Quelques semaines avant la publication des résultats trimestriels d'Orange Belgium, ses actionnaires ont appris une excellente nouvelle. L'IBPT, le régulateur du marché belge des télécommunications, a proposé d'abaisser les tarifs de gros, ces tarifs d'accès, par les opérateurs qui ne possèdent pas de réseau propre (fixe ou mobile), à ceux des câblo-opérateurs concurrents. Jusqu'à son acquisition de Base, Telenet a emprunté le réseau d'Orange durant des années. Aujourd'hui, Orange loue le réseau câblé de Telenet. C'est ainsi qu'il a pu proposer à sa clientèle l'Internet à large bande et la télévision numérique. Mais l'indemnité à payer à Telenet pour ces services est trop élevée. Aux yeux d'Orange comme de l'IBPT. Par sa récente proposition, le rég...

Quelques semaines avant la publication des résultats trimestriels d'Orange Belgium, ses actionnaires ont appris une excellente nouvelle. L'IBPT, le régulateur du marché belge des télécommunications, a proposé d'abaisser les tarifs de gros, ces tarifs d'accès, par les opérateurs qui ne possèdent pas de réseau propre (fixe ou mobile), à ceux des câblo-opérateurs concurrents. Jusqu'à son acquisition de Base, Telenet a emprunté le réseau d'Orange durant des années. Aujourd'hui, Orange loue le réseau câblé de Telenet. C'est ainsi qu'il a pu proposer à sa clientèle l'Internet à large bande et la télévision numérique. Mais l'indemnité à payer à Telenet pour ces services est trop élevée. Aux yeux d'Orange comme de l'IBPT. Par sa récente proposition, le régulateur entend stimuler la concurrence sur le marché belge. Si les tarifs baissent effectivement, Orange devra donc rétribuer moins Telenet, mais également facturer moins à Medialaan, qui utilise son réseau mobile. Globalement, la mesure jouera toutefois en sa faveur. Les nouveaux tarifs entreront en vigueur au plus tôt en 2020. Jusqu'il y a peu, l'offre câblée d'Orange était déficitaire. L'an dernier, le bénéfice d'exploitation (Ebitda) sur ces services s'est inscrit en rouge, à -16,4 millions d'euros. Et si au terme du premier trimestre de 2019, l'Ebitda était toujours négatif mais nettement moins, à -1,1 million d'euros, d'avril à juin il est repassé dans le vert, à 2,4 millions d'euros. Orange a donc atteint son objectif, dans le segment: franchir le seuil de rentabilité en 2019. Le chiffre d'affaires (CA) consolidé a augmenté de 1,9%, à 318,9 millions d'euros, et l'Ebitda du groupe a progressé de 18,2%, à 78,9 millions d'euros, 10 millions d'euros de plus qu'attendu en moyenne par les analystes. Le nombre d'abonnements mobiles a augmenté de 6,8% (+26.000) en un an. Le CA moyen par utilisateur a cependant baissé de 3,2%, à 20,6 euros. Le nombre de nouveaux abonnés à l'offre TV et Internet LOVE, de 16.000, était cependant légèrement en deçà des prévisions. Orange compte à présent 216.000 clients LOVE, très légèrement moins que prévu, mais 58,8% de plus qu'il y a un an. En raison de problèmes techniques, la migration des clients de Medialaan (Mobile Vikings et Jim Mobile) vers le réseau Orange a pris du retard. Les revenus MVNO (Opérateur de réseau mobile virtuel) sont dès lors inférieurs aux prévisions. Grâce à une baisse des charges de restructuration, le bénéfice net a pour sa part atteint 0,28 euro par action, plus que prévu. Orange a lancé LOVE DUO, formule qui combine uniquement l'Internet et la téléphonie mobile, destinée à attirer ceux qui ne souhaitent plus d'abonnement TV, souvent inclus dans les offres combinées, chez ses concurrents. Malgré un Ebitda meilleur que prévu, Orange n'a pas revu ses prévisions pour 2019 - une légère croissance du CA et un Ebitda compris entre 285 et 305 millions d'euros. Sa dette nette a reculé de 264,3 millions d'euros fin 2018 à 248,8 millions, ou environ 0,8 fois l'Ebitda escompté.Au cours des derniers trimestres, la décote d'Orange par rapport à ses concurrents a nettement diminué. Alors que la baisse des tarifs de gros lui sera bénéfique, l'opérateur télécom n'a pas relevé ses prévisions. Il prévoit des dépenses importantes (infrastructure et licences) pour le déploiement du réseau 5G. Avec un cours qui, depuis son redressement, correspond à environ cinq fois l'Ebitda, l'action est à présent correctement valorisée. Notre avis passe à "conserver". Conseil: conserver/attendreRisque: moyenRating: 2BCours: 20,8 eurosTicker: OBEL BBCode ISIN: BE0003735496Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 1,26 milliard EURC/B 2018: 34C/B attendu 2019: 33Perf. cours sur 12 mois: +58%Perf. cours depuis le 01/01: +22%Rendement du dividende: 2,4%