C'est enfoncer une porte ouverte que d'affirmer que 2013 n'a pas été une bonne année pour les entreprises d'exploration d'uranium, comme le groupe canadien Kivalliq Energy. La donne semble cependant plus favorable pour 2014 (pour une estimation générale du marché de l'uranium, lire l'article consacré à Uranium Participation en page 5 du numéro 3-B14). C'est pourquoi nous revenons une nouvelle fois sur cette entreprise riche en opportunités. Ces trois dernières années, elle a accumulé les succès dans l'exploration du projet d'Angilak, dans la province canadienne minière de Nunavit. Depuis 2008, le groupe a investi 54 millions CAD dans la zone d'une superficie totale de 137.702 hec...

C'est enfoncer une porte ouverte que d'affirmer que 2013 n'a pas été une bonne année pour les entreprises d'exploration d'uranium, comme le groupe canadien Kivalliq Energy. La donne semble cependant plus favorable pour 2014 (pour une estimation générale du marché de l'uranium, lire l'article consacré à Uranium Participation en page 5 du numéro 3-B14). C'est pourquoi nous revenons une nouvelle fois sur cette entreprise riche en opportunités. Ces trois dernières années, elle a accumulé les succès dans l'exploration du projet d'Angilak, dans la province canadienne minière de Nunavit. Depuis 2008, le groupe a investi 54 millions CAD dans la zone d'une superficie totale de 137.702 hectares (ha). Après une année 2012 très réussie, il a annoncé en janvier 2013 que grâce aux nouvelles zones J4 et Ray, les réserves avaient augmenté de 27,1 à 43,3 millions de livres (lbs; environ 0,5 kilo), avec une concentration d'uranium moyenne élevée de 0,69%. C'est le seul projet au taux de concentration en uranium le plus élevé qui n'est pas encore entre les mains d'un des géants de l'industrie minière (Cameco, Areva). La chute du cours boursier a dissuadé l'actionnaire de référence Lumina Capital (Ross Beaty; 16,63% du capital) de souscrire à une large augmentation de capital l'an dernier. En fait, personne ne doute que les 50 millions de livres de réserve visées soient largement présentes dans la zone du Lac Cinquante. C'est pourquoi Beaty veut attendre une hausse du cours de l'uranium et de l'action Kivalliq avant d'investir des capitaux frais. Le compromis trouvé prévoit un placement privé limité de 15 millions d'actions nouvelles à 0,30 CAD par action, une dilution de 16%. Ce qui a suffi pour un programme de forage aminci de 5 millions CAD et n'a pas empêché Kivalliq de découvrir deux nouvelles zones à proximité de J4 et Ray (ML et J1). A court terme, on attend avec impatience l'annonce des projets de développement pour Angilak en 2014 et la nouvelle estimation des réserves. Nous prévoyons une hausse limitée, vu le programme de forage de moindre ampleur en 2013. En attendant, la direction ne reste pas les bras croisés et a profité du cours plancher sur le marché de l'uranium pour acquérir deux nouvelles propriétés. En octobre 2013, Kivalliq a annoncé l'acquisition de la Baker Basin Property à Pacific Ridge Exploration. Il s'agit d'une zone d'exploration prometteuse d'une superficie de 93.993 ha dans la province de Nunavit, 200 kilomètres (km) au nord-est d'Angilak. Plusieurs gisements d'uranium y ont été découverts entre 2006 et 2008, et Kivalliq veut les explorer au cours des années à venir. Le CEO Jim Paterson a évoqué une opportunité trop belle pour la laisser passer. Au début du mois, Kivalliq a également annoncé l'acquisition de la Genesis property, un domaine d'exploration de 146.815 ha situé dans le nord-est de la province canadienne de Saskatchewan. Kivalliq dispose d'une équipe technique très compétente qui pourra investir toute son expérience dans l'exploration de Baker Basin et Genesis. Conclusion :Nous voyons en Kivalliq Energy un excellent candidat pour profiter du redressement du cours de l'uranium. En attendant, la direction tente de créer de la valeur supplémentaire sans trop solliciter ses fonds propres en explorant ses nouvelles propriétés. Une belle opportunité pour l'investisseur à long terme, patient et conscient des risques. Conseil : digne d'achatRisque : élevéRating : 1C