L'action Biocartis a perdu quelque 30% fin octobre après l'annonce de l'arrêt de la collaboration entre Biocartis et Genomic Health portant sur le développement du test Oncotype DX Breast Recurrence Score, qui diagnostique les tumeurs du sein, pour la plateforme Idylla de l'entreprise sise à Malines. Exact Sciences, qui a racheté cette année Genomic Health, a en effet revu ses priorités, notamment à la suite de l'éclatement de la pandémie de Covid-19. Le test ne devait être commercialisé "que" sur le marché européen, mais l'arrêt de la collaboration est un coup dur pour l'entreprise belge, même si elle a perçu une indemnité de rupture de 12 millions de dollars.
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L'action Biocartis a perdu quelque 30% fin octobre après l'annonce de l'arrêt de la collaboration entre Biocartis et Genomic Health portant sur le développement du test Oncotype DX Breast Recurrence Score, qui diagnostique les tumeurs du sein, pour la plateforme Idylla de l'entreprise sise à Malines. Exact Sciences, qui a racheté cette année Genomic Health, a en effet revu ses priorités, notamment à la suite de l'éclatement de la pandémie de Covid-19. Le test ne devait être commercialisé "que" sur le marché européen, mais l'arrêt de la collaboration est un coup dur pour l'entreprise belge, même si elle a perçu une indemnité de rupture de 12 millions de dollars. Toutefois, quelques jours à peine après cette déconvenue, Biocartis annonçait deux nouveaux partenariats. L'un avec GeneproDx, une entreprise chilienne de diagnostic moléculaire ; ensemble, elles développeront le ThyroidPrint pour l'Idylla. Ce nouveau test génomique indique, en cas de résultats non concluants d'une biopsie de nodules thyroïdiens, s'il s'agit d'une tumeur bénigne ou maligne. L'autre, avec le groupe américain Endpoint Health, porte sur le développement et la commercialisation d'un test compagnon diagnostiquant des maladies infectieuses que l'Idylla exécutera. Dans ce domaine, Biocartis a déjà développé cette année un test de détection du Sars-CoV-2 et avec son partenaire Immunexpress, le test SeptiCyte Rapid, un test de diagnostic du sepsis, une surréaction potentiellement mortelle du système immunitaire à une infection. Ce dernier test, que le mini-labo Idylla exécutera également, a été marqué CE début octobre - l'approbation par la FDA est attendue au 1er trimestre de 2021 - et le test Sars-CoV-2 a pour sa part décroché le marquage CE le 10 novembre. Celui-ci se vend déjà. Leurs ventes devraient au moins compenser le recul des volumes accusé dans l'oncologie depuis la pandémie. Les volumes de l'ensemble des ventes de Biocartis ont augmenté de pas moins de 61% en un an, au 3e trimestre. Après les neuf premiers mois de 2020, la hausse s'établit à 27% en glissement annuel; la direction pronostique pour l'intégralité de l'exercice une progression des ventes de 30%, à 228.000 tests. Au 3e trimestre, la moitié des nouvelles plateformes Idylla ont été installées aux Etats-Unis et sur l'année, la direction s'attend à ce qu'environ 300 nouveaux mini-labos le soient, soit le bas de la fourchette prévisionnelle (300-350 appareils neufs). Compte tenu de l'indemnité de rupture versée par Genomic Health, la position de trésorerie attendue pour fin décembre a été relevée, de 110 millions à 120 millions d'euros. Pour le cancer de l'intestin, au cours du trimestre courant, une demande d'approbation du test 510(k) MSI devrait être introduite auprès de la FDA et au 1er trimestre de 2021, ce sera le tour du test RAS. Autre jalon très important, au cours du prochain trimestre: le lancement du test de détection du cancer du poumon à usage scientifique Genefusion. Biocartis a récemment présenté la version FLEX de sa plateforme Idylla, qui vise à développer de nouveaux tests plus rapidement et simplement, et à moindre coût. Biocartis a bien fait, après l'éclatement de la pandémie de Covid-19, de mettre l'accent sur la détection des maladies infectieuses. L'étoffement continu de la palette de tests de l'Idylla est en outre judicieux en ce que le mini-labo peut intéresser plusieurs cibles (détection de cancers et de maladies infectieuses). Ces bonnes nouvelles ont tiré l'action vers le haut peu de temps après la baisse du cours de fin octobre. Nous maintenons notre conseil "acheter".Conseil: acheterRisque: élevéRating: 1CCours: 4,85 eurosTicker: BCART BBCode ISIN: BE0974281132 Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 273,5 millions EURC/B 2019: -C/B attendu 2020: -Perf. cours sur 12 mois: -20%Perf. cours depuis le 01/01: -17%Rendement du dividende: -