Les chiffres semestriels du plus grand - et de loin- exploitant de salles de cinéma belge ont rassuré les actionnaires. La politique d'expansion est désormais sous contrôle. Le groupe gère 12 complexes en Belgique avec 148 écrans, 8 complexes avec 99 écrans en France, 8 complexes avec 44 écrans aux Pays-Bas, 5 complexes avec 91 écrans en Espagne, 1 complexe et 18 écrans en Pologne - exploitation par ITIT- et 1 complexe doté de 8 écrans en Suisse. Grâce à une affiche hollywoodienne réussie et aux complexes supplémentaires aux Pays-Bas et en Espagne, le nombre de visiteurs a progressé au premier semestre de 11%, à 9,8 millions. Le succès absolu est 'Fast and Furious 7' qui...

Les chiffres semestriels du plus grand - et de loin- exploitant de salles de cinéma belge ont rassuré les actionnaires. La politique d'expansion est désormais sous contrôle. Le groupe gère 12 complexes en Belgique avec 148 écrans, 8 complexes avec 99 écrans en France, 8 complexes avec 44 écrans aux Pays-Bas, 5 complexes avec 91 écrans en Espagne, 1 complexe et 18 écrans en Pologne - exploitation par ITIT- et 1 complexe doté de 8 écrans en Suisse. Grâce à une affiche hollywoodienne réussie et aux complexes supplémentaires aux Pays-Bas et en Espagne, le nombre de visiteurs a progressé au premier semestre de 11%, à 9,8 millions. Le succès absolu est 'Fast and Furious 7' qui, avec 700.000 entrées vendues, est le film le plus vu dans les salles Kinepolis au premier semestre. D'autres films à succès furent 'Cinquante nuances de Grey' (635.000 entrées) et 'Jurassic World' (586.000 tickets). Beaucoup de " films pop-corn ", plus de Coupe du monde de foot... tout ceci explique que le chiffre d'affaires (CA) ait à nouveau progressé plus largement que le nombre de visiteurs, de +13,1%, à 130,2 millions EUR. On note à nouveau une augmentation du prix moyen du billet à 7,32 EUR par visiteur (contre 7,11 EUR au 1er semestre 2014) et des dépenses moyennes plus élevées que prévu dans le cinéma (pop-corn, boissons, glaces, dvd...; de 2,77 à 2,96 EUR par visiteur), en conséquence de quoi la marge d'EBITDA (cash-flow opérationnel hors éléments exceptionnels/ CA) s'est hissée de 26,8 à 27,5%. Et ce, parce que le REBITDA par visiteur a progressé de 3,50 EUR à 3,66 EUR. La publicité sur écran est sous pression (guerre des tarifs des émetteurs TV), mais sans la Coupe du monde de foot, les événements auraient connu un franc redressement. L'activité Cinéma classique n'est donc pas la seule à s'être bien tenue. Le bénéfice opérationnel récurrent (hors éléments exceptionnels) a progressé d'un appréciable 18,9%, à 24,7 millions EUR, ce qui correspond à une marge de REBIT de 19% (contre 18,1% au 1er semestre 2014). Le bénéfice par action s'est accru de 10,2%, à 0,54 EUR (contre 0,49 EUR sur les 6 premiers mois 2014). La dette financière nette s'est alourdie à 153,7 millions EUR (contre 118,6 millions EUR fin 2014) ou deux fois le REBITDA. Le CEO Eddy Duquenne a tenu parole et entrepris de nouvelles mesures vers l'expansion du groupe, sans affecter son profil de risque faible. Kinepolis a pris le contrôle des complexes espagnols de cinéma Abaco Cinebox à Alicante l'an dernier et d'Abaco Alcobendas à Madrid, pour à peine 1,1 million EUR. Ensuite a suivi la reprise du groupe néerlandais Wolff Bioscopen. Cette année, il a racheté le complexe de cinémas à Enschede, aux Pays-Bas, et avec Mégaroyal, l'un des plus grands complexes cinématographiques indépendants de France (600.000 visiteurs annuels). Au début de l'été, nous avons été informés d'un accord de principe pour l'acquisition d'Utopia Group, le holding au-dessus des complexes Utopolis. Qui plus est, quatre nouveaux complexes de cinémas seront construits (3 aux Pays-Bas, 1 en France), avec un total 40 écrans et 2,5 millions de visiteurs attendus annuellement.ConclusionKinepolis est une vraie machine à liquidités, ce qui a trouvé écho au niveau de sa valorisation (25 fois le bénéfice escompté et 14,5 fois le rapport EV/REBITDA). Son potentiel de long terme demeure intact.Conseil: conserverRisque: faibleRating: 2A