitda attendu en 2021 et à 13 fois le bénéfice espéré l'année prochaine, la valorisation de l'action est raisonnable - en tout cas, assez pour que nous envisagions son entrée dans le portefeuille modèle. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1B Cours: 18,82 eurosTicker: EVS BBCode ISIN: BE0003820371Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 269,6 millions EURC/B 2020: 31C/B attendu 2021: 13,5Perf. cours sur 12 mois: +33%Perf. cours depuis le 01/01: +12%Rendement du dividende: 2,7%