Les chiffres annuels du plus grand exploitant de salles de cinéma belge ont rassuré les actionnaires. La politique d'expansion est désormais sous contrôle. Le groupe gère 10complexes en Belgique dotés de 120écrans, 14complexes avec 84écrans aux Pays-Bas, 5complexes avec 91écrans en Espagne, 1complexe et 18écrans en Pologne (exploitation par ITIT) et 1complexe avec 8écrans en Suisse. L'année 2015 est même un grand cru grâce à une affiche hollywoodienne réussie et aux complexes supplémentaires aux Pays-Bas et en Espagne. Le nombre de visiteurs a progressé l'an dernier de 12,5%, à 22,15millions. Le succès absolu est "Star Wars VII, Le Réve...

Les chiffres annuels du plus grand exploitant de salles de cinéma belge ont rassuré les actionnaires. La politique d'expansion est désormais sous contrôle. Le groupe gère 10complexes en Belgique dotés de 120écrans, 14complexes avec 84écrans aux Pays-Bas, 5complexes avec 91écrans en Espagne, 1complexe et 18écrans en Pologne (exploitation par ITIT) et 1complexe avec 8écrans en Suisse. L'année 2015 est même un grand cru grâce à une affiche hollywoodienne réussie et aux complexes supplémentaires aux Pays-Bas et en Espagne. Le nombre de visiteurs a progressé l'an dernier de 12,5%, à 22,15millions. Le succès absolu est "Star Wars VII, Le Réveil de la Force", avec plus d'un million (1,07) d'entrées vendues. Beaucoup de " films pop-corn ", la Coupe du monde de foot, le succès du nouveau concept de Cosy seats... expliquent que le chiffre d'affaires ait à nouveau progressé plus largement que le nombre de visiteurs : de 14,8%, à 301,6millions EUR. On note à nouveau une augmentation du prix moyen du billet à 7,39EUR par visiteur (contre 7,15EUR en 2014) et des dépenses moyennes plus élevées que prévu dans le cinéma (pop-corn, boissons, glaces, dvd... ; de 2,84 à 3EUR par visiteur), en conséquence de quoi la marge de REBITDA (cash-flow opérationnel hors éléments exceptionnels/chiffre d'affaires) a dépassé le cap des 30% (précisément 30,2%, contre 28,3% en 2014). Et ce, parce que le REBITDA par visiteur a progressé de 3,77 EUR à 4,11EUR. Le bénéfice opérationnel récurrent (hors éléments exceptionnels) a progressé d'un confortable 27%, à 67,6millions EUR, ce qui correspond à une marge de REBIT de 22,4% (contre 20,3% en 2014). Le bénéfice par action s'est accru de 15,7%, à 1,55EUR (contre 1,34EUR en 2014). Du moins si l'on fait abstraction de 9,4millions EUR de provisions constituées pour le ruling obtenu par l'État belge dans le cadre de l' "Excess Profit Rule", qui a été cataloguée comme subside par la Commission européenne. En incluant la provision, le bénéfice par action a faibli à 1,20EUR. La dette financière nette s'est alourdie à 62millions EUR (contre 118,6millions EUR fin 2014) ou 1,8fois le REBITDA. Kinepolis a racheté l'an dernier le complexe de cinémas à Enschede, aux Pays-Bas (le plus grand complexe issu de la reprise de Wolff Bioscopen en 2014) et a acquis le cinéma français Mégaroyal, mais aussi l'Utopia Group, le holding au-dessus des complexes Utopolis (pour l'instant, neuf cinémas dans trois pays). Les autorités de la concurrence doivent encore se prononcer sur les cinémas belges du groupe. Qui plus est, à la mi-février, un nouveau complexe s'est ouvert à Dordrecht, aux Pays-Bas (six salles ; 300.000visiteurs annuels attendus). En outre, trois nouveaux complexes de cinémas seront construits (2 aux Pays-Bas, 1 en France), avec un total de 34écrans, et 2,2 millions de visiteurs y seront attendus chaque année. ConclusionKinepolis est une vraie machine à liquidités, ce qui a trouvé écho au niveau de sa valorisation (26fois le bénéfice escompté et 14,5fois le rapport EV/REBITDA). Son potentiel de long terme demeure intact. Nous pensons cependant qu'il y aura de meilleures opportunités d'entrée dans le courant de l'année.Conseil : conserverRisque : faibleRating : 2A