Le groupe a produit en moyenne 208.200 barils d'équivalent pétrole par jour (bep/j) au premier trimestre, contre 207.000 au quatrième trimestre et 222.200 au premier trimestre de 2021. Le volume de vente est pour sa part passé à 216.200 bep/j, contre 205.100 au dernier trimestre et 223.200 barils au premier trimestre de 2021. Rien d'extraordinaire sur ces plans, mais Aker BP a profité de la hausse continue des prix du gaz et du pétrole, si bien que certains de ses chiffres ont atteint de nouveaux records. Le groupe a perçu en moyenne 100,9 dollars par baril de pétrole écoulé, contre 78,8 dollars au trimestre précédent et 60,1 dollars au premier trimestre de 2021, et 171 dollars par baril de gaz vendu, contre 169,5 dollars, un niveau déjà très élev...

Le groupe a produit en moyenne 208.200 barils d'équivalent pétrole par jour (bep/j) au premier trimestre, contre 207.000 au quatrième trimestre et 222.200 au premier trimestre de 2021. Le volume de vente est pour sa part passé à 216.200 bep/j, contre 205.100 au dernier trimestre et 223.200 barils au premier trimestre de 2021. Rien d'extraordinaire sur ces plans, mais Aker BP a profité de la hausse continue des prix du gaz et du pétrole, si bien que certains de ses chiffres ont atteint de nouveaux records. Le groupe a perçu en moyenne 100,9 dollars par baril de pétrole écoulé, contre 78,8 dollars au trimestre précédent et 60,1 dollars au premier trimestre de 2021, et 171 dollars par baril de gaz vendu, contre 169,5 dollars, un niveau déjà très élevé, au trimestre précédent et 38,5 dollars au premier trimestre de 2021. Le chiffre d'affaires (CA) a par conséquent atteint le niveau inédit de 2,29 milliards de dollars (+23,9% par rapport au trimestre précédent et +102% par rapport au premier trimestre de 2021). Le cash-flow d'exploitation (Ebitda) s'est accru de 28,7%, à 2 milliards de dollars, en rythme trimestriel; par rapport au premier trimestre de 2021 (878 millions de dollars), il a plus que doublé. Le coût de production moyen a augmenté de 10,1 à 11,6 dollars par bep, mais devrait baisser à nouveau. Le bénéfice net s'est néanmoins établi à 537 millions de dollars, bien plus qu'au trimestre précédent (364 millions) et qu'un an plus tôt (127 millions); il inclut cela dit le produit de la vente (99 millions de dollars) de la participation d'Aker BP dans Cognite AS. Le groupe a dès lors pu réduire sa dette nette rapidement: de 3,28 milliards de dollars au 31 mars 2021 à 0,88 milliard de dollars un an plus tard. Les nouveaux projets qui contribueront à la croissance de la production dans les années qui viennent évoluent bien. La phase II du champ Johan Sverdrup devrait entrer en production au quatrième trimestre de cette année comme attendu. La contribution d'Aker BP y passera alors d'environ 63.000 bep/j actuellement à 87.400 bep/j. A Alvheim, le plan de développement de Kobra East & Gekko a été approuvé. La production y démarrera au premier trimestre de 2024; en sortiront environ 70.000 bep/j. Le développement de Hanz, dans la région d'Ivar Aasen, a lui aussi été validé. Il devrait entrer en production en 2024. Quant à Hod, il est opérationnel depuis avril; c'est le premier nouveau projet à bénéficier des avantages fiscaux que le gouvernement norvégien a accordés à son industrie pétrolière et gazière peu après l'éclatement de la pandémie de Covid-19, en 2020. Au quatrième trimestre de 2022, le groupe fera savoir s'il investit dans le développement de NOAKA, le plus grand gisement pétrolier et gazier encore inexploité dans les eaux norvégiennes; la production y commencerait en 2027 et sa capacité est estimée à 600 millions de bep. Le 2 mai, les autorités norvégiennes ont approuvé la fusion qu'avait annoncée Aker BP fin décembre; il rachète les actifs pétro-gaziers du suédois Lundin Energy. La transaction sera finalisée dans le courant du trimestre. Grâce à ce mariage, le norvégien verra sa production journalière doubler quasiment, à quelque 400.000 bep. Soutenue par les abondants flux de trésorerie générés grâce aux prix toujours élevés du pétrole et du gaz, l'action Aker BP demeure très performante. Elle sera digne d'achat après un repli - possible quand la fusion avec Lundin Energy sera bouclée. Pour l'instant, nous recommandons de la conserver. Conseil: conserver/attendre Risque: moyenRating: 2BCours: 350,20 NOKTicker: AKERBP NOCode ISIN: NO0010345853Marché: OsloCapit. boursière: 126 milliards NOKC/B 2021: 16,5C/B attendu 2022: 13Perf. cours sur 12 mois: +41%Perf. cours depuis le 01/01: +29%Rendement du dividende: 5%