Le groupe canadien Kinross Gold est le cinquième producteur d'or au monde s'agissant du volume de production. Il compte neuf mines opérationnelles, réparties entre les États-Unis, le Brésil, le Ghana, la Mauritanie et la Russie. Ces actifs ont produit un total de 2,75 millions d'onces Troy d'or en 2016, en hausse de près de 8% par rapport à l'année précédente et un nouveau record pour le groupe. Sous l'effet de la hausse de la production et de celle du cours de l'or, le chiffre d'affaires a progressé de 14% sur une base annuelle, à 3,47 milliards de dollars. Le coût de production total moyen s'établissait à 984 dollars en 2016, en légère progression par rapport à l'année précédente (975 dollars).
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Le groupe canadien Kinross Gold est le cinquième producteur d'or au monde s'agissant du volume de production. Il compte neuf mines opérationnelles, réparties entre les États-Unis, le Brésil, le Ghana, la Mauritanie et la Russie. Ces actifs ont produit un total de 2,75 millions d'onces Troy d'or en 2016, en hausse de près de 8% par rapport à l'année précédente et un nouveau record pour le groupe. Sous l'effet de la hausse de la production et de celle du cours de l'or, le chiffre d'affaires a progressé de 14% sur une base annuelle, à 3,47 milliards de dollars. Le coût de production total moyen s'établissait à 984 dollars en 2016, en légère progression par rapport à l'année précédente (975 dollars). Les mines américaines représentent près de 40% de la production du groupe. Il s'agit de la célèbre mine de Fort Knox (Alaska), de Kettle River et des mines de Bald Mountain et Round Mountain au Nevada, rachetées l'an dernier à Barrick Gold. Les deux mines russes prennent à leur compte un quart de la production du groupe, mais contribuent le plus au bénéfice du groupe en raison de leur coût de production très bas. Le Brésil et l'Afrique de l'Ouest pèsent chacun environ 15% de la production. Les activités en Afrique de l'Ouest ont encore essuyé des pertes opérationnelles en 2016 du fait des coûts de production élevés là-bas. C'était également le cas de la mine de Maricunga au Chili (5% de la production), dont l'exploitation a entre-temps été interrompue. La fermeture de cette mine ramènera la production du groupe à entre 2,5 et 2,7 millions d'onces en 2017. Pour ce qui concerne le coût de production attendu, la direction s'est contentée d'une fourchette assez large de 925 à 1025 dollars l'once. Kinross a enregistré un bénéfice opérationnel ajusté (EBITDA) de 1,12 milliard de dollars au cours de l'exercice passé, contre 1,03 milliard de dollars l'année précédente. Après amortissements, charges d'intérêts et impôts, il restait un bénéfice net de 93 millions de dollars. La mine de Tasiast, en Mauritanie, est le joyau de Kinross, mais aussi la principale source de préoccupation de la direction comme des investisseurs. Le projet initial d'extension a été abandonné, Kinross étant incapable de débourser les 1,5 milliard de dollars nécessaires. Le groupe a néanmoins décidé d'exécuter le projet, en deux fois. La première phase a commencé et tant le calendrier que le budget sont actuellement respectés. Elle devrait être bouclée au deuxième trimestre de l'an prochain, après quoi la production doublera à un peu plus de 400.000 onces par an. Une étude de faisabilité sera ensuite lancée pour la deuxième phase, qui porterait la production à 777.000 onces. Kinross a remboursé 250 millions de dollars de dettes en septembre. Sa dette nette est ainsi retombée à 906 millions de dollars, soit 0,8 fois l'EBITDA. C'est peu par rapport à la moyenne du secteur. Les extensions prévues de Tasiast et Bald Mountain accroîtront les dépenses d'investissement de 42%, à environ 900 millions de dollars cette année. À une fois la valeur comptable et cinq fois l'EBITDA, Kinross s'échange moyennant une décote par rapport aux autres membres du secteur. Sa structure de coûts et les risques opérationnels plus élevés du groupe peuvent l'expliquer. Kinross affiche en revanche un taux d'endettement réduit. Si les projets d'expansion se déroulent bien et que le cours de l'or évolue favorablement, l'action présente un potentiel haussier significatif. Digne d'achat, mais tenez compte d'un risque supérieur à la moyenne. Conseil : digne d'achatRisque : élevéRating : 1CDevise : dollar (USD)Marché : New York Stock ExchangeCapit. boursière : 4,3 milliards USDC/B 2016 : 55C/B attendu 2017 : 70Perf. cours sur 12 mois : + 15 %Perf. cours depuis le 01/01 : +12 %Rendement du dividende : -