A la suite de la présentation des résultats du deuxième trimestre, l'action The Kraft Heinz Company a fait un bond de 8,5%. C'est sa meilleure performance journalière depuis février 2017. Il faut dire que le CEO, Bernardo Hees, s'était montré bien plus confiant dans l'avenir, cette fois.
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A la suite de la présentation des résultats du deuxième trimestre, l'action The Kraft Heinz Company a fait un bond de 8,5%. C'est sa meilleure performance journalière depuis février 2017. Il faut dire que le CEO, Bernardo Hees, s'était montré bien plus confiant dans l'avenir, cette fois.Le groupe américain, qui est né de la fusion, en 2015, de Kraft et Heinz, compte deux éminents actionnaires principaux(Berkshire Hathaway, l'entreprise de Warren Buffett, et 3G Global Food, un holding brésilien) et est, par son chiffre d'affaires (CA), le cinquième groupe agroalimentaire au monde. Sur la période avril-juin, celui-ci s'est accru de 0,7% en glissement annuel, à 6,69 milliards de dollars. Le CA organique (dont sont exclus les acquisitions et désinvestissements) a cependant reculé de 0,4%. Aux Etats-Unis, le marché principal du groupe, le CA a certes cédé 1,9%, à 4,51 milliards d'euros, mais, pour la première fois en cinq trimestres, le repli est moins important que ne l'avaient pronostiqué les analystes (4,43 milliards de dollars). Alors qu'un an plus tôt, il s'établissait à 0,98 dollar, le bénéfice par action ajusté, à 1,00 dollar, a agréablement surpris, lui aussi. Le consensus (9% de moins) n'avait plus été battu à ce point depuis le troisième trimestre de 2016. Par ailleurs, la fusion commence à porter ses fruits, en témoigne le montant des synergies, à 1,7 milliard de dollars. La marge d'Ebit (rapport bénéfice d'exploitation/CA), à 24,9%, a, pour sa part, déçu les attentes.L'alternance de stagnation et recul du CA du géant agroalimentaire américain alimente depuis un temps les spéculations sur une éventuelle acquisition par le groupe. L'an dernier, The Kraft Heinz Company avait fait part au management et aux actionnaires du groupe britannico-néerlandais Unilever de son intention de leur soumettre une offre d'achat. Les Européens ont rejeté la proposition. Presque simultanément à la publication des résultats trimestriels de Kraft Heinz, The New York Post annonçait que Kraft Heinz et Campbell Soup, une rivale américaine, semblaient envisager une fusion. La direction de Kraft Heinz n'a jamais caché sa volonté d'acheter du CA, par le biais d'une ou de plusieurs acquisitions. Alors qu'elles avaient perdu la moitié de leur valeur précédemment, les actions de Campbell Soup ont gagné 20% quand la rumeur a circulé. Ce géant agroalimentaire fondé en 1869, dont la majorité des actionnaires (41%) sont familiaux, ne produit pas seulement des soupes. Il produit en outre des chips, sauces et boissons (V8). Il déplore lui aussi l'évolution défavorable de ses ventes ces dernières années. Depuis le départ du directeur du groupe, il y a quelques mois, les actionnaires réfléchissent à l'avenir du groupe. Une absorption ne nous paraît pas à exclure, même si, officiellement, Kraft Heinz n'a encore rien proposé. Compte tenu de l'évolution décevante de l'action Kraft Heinz (dans un secteur considéré comme défensif, pourtant), au mépris de la hausse du bénéfice, la valorisation est attrayante: à peine 1,2 fois la valeur comptable, un cours/bénéfice attendu de17, un rendement du dividende de 3,9% brut et un rapport valeur d'entreprise/cash-flow d'exploitation (Ebitda) de 14. Vu le récent rebond de l'action, nous estimons que la tendance est redevenue haussière. Nous maintenons par conséquent notre recommandation "acheter" (1A). Conseil :acheterRisque :faibleRating :1ACours :59,65 dollarsTicker :KHC USCode ISIN :US500751064Marché : NasdaqCapit. boursière : 72,7 milliards USDC/B 2017 : 17C/B attendu 2018 : 16Perf. cours sur 12 mois : -28 %Perf. cours depuis le 01/01 : -23 %Rendement du dividende : 4,1 %