C'est davantage lorsque le contexte est difficile qu'un management peut convaincre de son efficacité. Celui de Deceuninck a prouvé en 2020 qu'il est digne de confiance. Et si nous avons réintégré l'action dans le portefeuille modèle, fin octobre, c'est précisément parce que sa valorisation d'alors ignorait à nos yeux les compétences de l'équipe de direction de Deceuninck. Fort de ses excellents résultats annuels (provisoires) de 2020, le producteur de fenêtres et de profilés en PVC les a publiés dès la mi-janvier. Le second semestre a donc été très bon, comme l'augurait le...

C'est davantage lorsque le contexte est difficile qu'un management peut convaincre de son efficacité. Celui de Deceuninck a prouvé en 2020 qu'il est digne de confiance. Et si nous avons réintégré l'action dans le portefeuille modèle, fin octobre, c'est précisément parce que sa valorisation d'alors ignorait à nos yeux les compétences de l'équipe de direction de Deceuninck. Fort de ses excellents résultats annuels (provisoires) de 2020, le producteur de fenêtres et de profilés en PVC les a publiés dès la mi-janvier. Le second semestre a donc été très bon, comme l'augurait le rapport intermédiaire publié au terme du troisième trimestre. Deceuninck clôt une très belle année en dépit des conséquences de la pandémie. Son directeur et actionnaire de référence, Francis Van Eeckhout, pourra s'en targuer: l'entreprise s'est nettement rapprochée de la marge d'exploitation (cash-flows opérationnels/chiffre d'affaires, ou Ebitda/CA) de 15% qu'elle vise. La reprise de l'économie amorcée en Europe de l'Ouest et en Turquie après son plongeon au deuxième trimestre l'explique, mais aussi, Deceuninck a continué à consolider sa position sur le marché nord-américain, et surtout, a pris les mesures nécessaires à la réduction de ses coûts. Alors que sur les six premiers mois de l'année, le CA avait reculé de 7,4% (de 312,5 à 289,2 millions d'euros), à son terme, il s'est établi à 642 millions, ou 8 millions de plus (+1,3%) que fin 2019 (633 millions). La progression du CA est magnifique, celle de la rentabilité, ahurissante. L'Ebitda ajusté bondit de 60,6 millions d'euros en 2019 à un montant compris entre 82 et 86 millions d'euros (les chiffres définitifs seront publiés le 25 février), une hausse de près de 40%. Dès lors, la marge d'exploitation signerait une hausse de 9,6%, à quelque 13%, une croissance nettement plus rapide que celle des ventes. Quant à la dette financière nette, elle devrait passer de 140 millions d'euros fin 2019 à 55-60 millions d'euros fin 2020. Un véritable tour de force, rendu possible aussi par la vente, à des cours très intéressants, de 7,5% des actions d'Ege Profil Ticaret ve Sanayi AS, la très rentable filiale turque cotée de Deceunink. Depuis son intégration dans le portefeuille fin octobre, l'action a déjà gagné plus de 60%. Et la valorisation n'est pour l'heure que correcte, à 1,2 fois la valeur comptable et avec un rapport valeur de l'entreprise/Ebitda escompté pour 2021 de 5,5. L'action ne quitte pas le portefeuille modèle: selon nous, son redressement va se poursuivre ces prochains mois. Nous visons un cours de trois euros. Notre recommandation demeure positive. Conseil: acheterRisque: moyenRating: 1BCours: 2,46 eurosTicker: DECB BBCode ISIN: BE0003789063Marché: Euronext BruxellesCapit. boursière: 336,5 millions EURC/B 2019: -C/B attendu 2020: 40Perf. cour sur 12 mois: +24%Perf. cours depuis le 01/01: +20%Rendement du dividende: -